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 Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime

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Aidhàn N. Collins

Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime Tumblr_me0xukSJwc1ryddha
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MessageSujet: Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime   Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime EmptyMer 23 Jan - 21:12


Grace Gauthier
"Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime"

Montréal. Ville populaire du Québec, au Canada. Montréal, ville éclectique à la palette de couleur variée et à la population constamment en mouvement. Double nationalité. L'anglais, langue universelle. Shakespeare, Dickens, Brontë, Wilde, Orwell ou Tolkien. Le français, langage de l'amour. Baudelaire, Hugo, Molière, Zola, Balzac et Ionesco. Du choix, beaucoup de choix pour le jeune professeur. La quasi totalité des élèves étaient bilingues. Tout ses élèves l'étaient. Des possibilités sans fin, un double choix d'univers. Des tas de cultures différentes, de genre, de styles, des tas d'oeuvres de tas d'époques. Des tas d'histoire,s avec ou sans grand h. Des tas d'histoires d'amour, à étudier encore et encore. Des tas d'idées, de cours. Des tas de luttes contre l’oppression, des tas d'idées diffusés dans les mots les plus simples. Des tas de conflits à narrer, des centaines de passions à illustrer, des millions de caractères, imprimés sur les feuilles blanches de sa vie. Il avait choisit les livres pour ça. Les histoires avaient cette capacité de vous faire oublier votre vie, de faire oublier le temps le temps d'un moment. De vous emporter au loin, dans un autre univers, dans une autre tête, dans l'imagination d'un autre laissant place à vos idées, à vos rêves et vos sentiments. Le but premier d'un roman. Raconter une histoire. Des personnages à qui s'identifier, des sentiments permettant la catharsis de nos émotions. Pleurer lorsque le héros perd l'amour de sa vie. Frissonner lorsque celui ci se relève, provoquant l'étonnement général, et part se battre pour le bien des autres. S'identifier à quelqu'un d'autre, à un personnage fictif. Se perdre dans les mots, ne faire plus qu'un avec le personnage, et oublier quelques heures la monotonie de la vrai vie, de ce qu'elle cache et de ce qu'elle enfouit. Le genre de vie que personne ne veut lire, le genre de vie qui ennui, qui ne fait pas rêver. Qui ne fait ni rire, ni même pleurer. Vraiment, qui achèterait l'histoire d'un jeune homme amoureux qui embrasserait n'importe qui devant la femme de sa vie? Ce livre serait un flop à coup sur. Aidhàn avait d'ailleurs préféré ne pas faire étudier des poèmes d'amours à ses élèves, programme initialement prévu pour le chapitre sur la poésie française de l'époque romantique. Romantique, nom à la con. Qui avait eu un jour l'idée d'écrire sur l'amour? Pourquoi Baudelaire ne s'était il pas contenté d'écrire sur les champignons des bois? Aidhàn avait réussi à éviter le sujet, à peu près aussi bien que Grace l'évitait lui. Depuis le premier janvier, il ne la voyait que de loin. La jeune femme s'échappait dès qu'il arrivait, sans véritablement de raison. Il avait tenté de lui parler mais jamais il n'avait pu rattraper la jeune femme, trop bornée pour lui laisser une chance. Laisser une chance... Comme si il l'avait déçu. Comme si elle aurait préférée être à la place de Kaelyn, qui soit dit en passant ne donnait plus aucun signe de vie. Comme si il lui avait brisé le coeur. Comme si elle l'aimait. Chose impossible, n'est ce pas? Depuis il passait ses journées à faire cours, plus désagréable que jamais avec les élèves qui n'avaient pourtant rien demandé, et s'éloignait totalement de ses préparations de cours. Quant à ses nuits, elles étaient plutôt agités. Les fêtes, les femmes et les excès? Pas vraiment non. Ses bouteilles, son appartement, son piano et ses cousins. Samuel qui squattait depuis quelques mois et avec qui il avait réussi à se fâcher plus d'une fois, et Ezreal qui venait tout juste d'arrivant, rajoutant de l'huile sur le feu de ce joyeux bordel. Et les soirées étaient ainsi. Aidhàn se contentait de déprimer sur son piano, la bouteille toujours à coté. Samuel gueulait en le suppliant d'arrêter son boucan et Ezreal qui tentait de le faire parler, en vain. Bien loin des soirées de rêve qu'il s'imaginait de temps en temps, sa Grace dans les bras et rien d'autres qu'eux deux et le monde. Sauf que cela n'arrivait que dans les bouquins, et qu'il se retrouvait condamné à répondre aux questions stupides de brunettes boutonneuses en manque de prince charmant, alors que sa princesse à lui le fuyait comme elle fuirait Shrek en maillot de bain deux pièces. Douce horreur.


C'est avec l'image d'un géant graisseux affublé d'un ensemble rouge très tendancieux que Collins termina son cours. L'idée bien que véritablement déroutante parvint à faire sourire l'homme, fatigué de cette journée éreintante et vide de sens. Il rangea rapidement ses affaires dans le sac à dos qu'il trimbalait partout, sac similaire à ceux des étudiants, et sortit de la salle, de meilleure humeur de la veille. Nouant son écharpe, il se dirigea machinalement vers le bâtiment des arts, à l'autre bous du campus et du parking ou était garé son véhicule. Pourquoi? Rituel habituel qu'il avait instauré dès l'arrivé à la fac de sa charmante collègue. Rien de mieux qu'une balade pour voir le beau sourire de la jeune femme, même si depuis quelques temps il voyait plus ses yeux fuyant et son dos partir au loin. Elle l'évitait. Et lui n'avait toujours pas osé la retenir. Il n'avait jamais été capable de retenir quelqu'un, pas comme ça. Il n'avais jamais été vraiment capable de grand chose. Il avait laissé sa mère lui prendre son premier amour et n'avait même pas lutté. Jamais il n'était aller la voir dans la prison ou elle résidait désormais depuis plus de dix ans. Y était elle encore? Surement que non. Elle était sortie, et n'avais plus jamais voulut avoir affaire à lui. Tant pis, il était bien trop occupé en ce moment à penser à autre chose. À cette frêle silhouette au bous du couloir, à ces cheveux blonds dépassant du bonnet de laine, à cette jeune femme qui fermait la salle avant de partir, sans le voir. Habituellement il la regardait partir sans un mot, et la suivait à distance respectable, avec l'unique espoir d'entendre le son de sa voix, de voir l'esquisse de son sourire, d'écouter son rire résonner dans le long couloir. Mais elle ne souriait plus depuis la rentrée. Elle ne riait plus. Elle se contentait d'avancer en silence, tête baissée. Poussé par une montée d’adrénaline venant d'il ne savait où, il se lança, tenant le tout pour le tout. « Grace attends! » Voilà, au moins elle saurait qu'il passait la, dans un bâtiment où jamais il n'aurait du poser les pieds selon toute logique. Sans prendre la peine d'attendre qu'elle se tourne, il se précipita, comme désireux de ne pas la voir fuir à nouveau. Attrapant le bras de la petite blonde, il la tourna vers lui en douceur, inquiet à l'idée de lui faire du mal, un peu essoufflé, avant de reprendre la parole d'une traite, comme inquiet à l'idée qu'elle ne s'enfuit sans avoir entendu la moindre de ces paroles. « Grace je t'en pris arrêtes de me fuir, j'en peux plus de jouer au chat et à la souris. Surtout que je n'ai absolument pas envie de te faire du mal. Si je t'en est fait, alors excuses moi. Mais le truc c'est.. Je ne comprends rien Grace. Je ne comprends même pas ce qui m'arrive, même pas pourquoi tu ne veux plus me parler.. Je ne comprends pas pourquoi tu es partie l'autre jour. » Le regard perdu dans celui de sa belle, il reprit son souffle, les yeux la suppliant presque de l'épargner. « Je t'en pris, parles moi encore. Je veux pouvoir passer du temps avec toi, comme avant. Je vais devenir dingue à ce rythme la. »

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MessageSujet: Re: Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime   Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime EmptyVen 25 Jan - 17:39

On lui avait toujours répété que dans ce monde, c'était le karma qui rétablissait l'ordre des choses, et non pas les quelconques efforts de personnes en mal de vie. Rien que le karma, lui et sa balance invisible qui devait bien s'équilibrer un jour ou l'autre dans l'ombre, sans que personne n'y fasse attention. Des journées de malheur se voyaient toujours suivies par une journée de bonheur et vice-versa et, si beaucoup de monde autour d'elle ne prêtait pas attention à ce genre d'histoires, elle y croyait dur comme fer. Après tout, que lui restait-elle si elle ne pouvait plus envelopper son morceau de vie et le mettre dans les mains d'une puissance désintéressée ? Pas grand chose, sûrement - tout comme c'était le cas, actuellement, finalement. Elle ne comptait plus les jours d'averses qui se succédaient dans sa petite vie, et attendait désespérément qu'un faible rayon de soleil viennent déloger les nuages qui rendait son horizon de plus en plus sombre - un espoir qui ne s'était toujours pas réalisé, malheureusement. Au lieu de retrouver des journées calmes et en apparence insouciante, de se surprendre à penser à une certaine personne dont elle taisait le nom, de rire et de se pousser à parler de ses "problèmes" de coeur à ses amies, elle n'avait plus droit qu'à des problèmes tout court, des questions qui tournaient inlassablement dans son esprit, des pensées qui l'empêchaient parfois de fermer l'oeil la nuit, et des souvenirs qui lui meurtrissaient le coeur. Fichue année 2013. A choisir, elle aurait encore préféré rester en 2012, lorsqu'elle se voyait se précipiter parfois vers lui dans le simple espoir de partager un café dans la salle des professeurs, et non pas le fuir comme la peste, comme elle le faisait depuis quelques semaines déjà. C'était idiot. Une réaction tout à fait idiote, immature, et à peu près toute la liste de synonymes qu'on pouvait trouvait. Oui, mais une réaction humaine, également. Elle avait beau être souvent traitée comme la naïve et crédule jeune femme qu'elle était, elle n'était pas non plus masochiste au point de continuer à l'approcher après ce qu'il lui avait dit, au point de vouloir enfoncer ce couteau plus profondément dans sa plaie après ce qu'il avait fait. A quoi bon continuer à lui parler alors que le simple fait de l'apercevoir de loin suffisait à lui serrer le coeur, le simple son de sa voix à lui faire monter les larmes aux yeux ? Comme si tout ça avait de l'importance... Comme s'il y avait eu entre eux plus qu'une simple relation amicale de collègue à collègue. Comme si elle avait eu un béguin pour lui... Stupide coeur.

Depuis que ses journées avaient perdu la constante "Aidhàn" qui les rendaient beaucoup plus intéressantes, alors même qu'ils ne faisaient que se saluer de loin parfois, elles n'étaient plus qu'une succession d'événements identiques et sans vraiment de fond. Se lever, se préparer, oublier parfois de déjeuner, enseigner, repartir, oublier parfois de manger le soir, se lancer dans un marathon de films romantiques en vidant des pots de glace -elle ne se refaisait pas-, pleurer autant pour la fin du film que pour sa propre histoire qui n'en avait pas, et aller se coucher en se disant que le lendemain serait identique en tout point - un programme qu'elle suivait à la lettre sans se poser de questions, parce qu'en dehors de ce rituel inintéressant, elle s'en posait bien trop, des questions. Sur elle, sur sa vie, sur lui, sur ce soir-là, sur ce qu'elle avait pu ressentir, sur la façon dont elle voyait les choses à présent, sur... Secouant négativement la tête, elle soupira longuement pour s'obliger à arrêter d'y penser. Programme de la soirée : P.S. I Love You, accompagné d'une énorme pot de glace. A ce rythme-là, elle finirait noyée dans ses larmes ou dans la glace fondue d'ici peu de temps mais qu'importe, de toute façon elle n'avait plus envie de plaire à qui que ce soit. La clé de sa salle résonna un peu trop dans la serrure à son goût, rendant le couloir encore plus silencieux qu'il ne l'était. Ses derniers élèves étaient partis depuis quelques temps déjà, et elle n'était restée que pour noter quelques projets qu'elle ne pouvait pas emporter chez elle, faute d'espace et de courage pour transporter des maquettes d'une mètre de haut. Bonnet vissé sur la tête, écharpe enroulée autour du coup, elle avançait déjà tête baissée vers la sortie, prêtant à peine attention au chemin qu'elle empruntait, le connaissant bien trop pour se tromper, ni aux personnes qu'elle pouvait croiser, le bâtiment étant souvent déjà vide à cette heure-là. Il n'y avait plus qu'elle. Elle, ses pensées sombres, son coeur brisé, et le silence. « Grace attends! » Instinctivement, elle s'arrêta aussitôt, alors même qu'elle ne voulait que prendre ses jambes à son cou. Ce timbre de voix, cette sonorité triste, cet accent délicieux, cette voix, ce tout, elle les connaissait bien, un peu trop même. Sans même avoir le temps de se retourner, elle sentit une pression sur son bras et, la seconde d'après, le couloir bien trop vide remplacé par ce visage qu'elle fuyait depuis des jours. « Grace je t'en prie arrête de me fuir, j'en peux plus de jouer au chat et à la souris. Surtout que je n'ai absolument pas envie de te faire du mal. Si je t'en ai fait, alors excuse moi. Mais le truc c'est.. Je ne comprends rien Grace. Je ne comprends même pas ce qui m'arrive, même pas pourquoi tu ne veux plus me parler.. Je ne comprends pas pourquoi tu es partie l'autre jour. » Il s'arrêta, pour reprendre son souffle, alors qu'elle le fixait d'un air incrédule. Avait-il couru pour l'attraper ? Probablement oui, puisqu'en toute logique, elle aurait continué à s'enfuir, s'il ne l'avait pas fait. « Je t'en prie, parle moi encore. Je veux pouvoir passer du temps avec toi, comme avant. Je vais devenir dingue à ce rythme la. » Ses yeux l'imploraient presque de l'épargner, et sa voix n'avait jamais été aussi triste. Etait-elle une bête sans coeur pour ne pas s'être demandée s'il souffrait de cette situation ? Comme si ça pouvait être le cas...

Silencieuse, elle baissa les yeux vers la main d'Aidhàn qui tenait encore son bras, fronçant légèrement les sourcils comme s'il suffisait de ça pour qu'il la lâche. Et puis quoi ? Elle tournerait les talons et s'enfuirait, encore et encore ? Cette situation avait bien trop duré, et le comportement du professeur de littérature en témoignait. eut-être était-il temps de jouer cartes sur table, et d'enfin lui dire ce qu'elle avait sur le coeur. Je suis désolée, mais ça risque d'être difficile de revenir en arrière. Tu m'as brisée le coeur, mais ne t'en fais pas, je vais bien tant que j'arrive à t'éviter. C'est horrible. Horrible et risible de lui dire tout ça. Horrible parce que ça le blesserait sûrement, risible parce qu'il n'y avait que les gamines qui réagissaient comme ça. A croire qu'elle en était toujours une, malgré les années qui défilaient... Mal à l'aise, elle n'arrivait pas à rester totalement en place, mordillant sa lèvre inférieure alors que ses doigts recommençaient à triturer le dessus de son sac à main -le pauvre n'avait pas fini d'en voir. Malgré la présence d'Aidhàn devant elle, le silence recommença à s'installer, et elle dut faire des efforts surhumains pour enfin se décider à parler, et essayer de briser ce mur de glace déjà bien trop épais. « Je... » Elle ferma quelques instants les paupières, étouffant un soupir tout en se forçant à arrêter de remuer les doigts pour rien. « Tu... peux lâcher mon bras... s'il te plaît ? » Son regard se releva légèrement vers lui, croisant le sien qu'elle avait tant voulu oublier. Pourquoi avait-il fallu que les choses tournent de cette façon ? Pourquoi fallait-il toujours que les sentiments mettent leur grain de sel partout, que rien ne soit acquis et que tout soit à gagner ? Elle aurait voulu revenir à cette époque d'insouciance, ces repas partagés sans d'autre problème à régler que celui de ne pas renverser son plat sur elle, ces discussions devant la machine à cafés, ces quelques sourires, ces silences pourtant agréables, et ce regard dans lequel elle voulait vivre pour le restant de ses jours. Aujourd'hui, tout ça lui semblait être une époque bien lointaine, comme si le réveillon du nouvel an avait marqué une rupture définitive avec l'année passée. Quelle comédie... « Je suis désolée. Le soir du réveillon je... » Je ne pouvais pas rester après m'être fait briser le coeur ? « ...ne me sentais pas bien. » Voilà. Ca n'était pas l'entière vérité, mais ce n'était pas faux pour autant. Pour ce qui était du reste, elle avait du mal à organiser ses pensées, et croiser le regard d'Aidhàn à chaque fois qu'elle relevait les yeux ne l'aidait pas non plus. Pourquoi se souciant-il autant d'elle ? Pourquoi était-il venu jusqu'ici pour la voir, alors qu'il travaillait de l'autre côté du campus ? Est-ce qu'elle possédait ne serait-ce qu'une petite importance à ses yeux ? L'idée suffisait à lui réchauffer le coeur, et à le briser encore plus en même temps. Non, il n'avait probablement besoin que de sa collègue avec qui partager un café et, qui sait, peut-être avait-il envisagé de lui demander conseil pour séduire la femme qu'il avait en tête - quoiqu'elle avait toujours pensé qu'un homme comme lui n'avait pas besoin de conseils de ce genre. « Désolée, je... Je ferais mieux d'y aller. Ce n'est pas... ce n'était pas... pas contre toi, c'est... C'est compliqué. Je suis désolée, je.. je peux pas, c'est trop difficile.» Abandonnant à regret son regard, elle baissa les yeux, sentant déjà sa gorge se serrer alors qu'à peine quelques secondes s'étaient écoulées. Tout était bien trop compliqué, et bien trop difficile à expliquer. Il n'y avait rien à dire de toute façon, tout s'était déjà terminé se soir là, et il n'y avait même jamais rien eu entre eux. Rien qu'une entente cordiale et sympathique. Rien qui ne méritait de devenir plus qu'une amitié. Et, sans même réussir à le regarder une dernière fois, elle s'apprêta déjà à faire un pas en arrière, pour fuir de nouveau tous ces problèmes, comme elle savait si bien faire.
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Aidhàn N. Collins

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MessageSujet: Re: Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime   Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime EmptySam 2 Fév - 20:20


Grace Gauthier
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C'est en regardant enfin la jeune femme droit dans les yeux qu'il se rendit compte à quel point elle avait pu lui manquer. À quel point les repas de la cafétéria avec son rire en fond sonore avaient pu manquer à sa vie ces derniers mois. Son sourire, sa voix, rien que la voir le regarder au bous d'un couloir lui faisait du bien. La paix dans un monde de guerre. La vie dans un monde de mort. La blonde, sa blonde, était sa bouffée d'oxygène et depuis sa fuite il suffoquait. Ne pas pouvoir passer du temps avec l'être aimé était bien plus douloureux qu'il ne lui avait parut au tout début. Tout ça pour un stupide baiser avec la première fille qui passait. Qu'il avait pu être con. Tout comme en cet instant, les yeux perdus dans ceux de la femme, l'esprit totalement ailleurs, dans un monde où il serait heureux. Où ils seraient heureux. Il fut redescendu sur Terre par la voix de Grace. « Je... » Elle? Pendu à ses lèvres, Aidhàn attendait. Il attendait la fin de son monde, ou bien le commencement de sa vie. Il ne savait pas grand chose de plus. Elle avait l'air si perdue d'un coup. Loin d'être heureuse de le voir, assurément. Elle ferma les yeux, comme dégoûté, comme énervée, comme perdue, et rouvrit la bouche. « Tu... peux lâcher mon bras... s'il te plaît ? » Gêné, il se rendit compte qu'il tenait encore le bras de la pauvre jeune femme. Il la lâcha rapidement, ne souhaitant ni l'importuner ni la blesser. Lui faire du mal, et puis quoi encore. Il s'excusa en regardant ailleurs, loin d'être bien à l'aise. Puis le silence se fit, froid et tendu. L'un évitant à tout pris le regard de l'autre. Une chasse au temps, une chasse à la honte et à la douleur. Une course contre les sentiments en faite. Ne pas regarder l'autre, ne pas craquer, ne pas passer pour un faible et ne pas aller trop loin. Sous peine de rester la, blessé devant le refus de cet amour qui les bouffait tout les deux en silence depuis tant de temps. « Je suis désolée. Le soir du réveillon je... ...ne me sentais pas bien. » Il baissa les yeux vers elle, quelque peu surpris que ce soit elle qui ai rompu le silence qui s'était installé sournoisement. Surtout pour dire ça. Ne pas se sentir bien voulait-il dire pleurer, prendre l'air déçu et s'enfuir. Dans ce cas oui, elle ne se sentait pas bien du tout. Elle avait besoin d'un médecin, et très rapidement. Lui aussi d'ailleurs. Il chercha un moment dans les grandes prunelles océan de sa collègue la vérité. Une pensée troublante, et pourtant si exaltante prit place dans son esprit. Une chose qu'il ne s'était imaginé auparavant. Une hypothèse qu'il avait longtemps ignoré mais qui rentrait peu à peu dans l'équation que faisait son esprit. Après tout, il avait bien le droit de rêver un peu non? Elle avait mal réagit en le voyant avec une autre. En le sachant fou d'une autre. Jalouse? Peu être bien. Pour une fois, il était le héros de son propre livre, de son histoire. Il était l'homme dont l’héroïne est folle et garde le secret. Elle finissait toujours par pleurer en le croyant intéressé par "meilleure qu'elle". Et il finissait par lui avouer son amour. Peu être lui aussi deviendrait le héros d'une comédie romantique au final. Le héros qui fini par embrasser la jeune femme alors que de la joyeuse musique pop s'élève au loin. Alors que les gens applaudissent. Alors que... « Désolée, je... Je ferais mieux d'y aller. Ce n'est pas... ce n'était pas... pas contre toi, c'est... C'est compliqué. Je suis désolée, je.. je peux pas, c'est trop difficile. » Perdu dans ses pensées il n'avait pas répondu aux mots de Grace qui fuyait, à nouveau. Qui le fuyait. Il avait laissé faire la première fois, et le regrettait amèrement. Cette fois ci serait différente. La stoppant alors qu'elle allait partir, il se remit devant elle et attrapa avec douceur le menton de la jeune femme. Il remonta vers lui le regard de celle ci, voulant à tout prit la regarder droit dans les yeux. Qu'elle voit la vérité au fin fond de ses prunelles. Qu'elle comprenne que rien ne le fera changer d'avis. « Grace je t'en prie.. Grace écoutes moi. » Son ton ferme mais doux était sans appel. Elle allait l'écouter jusqu'au bous. Elle allait le laisser parler, coûte que coûte. « Grace je suis désolé, vraiment. Je me suis conduit comme un con la dernière fois et je le regrette. J'ai jamais été très sur de moi tu sais, très à l'aise avec mes actes, avec mes pensées, mes sentiments. Je suis carrément handicapé sentimental, c'est impressionnant! » Un sourire désabusé, puis un soupir. Il laissa la le menton de la jeune femme, laissant sa main venir jouer avec une boucle blonde alors que son esprit se perdait dans ses mots, ceux qui luttaient pour sortir depuis des lustres et qu'il avait peur de prononcer. « Ce que je t'ai dis, au sujet d'une femme que j'aimerais. C'était pas vrai. Enfin si bien sur c'est vrai! Je suis amoureux si tu savais, si amoureux... Je passe mon temps à penser à elle, à ses grands yeux, ses magnifiques yeux... Elle est formidable si tu savais. Une véritable perle. Un nuage de douceur et de patience. Je passe mon temps à penser à elle. Je pense mon temps à penser à... À toi » Les mots étaient sortit d'une voix basse, d'un simple souffle alors que ses yeux se baissaient. Ses joues rougirent sous l'effet du gêne. Il l'avait dit, et il ne reculerait pas. Après tout qu'avait-il à perdre. Foutu pour foutu, autant se mettre dans la merde le plus complètement possible. « Quand je t'ai vu entrer dans la salle je me suis sentit si con.. Et puis j'ai vu que tu allais mal et inconsciemment je me suis mis à espérer comme un idiot. À espérer que tu m'en voudrais, à espérer que tu m'aimerais, toi aussi, aussi fort que je t'aime. Je suis désolé si cela n'est pas réciproque. Ce n'est pas grave. Je te laisserais tranquille, je te le promet. » Un sourire triste, un dernier regard, il retira sa main distraitement alors que son regard se perdait dans les yeux de Grace. Ses yeux de biche dans lesquels il pourrait se noyer tout au long de sa vie. Puis ne voulant pas l'embêter plus longtemps, il se mordit la lèvre et fit un pas en arrière. Un simple signe de tête puis il se tourna vers la sortie. Se demandant bien pourquoi il ne l'avait pas embrassé tout simplement.

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MessageSujet: Re: Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime   Mes mots ne sont pas assez fort pour te dire combien je t'aime EmptyLun 4 Fév - 17:42

Parfois, elle se demandait si tout ça n'était vraiment qu'un jeu, comme de nombreuses personnes le répétaient à longueur de temps. "Ca", la vie, les sentiments, les amours, les ruptures, les joies, les déceptions... Avaient-ils leur mot à dire, dans cette affaire, ou n'étaient-ils tous que les pions d'une fatalité bien trop peu clémente, à en juger par les barrières qu'elle se plaisait à dresser sur leur chemin ? Plais-toi à apprécier quelqu'un, et tu le découvriras un jour dans une bien fâcheuse posture. Surprends-toi à sortir avec un homme, et il te trompera à la moindre occasion - des tas de petites histoires qui pouvaient arriver à n'importe qui, mais qu'elle avait déjà bien trop souvent vécues. Il lui arrivait quelques fois de se demander pourquoi elle était si malchanceuse en amour, alors que tout se passait bien du côté de son travail. Un emploi qui lui plaisait, des élèves adorables pour la plupart, mais rien d'aussi bien côté coeur. Pas d'amour impétueux à l'horizon, pas de bras dans lesquels se lover le soir, pas de fiancé pour lequel cuisiner de bons petits plats -rien qu'un calme olympien et quelques mauvaises expériences. Dans ces moments-là, elle se répétait que les choses finiraient par changer, le vent par tourner, et le destin par frapper à sa porte. Elle méritait bien le bonheur, non ? La fatalité ne pouvait pas continuer à s'acharner sur elle indéfiniment, tout de même ? Et puis, après tout, elle finissait par se rappeler qu'elle était comme n'importe qui. Ni mieux qu'une autre, ni pire. Rien qu'un flocon de neige perdu en plein Montréal un soir d'Hiver. Elle méritait le bonheur autant que quiconque, certes, mais elle n'était pas non plus spéciale aux yeux de ce "destin" indescriptible. Elle n'était pas spéciale, pas particulière, pas marquée par une destinée quelconque. Elle n'était qu'une simple humaine, égarée dans la multitudes d'âmes qui peuplent la vie, comme bon nombre d'autres personnes. Comme lui, comme elle - comme Aidhàn.

Il avait fallu qu'elle lui tourne le dos pour que le jeune homme vienne de lui-même se poster devant elle, coupant court à toute autre tentative de fuite. Pour autant, il n'en devenait pas agressif dans son geste, bien loin de là. Silencieuse, elle se stoppa dans la seconde, inspirant longuement alors que les doigts d'Aidhàn glissaient contre son menton, faisant relever son visage vers le sien. Un doux frisson lui fit hérisser les poils, bien qu'elle n'y prêta que peu attention. C'était la première fois. La première fois qu'il la touchait de la sorte, la première fois que sa peau frôlait la sienne autrement que pour lui tendre un papier ou un gobelet de café, la première fois que ses doigts effleuraient la douceur de son visage -la première fois qu'elle se sentait aussi troublée devant lui. Elle n'osait plus bouger. Interdite, elle ne pouvait quitter son regard, ne se rendant même pas compte de sa respiration qui s'était faite plus discrète, plus lourde aussi. Respirer semblait devenu presque superflu et, les lèvres légèrement entrouvertes, elle mit un moment avant de détourner les yeux. « Grace je t'en prie.. Grace écoute moi. » Un ton ferme et sans équivoque, qui tranchait avec la voix qu'elle entendait toujours, habituellement. Sous le coup d'une légère surprise, elle écarquilla quelque peu les yeux, les relevant vers lui, attendant la suite de ses paroles sans rien oser ajouter. Est-ce qu'il prenait vraiment les choses à coeur pour lui parler de la sorte ? Déconcertée, elle ne savait pas quoi s'autoriser à penser, quels mots mettre sur ses gestes et sur ses phrases, alors qu'elle-même demeurait silencieuse. « Grace je suis désolé, vraiment. Je me suis conduit comme un con la dernière fois et je le regrette. J'ai jamais été très sur de moi tu sais, très à l'aise avec mes actes, avec mes pensées, mes sentiments. Je suis carrément handicapé sentimental, c'est impressionnant! » Est-ce qu'il était en train de s'excuser ? La jeune femme fronça les sourcils, ne parvenant pas à deviner là où il voulait en venir. Si Aidhàn était un handicapé sentimental, alors que devait-elle être à côté ? Sûrement pas quelque chose de mieux, loin de là. Non, peut-être même qu'ils feraient bien la paire, niveau infirmité affective, à vrai dire. Entre lui qui s'avouait être mal à l'aise avec ses sentiments, et elle qui laisser son coeur battre comme une préadolescente et agissait comme telle en face de l'homme qui lui plaisait, il y avait de quoi rire, vu de l'extérieur. Sauf que tous les deux étaient loin d'en rire, actuellement, malgré le petit rire désabusé qui sortit des lèvres d'Aidhàn. Pour peu, Grace se sentait presque désolée de le voir se rabaisser de la sorte alors, qu'à ses yeux, il représentait à peu de choses près une sorte d'idéal qu'elle recherchait chez la gente masculine. Elle ne l'avait décrit comme trop timide, mall à l'aise ou à côté de la plaque. A l'entendre, elle avait presque l'impression de s'en être fait une image en décalage par rapport à la réalité -mais n'était-ce pas ce qui arrivait lorsqu'on se mettait à aimer quelqu'un ? Ne voir que ses bons côtés, reléguer les défauts à un niveau bien moindre. Bafouiller en sa présence, rougir pour un rien, et se sentir toute chose à la moindre attention, au moindre carré de peau frôlé par l'une de ses mains -comme elle était en train de le faire. Les joues colorées, elle sentait la main d'Aidhàn enrouler une mèche de ses cheveux autour de ses doigts, et chaque frôlement de leur peau ne faisait que la faire rougir un peu plus. « Ce que je t'ai dis, au sujet d'une femme que j'aimerais. C'était pas vrai. Enfin si bien sur c'est vrai! Je suis amoureux si tu savais, si amoureux... Je passe mon temps à penser à elle, à ses grands yeux, ses magnifiques yeux... Elle est formidable si tu savais. Une véritable perle. Un nuage de douceur et de patience. Je passe mon temps à penser à elle. » Et ses paroles ne faisaient que la briser un peu plus à chaque seconde. Se rendait-il compte de ce qu'il lui disait, des mots qu'il employait ? Ses yeux commençaient presque à se brouiller, elle n'osait plus respirer et... « Je pense mon temps à penser à... À toi »

Devant elle, les yeux d'Aidhàn se baissèrent, rompant le lien qui s'était établi entre eux. Interdite, elle le fixait sans vraiment le voir, ravalant les quelques larmes qui auraient pu sortir s'il s'était décidé à finir sa tirade autrement. A toi. A elle. Il pensait à elle. Cette femme, dont il lui avait brièvement parlé, c'était elle. Elle et pas une autre. Elle. Grace. Cette professeur d'arts plastiques, sa collègue qui le fuyait depuis de nombreux jours déjà, c'était elle, et personne d'autre. Elle n'osait rien dire, rien ajouter de plus de peur de briser cette scène qui semblait tout droit d'un rêve et, de toute façon, Aidhàn continuait sur sa lancée. « Quand je t'ai vu entrer dans la salle je me suis sentit si con.. Et puis j'ai vu que tu allais mal et inconsciemment je me suis mis à espérer comme un idiot. À espérer que tu m'en voudrais, à espérer que tu m'aimerais, toi aussi, aussi fort que je t'aime. Je suis désolé si cela n'est pas réciproque. Ce n'est pas grave. Je te laisserai tranquille, je te le promets. » La bouche toujours entrouverte, elle cligna des yeux alors que la main du jeune homme abandonnait ses cheveux et qu'un léger sourire triste se dessinait sur ses lèvres. Comme anesthésié, son cerveau n'arrivait plus à penser, ni à aligner les moindres idées cohérentes. Il n'y avait rien d'autre que le néant, un vide absolu, souligné par le silence qui retombait doucement sur le couloir, et la silhouette d'Aidhàn qui s'éloignait déjà d'elle. Un pas en arrière, et le voilà qui la fuyait maintenant, comme elle l'avait fait de trop nombreuses fois avant lui. Est-ce qu'ils n'étaient bon qu'à ça, à se poursuivre l'un l'autre jusqu'à la fin des temps ? Aidhàn avait fait un premier pas vers elle, et voilà rebroussait déjà chemin.. pour reprendre ce qu'il lui avait donné, ou plutôt l'inciter à le suivre ? Son dos se dessinait déjà devant elle et, au lieu de s'élancer à sa poursuite, elle ne pouvait que maudire ses jambes qui refusaient de bouger. « C'est... une plaisanterie ? » Sa voix était loin d'être aussi assurée que l'avait été celle du jeune homme. Brisée, presque murmurée, elle savait témoigner de l'état dans lequel se trouvait la jeune femme. Bouleversée, elle n'osait quitter des yeux la silhouette d'Aidhàn, de peur qu'il ne disparaisse subitement. « Parce que si c'en est une... elle n'est vraiment... vraiment pas drôle. » Tout en parlant, elle secouait négativement la tête, ses boucles blondes flottant de part et d'autres de son visage, là où elles arrivaient à s'échapper de son bonnet de laine. Intérieurement, elle priait pour qu'il s'arrête, pour qu'il cesse de s'éloigner et qu'il se tourne vers elle, qu'il lui sourie de nouveau, et que leur histoire reprenne là où elle s'était arrêtée, qu'elle commence là où elle pensait qu'elle s'était arrêtée. « Pas drôle du tout, même... » Déglutissant, elle se rendit à peine compte que quelques larmes coulaient déjà sur ses joues. De la tristesse ? Pas vraiment, pas cette fois-là, non. Mordillant presque un peu trop fort sa lèvre intérieure, elle le regarda s'éloigner de quelques pas, se maudissant intérieurement tout en commençant à se balancer sur ses pieds, et dut se mettre une claque mentale monumentale pour enfin décoller du sol, et parcourir les mètres qui commençaient à les séparer. « Aidhàn, non ! » Sur le coup, son prénom sonna presque étrangement à ses oreilles. Elle n'avait pas l'habitude de le prononcer à voix haute, encore moins d'interpeler aussi vivement le principal intéressé. Elle ne se rendit compte qu'elle avait attrapé sa main que lorsqu'elle sentit la chaleur de sa paume contre la sienne et, rougissant brusquement, elle baissa la tête pour les fixer, n'osant pas serrer définitivement ses doigts autour des siens. Humectant ses lèvres, elle n'osait ni parler, ni rester silencieuse et, perdue dans son hésitation grandissante, son regard n'osait pas non plus se fixer sur quelque chose de précis. Relever la tête vers Aidhàn ? Hors de question... Parler était déjà bien trop compliqué comme ça, elle savait pertinemment qu'elle n'irait pas plus loin si son regard venait à croiser le sien. « Désolée, je... Reste. Reste, s'il-te-plaît... »Une supplique, même si elle aurait préféré paraître un peu moins implorante. Soupirant, elle releva légèrement les yeux, cherchant son regard du sien, même si elle se demandait de quoi elle avait l'air, les joues rouges et légèrement humides - sûrement de pas grand chose de plus que d'habitude, à y penser. La dernière fois qu'il l'avait vue d'aussi près, elle pleurait. Aujourd'hui, elle avait presque pleure. A croire qu'en sa présence, elle n'était bonne qu'à ça... mais, comme en témoignait les battements lourds de son coeur, elle n'était prête à échanger ça pour rien au monde. « Ce que tu as dit... c'est sincère ? Vraiment ? » Comme une énième certitude dont elle avait besoin, avant d'enfin pouvoir essayer de dévoiler ce qu'elle avait elle aussi sur le coeur.
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