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 (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!

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MessageSujet: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mar 15 Jan - 20:56


Sortir et me vider la tête, voilà tout ce dont j'avais besoin à cet instant précis. Marcher jusqu'à un bar, juste illuminer par quelques lampadaires, dont l'ambiance ne serait rien de plus que le bruit des verres qui s'entrechoquent. Je ne voulais pas forcement de compagnie, seulement comme je n'étais pas réellement sûre de tenir debout afin de rentrer chez moi entière, sans me faire agresser dans la rue, une seule option c'était offerte à moi. Aidhàn. La seule personne avec qui je pouvais sortir, boire et qui ne prenait pas la peine de me juger ou de poser des questions d'une stupidité affligeante. C'est exactement ce qu'il me fallait, un ami, qui me regarde me souler sans réagir. Aujourd'hui c'est que nous pouvions appeler la journée merdique par excellence. Je pense que je ne m'étais jamais autant prise la tête pour une couverture de livre, mon patron me sentait stresser et énervé, du coup c'est plus ou moins gentiment qu'il m'avait poussé à rentrer chez moi, histoire de calmer mes nerfs. Il faut dire que la pauvre petite secrétaire peroxydé n'avait surement pas apprécier de se retrouver par terre avec son bureau renverser. Si elle ne m'avait pas cherché non plus. Je savais que cette journée serait merdique. Mais comment faire ? Comment avancer, alors que je n'arrête pas de penser à autre chose, au fait qu'aujourd'hui ça fait six ans que j'ai eus cet accident. Six ans que je suis partie de New-York. J'aurais vraiment tout fait pour oublier et simplement avancer, j'aurais pu me suffire de n'importe quoi, une toute petite chose qui aurait arrangé cette foutue journée. C'est pourquoi j'avais Aidhàn. Il était cette petite chose. Cet instant de déconnexion totale avec la réalité, que demander de plus ? C'est donc d'un pas décidé que j'arrivais jusqu'à son appartement, j'aurais pu prendre ma voiture et arpenter les rues de Montréal pour arriver en quelques minutes seulement chez le jeune homme. Seulement, non ce soir je voulais juste marcher et prendre l'air. Trouver la force de finir cette journée. C'est d'un geste las que je frappais une fois à la porte avant d'entrer, comme-ci j'étais chez-moi, comme-ci c'était une habitude. Après tout peut-être que c'était le cas. « Aidhàn c'est moi. » De toute évidence, il devait être dans la chambre à ce préparer. Je n'allais tout de même pas foncer jusque là-bas pour profiter de l'occasion de me rincer l'oeil ? Je le pourrais, mais l'envie n'était pas vraiment présente ce soir. J'attrapais une chaise et me posais délicatement dessus, jusqu'à-ce que quelque chose attire mon attention. D'un pas lent je me levais et attrapais une veste qui traînait un peu plus loin. « C'est pas possible. » Soufflais-je alors que des pas arrivaient derrière moi. Je me retournais doucement, tenant toujours entre mes mains, l'objet du délit. « Elle n'est pas à toi cette veste n'est-ce pas ? » Bien sûr qu'elle n'était pas à lui, j'aurais pu la reconnaitre entre mille. Cette journée est décidément vraiment très longue à ce terminer.



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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mer 16 Jan - 21:15


Gabrielle Fitzgerald
" Cette journée ne finira donc jamais ?! "

Du bordel. Du bordel. Du bordel. Et encore du bordel. Mais quel idée lui avait prise d'accepter Samuel chez lui. Son cousin en foutait partout, et il n'avait pas l'air de se gêner. Aidhàn avait dit oui pour plusieurs raisons, lorsque le New-Yorkais lui avait demandé de l'héberger. Tout d'abord, parce que le jeune homme était sa seule famille -ou presque-, et qu'il ne pouvait pas refuser. Il voulait tellement d'une véritable famille. Il avait ses cousins bien sur. Les quatre mousquetaires comme ils aimaient à dire. Mais ils étaient si différends de lui, que le mot famille avait parfois du mal à lui venir en tête. Il avait aussi dit oui parce qu'il se sentait seul. Vivre dans son grand appartement, sans voir grand monde, à son âge, c'était assez dérangeant. Les voisins avaient jaser, et plus encore à l'arrivé de l'autre idiot. Mais il divertissait Aidhàn. Il l'écoutait lorsque le professeur avait besoin, et pimentait sa vie. Et puis Aidhàn aimait son cousin, tout de même. Ce grand dadais qui c'était amusé de lui des milliers de fois, plus jeunes. Aidhàn, loin d'être le plus jeune des cousins Collins, avait pourtant toujours été la victime favorite. Sa bouille d'ange surement. Il n'y avait pas à dire, il avait toujours été le plus sage des quatre. Le plus timide aussi, et le plus calme. Et le plus enclin à ranger derrière les autres. À jeter les bouteilles vides, faire une machine avec ce qui traîne, et faire le lit. Chose qu'il faisait lorsqu'il entendu du bruit venir de la porte d'entrée. Il regarda l'heure, surprit. Samuel ne rentrait pas souvent si tôt. Puis une voix féminine se fit entendre, voix qu'il connaissait très bien. « Aidhàn c'est moi. » Gabrielle venait de rentrer chez lui. Tant mieux, il n'aurait pas entendu les coups sur la porte. Il se dépêcha de finir le lit de l'énergumène, entendant la jeune femme marmonner sans véritablement comprendre. Puis il se dirigea vers le salon de son grand appartement, tout sourire, près à accueillir son amie comme il le devait. « Salut toi, ça va? » Mais la jolie blonde le coupa net, tenant la vieille loque qui servait de blouson à Samuel. « Elle n'est pas à toi cette veste n'est-ce pas ? » Il pensait pourtant avoir fini de ranger le capharnaüm qu'avait laissé s'installer le vieux Collins. Il se mit à rougir, gêné, et attrapa la chose, visiblement quémandeuse d'une bonne machine. « Ouups ! Je suis désolé, je n'ai pas eu le temps de ranger, je t'en débarrasse » Souriant, comme toujours, il se dépêcha de la lui prendre et d'aller la mettre dans la salle de bain, revenant rapidement, se frottant les mains l'unes contre l'autre en regardant son amie, assez perplexe devant son expression pour le moins étrange « C'est mon cousin, désolé. Il laisse traîner ses affaires partout, j'en peux plus. Il squatte chez moi depuis deux mois, tu y crois ça? Il y a des fois où je me demande pourquoi je ne l'ai pas laissé à New-York celui la. Tu veux boire quelque chose? Comme d'habitude? » Il se dirigea vers la cuisine, ne tenant pas compte du regard désarçonné de la jeune femme. Si elle était ici c'est pour parler non? Et une bonne bière délierait surement sa langue.

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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mer 16 Jan - 21:46


Il y a des jours comme ça où le réveil sonne et on a une seule envie, l'envoyer contre un mur dans un élan de folie furieuse, qui en fera de fabuleuse miettes, qu'il nous faudra sans doute ramasser après, mais au moins le simple bonheur de savoir qu'il ne sonnera plus, nous donne le sourire pour quelques petites minutes de plus. Il y a des jours comme ça où lorsque le réveil vient de s'exploser contre le mur on se dit "aujourd'hui je ne bouge pas, je me rendors et on verra demain ce que la vie me réserve." Malheureusement, la réalité nous rattrape et nous finissons par nous lever. Et bien voilà une chose que j'aurais dû faire aujourd'hui. Envoyer mon réveil contre un mur, éteindre mon téléphone, me mettre en boule sous ma couverture et oublier le monde. Ou faire en sorte que le monde m'oublie. Enfin ça ce n'est pas encore la chose la plus compliquée à faire. Après tout disparaitre une journée, ne fait pas de moi la personne la plus recherchée du Canada ! Malheureusement je ne m'étais pas écouté et au contraire, après un bon coup de pied au derrière et bien j'avais tout fait à l'envers. Viré du boulot pour la journée, fracasser un bureau et maintenant ça ?! Je me retrouvais au milieu du salon d'Aidhàn avec cette veste entre les mains. Comme perdue. Revenu six ans en arrière. Peut-être que je me trompais après tout, il n'était pas le seul à avoir cette veste sur cette foutue terre. « Ouups ! Je suis désolé, je n'ai pas eu le temps de ranger, je t'en débarrasse » Aidhàn me prenait la veste des mains alors, que je le regardais la ranger. Comme éteinte, j'observais chacun de ses gestes. Je n'arrivais pas à croire que ce soit la sienne. Ce n'était qu'une veste rien de plus, un vêtement que j'étais sûre de connaitre, pour l'avoir vu un nombre incalculable de fois au cours de toutes ses années où New-York faisait partie de moi. Malgré tout ça je voulais me résoudre à croire que cette veste ne se rappelait pas à moi comme un sale coup du destin. Seulement Aidhàn, me dit la seule chose qui n'aurait pas dû sortir de sa bouche. « New-York ? » Non, mais après tout, New-York était tout de même une très grande ville. Surement pas assez, mais immense tout de même. Alors, non, je ne pouvais vraiment pas m'y résoudre. « Aidhàn, comment s'appelle ton cousin ? » Je passais maladroitement une main dans mes cheveux, sa réponse me faisait peur, non elle me terrifiait. Au final je n'étais même pas sûre de vouloir l'entendre, seulement il le fallait et si c'était juste le hasard ? « Sors la vodka je crois que je vais en avoir besoin. »


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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Sam 19 Jan - 12:03


Gabrielle Fitzgerald
" Cette journée ne finira donc jamais ?! "

Aidhàn s'empressa de ranger la chose qui servait de veste à son cousin. Non pas que l'objet en question soit douteux, mais il était surtout vieux, et usé. Limite serpillere. Et l'autre homme laissait traîner ça comme bon lui semblait, alors que le plus jeune des deux pouvait recevoir de la visite n'importe quand, comme maintenant par exemple. Aidhàn avait toujours été comme ça de toute façon. Il rangeait son appartement, au cas où quelqu'un passerait le voir. Ce qui, il fallait bien l'avouer, arrivait assez rarement au professeur. En même temps, la dernière fois que celui ci avait ouvert la porte, il s'était retrouvé avec un Samuel plus en forme que jamais squattant chez lui. Deux mois que ça durait. Monsieur le fuyard lui avait alors apprit qu'il avait une fiancée -chose qu'Aidhàn ignorait, bonjour la famille- et qu'il était venu le voir seul pour "un petit moment en famille". Ce dont doutait vraiment Collins. Il avait beau être assez proche de son cousin, il ne n'avait pas vu depuis quelques temps et n'était pas vraiment au courant de sa vie. Il ne savait même pas ce que faisait l'autre. Aidhàn le voyait faire les courses, s'acheter des choses, mais jamais Samuel ne parlait travail. A croire qu'il roulait dans des affaires louches. Collins avait préféré ne pas demander. Moins il en savait, mieux il se porterait. Il remarqua cependant que Gabrielle aussi semblait avoir des secrets, alors qu'il revenait dans la salle en souriant.

Elle sembla butter sur son mot. New-York. Il se souvint d'un coup bêtement qu'elle en était originaire. Alors ça voulait dire qu'elle le connaissait? Impossible, la ville est bien trop grande pour que les deux se soient croisés. Ils sont bien trop différents. « Aidhàn, comment s'appelle ton cousin ? » Elle commença à tripoter sa longue chevelure blonde alors qu'il la regardait, interdit. Ce pourrait il que... « Il s'appelle Samuel. Samuel Collins, pourquoi? Tu le connais? C'est dingue ça, je ne savais pas que les Collins étaient si populaire à travers le continent » Un sourire idiot alors qu'il prenait les bières. Sourire qui disparu devant la tête de la blonde. Bon dieu, elle semblait véritablement le connaitre. Mais qu'avait donc fait cet abruti? « Sors la vodka je crois que je vais en avoir besoin. » Il acquiesça et s’exécuta, rangeant sa première prise pour sortir la boisson russe et deux verres. D'un coup inquiet, il se demanda bien ce qui pouvait se tramer à son insu. Son amie n'avait pas l'air en forme. Il lui servit un verre, puis se servit, tout en priant pour que son nouveau colocataire ne rentre pas. Il voulait tirer sa au clair, et vite. « Tu le connais vraiment? Ça n'a pas l'air d'aller.. C'est quoi, c'est ton ex c'est ça? » Il laissa échapper un petit rire, content de sa bêtise, sans avoir qu'il avait touché juste. Il allait pour poser de véritables questions, lorsque la porte s'ouvrit, laissant présager le pire.

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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Dim 20 Jan - 0:14

Le plus bel amour est celui qui éveille l'âme et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur, et apaise nos esprits. C'est ce que tu m'as apporté. C'est ce que j'espérais t'apporter pour toujours. (...) Ne craignez rien, rien n'est jamais perdu, ni ne peut l'être. Le corps apathique, vieux, froid, les braises laissées par d'anciennes passions, tôt ou tard, se ranimeront.


La pluie battait contre le front de l'homme qui déambulait maladroitement dans la rue. Les lourdes cordes d'eau le réprimandait pour sa conduite dès plus déplacé alors qu'un nouveau gémissement traversa ses lèvres rosâtres. La douleur était cinglante. Son front, ouvert à vif, le brûlait atrocement malgré la traînée fraîche qui glissait le long de ses formes sculpturales, nettoyant dans son passage le sang qui s'épanchait de la plaie. Les yeux fermé, immobile près d'une porte en bois gelé, il sentit à peine la clameur qui commençait à s'élever dans l'appartement. C'était un inconscient, un butor obstiné, excessif, qui démarrait malheureusement au quart de tour pour des causes rarement raisonnables. L'on récolte ce que l'on sème, n'est-ce pas ? Maintenant, l'épiderme en feu et les muscles en morceaux il comprenait davantage cette expression. Il s'était battu, ce soir encore, contre une bande de sombres crétins qui l'avaient invités à une partie de poker. Évidemment, ses années d'expériences et ses sens aiguisés toujours à l'affût d'un moment de faiblesse chez ses adversaires, lui avait permis de remporter une jolie petite somme. Malheureusement certains des participants n'avaient pas appréciés ses talents et avait même eu l'audace de l'accuser de tricherie au beau milieu du jeu. La vodka qui battait dans ses veines n'avait pas été d'une grande aide à ce moment, au contraire. Aidhàn allait de nouveau lui faire la morale, avait-il pensé lorsqu'il avait pris la fuite à l'arrivée de la sécurité. « Merde. » Soufflât-il en rentrant dans ce qui lui servait depuis deux mois de logement. « Hé, gamin, j'espère que tu ne dors pas déjà. Tu les ranges où tes désinfectants ? » Samuel essuya avec la manche de son pulls bleu un peu du liquide rouge et poisseux qui commençait à sécher le long de son visage anguleux alors qu'il jetait négligemment sa veste en jeans sur une chaise. C'est en traversant la moitié du salon qu'il se rendit compte de la présence d'une tierce personne dans la pièce. Rare était les visiteurs chez le Canadien, surtout à cette heure. Il se gratta la nuque. « Navré, je ne savais pas que tu avais un inv- » Les mots se perdirent dans sa gorge. Souvent la rapidité à laquelle une image passe à travers la rétine ne correspond pas à la vitesse qu'il faut à l'esprit pour l'analyser. C'est comme si, notre, cerveau languissait à la possibilité de rester tranquille, paisible, de ne pas subir inutilement des secousses émotionnels dévastatrices. La conscience de Samuel le protégeait peut-être de ce qu'il n'aurait pas dû savoir, voir ou sentir. Surement était-il mieux de rester là, immobile, avec le même sourire en coin, le même regard imperturbable fixée sur le vide. Pourtant, il ne pût éviter en soulevant ses prunelles du parquet lustré cette sensation de brûlures d'estomac, cette soudaine amertume qui envahit sa bouche, tandis que sous ses yeux se projetaient l'image de Gabrielle debout au milieu de la pièce, ses cheveux de miels flottant autour d'elle. Ce ne fût qu'une seconde. La mémoire pouvait être tellement cruelle parfois. Enterrer, dissimuler, camoufler des sentiments qui, au moindre filé de vent, s'abattent telle des tempêtes contre vous. C'était mesquin. « Gabrielle ? Est-ce vraiment toi ? Depuis combien... qu'est-ce que... c'est- » Bafouilla-t-il incrédule. « Bonté divine, que fais-tu ici ? » Ce fut tout ce qu'il réussit à dire. C'était un murmure à peine audible, fébrile. Sa gorge était tellement serré qu'il ne savait pas comment il faisait pour libérer le moindre son. Il déglutit. Six ans après, il n'arrivait toujours pas à trouver les mots. Suspicieux il se tourna soudainement vers l'homme qui lui servait de cousin, ce névrosé de première, un peu handicapé sentimental. Trait commun à la plupart des Collins, ceci-dit. Deux verres, une bouteille de vodka sur la table basse du salon, un appartement vide en fin de soirée. L'idée ne fit qu'un tour dans son crane et les apparences ne lui plaisaient vraiment pas. « Je vous dérange peut-être ? J'interromps quelque chose ? » Ses yeux n'avait pas quitté Aidhàn alors qu'il entonnait sa phrase les dents serrés. Son regard azur transperçait celui qu'il considérait comme un frère de part en part, le défiant de répondre de manière positive à sa demande. La mer des émotions s'agitaient en lui, toujours plus inconstante.


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Dernière édition par Samuel Collins le Jeu 31 Jan - 1:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Lun 21 Jan - 11:57



Samuel Collins. New-York, tout ça résonnait dans ma tête comme une douce nostalgie qui vous détrui sans que vous n'ayez rien demandé. ça vous brule juste de l'intérieur et une seule question persiste. "Pourquoi ?" L'air naïf de Aidhàn, m'aurait sans doute fait sourire dans d'autre circonstance, mais là, je ne savais plus si je devais rire ou pleurer. « Il s'appelle Samuel. Samuel Collins, pourquoi? Tu le connais? C'est dingue ça, je ne savais pas que les Collins étaient si populaire à travers le continent. » à travers le continent surement pas, mais il faut croire que New-York n'était pas une ville si petite que ça. Même en quittant le pays je n'avais pas réussi à me faire oublier de mon passé. Le destin vous rattrape donc toujours ? « Samuel, évidemment. Et bien le destin à un drôle d'humour. » Je regardais Aidhàn poser les bières afin d'accéder à ma requête et de me servir un verre qui je l’espérais m'aiderait à passer ce moment...Compliqué. Je baissais les yeux et admirait le liquide qui devenait d'un coup très intéressant. « Tu le connais vraiment? Ça n'a pas l'air d'aller.. C'est quoi, c'est ton ex c'est ça? » Je relevais la tête de mon verre avec un air plus que surpris sur le visage. Pourquoi ça le faisait rire ? Était-ce si absurde que ça ? « La question n'est pas là, mais plutôt comment...» Je stoppais net ma phrase lorsque la porte s'ouvrit. Je ne pouvais pas me retourner et voir ce qui m'attendait. Ce que cette porte avait bien pu laisser passer. Malgré tout je pris mon courage à deux mains, me retournant doucement. Et comme je m'y attendais, mon coeur loupa un battement. Pas à cause de l'allure pitoyable du jeune homme qui venait d'arriver. Pour ça malheureusement je n'en avais eu que trop l'habitude. Trop de souvenirs de Samuel en sang arrivait comme un coup de poing en plein visage. Mais c'était lui. Lui dans toute sa splendeur, dans tout ce qu'il représentait, le pire comme le meilleur. Alors, voilà. Six ans après nous y étions. Il m'avait retrouvé ou n'était-ce qu'un incroyable coup du hasard ?! Mon estomac se tordait et je sentais une douleur lancinante me transpercer. Comment j'en étais arrivé là ? Je fermais douloureusement les yeux lorsque sa voix arriva jusqu'à moi. « Bonté divine, que fais-tu ici ? » Je me posais la même question, j'aurais voulu m'enfuir prendre mes jambes à mon coup et courir le plus vite possible, loin de cet appartement. « Je pourrais te poser la même question, mais il faut croire que le monde est petit. » Je soupirais et attrapais mon sac et ma veste. « Trop petit. » J'étouffais, il fallait que je sorte. Mais bizarrement quelque chose m'arrêta dans ma folie de disparaitre.
« Je vous dérange peut-être ? J'interromps quelque chose ? » Venait-il de faire une allusion étrange avec en prime une pointe de jalousie cachée derrière tout ça ? Quelle culot. Je me posais sur la chaise croisant les bras et regardant Aidhàn à mon tour. Je n'aurais pas dû rester, fuir encore et ne pas me retourner, surement même quitter le pays. Seulement sa jalousie mal placé m'intéressait beaucoup d'un coup. « Alors, Aidhàn ? Ton cher cousin interrompt-il quelque chose ? » Je levais les yeux au ciel et soupirait, je ne savais pas si je devais être rassuré ou non. Au final en six ans, Samuel n'avait pas changé d'un pouce. « Sérieusement, même si c'était le cas, en quoi ça te regarderait Samuel ? » J'attrapais mon verre et le vidait d'une traite. Je savais que j'en avais vraiment besoin.

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Dernière édition par Gabrielle Fitzgerald le Mar 22 Jan - 21:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Lun 21 Jan - 15:58


Gabrielle et Samuel
" Cette journée ne finira donc jamais ?! "

Aidhàn avait cette impression étrange de se retrouver dans un mauvais film, où l'histoire sans queue ni tête se déroule le laissant lui, simple spectateur, perdu à travers les dialogues vide de sens à ses yeux. Tout c'était passé avec une telle rapidité. Il n'avait pas d'explication, en faite. Il était tranquille chez lui, occupé, l'esprit libre à divaguer à d'autres occupations, d'autres pensées. Il était seul, dans un appartement respirant le calme et la paix. L'instant d'après la blonde arrivait, préoccupée. Elle le devenait plus encore au fils des mots qui n'avaient aucunes significations pour le professeur, pourtant habitué aux longues phrases, aux métaphores et pointes d'ironies. « Samuel, évidemment. Et bien le destin à un drôle d'humour. » Le destin? Alors elle le connaissait? C'était trop fort ça. Son ami connaissait l'abruti de service, Samuel qui ne savait que se mettre dans le pétrin. Et vu la tête qu'elle tirait, ils parlaient bien du même. Combien pouvait-il y avoir de chances pour qu'il existe plus d'un Samuel Collins casse cou et emmerdeur à New-York? Ils avaient tout les deux touchés le gros lot, ça ne faisait aucun doute. Et encore, ils avaient de la chance dans leur malheurs: le reste de la famille n'était absolument pas dans le coin. Ils avaient de toute façon toujours été un peu spécial, tous. Il y avait toujours eu Ezreal le petite rêveur, Isaac le préféré, Aidhàn le vilain petit canard et Samuel la tête brûlée intenable. Et Aidhàn avait beau toujours avoir adoré le plus âgé de la bande, il avait parfois du mal à se faire à sa vie de baroudeur à problème. Problème, c'est le premier mot auquel il pensa lorsque la jeune femme répondit à sa question. La question n'est pas là, mais plutôt comment...» Oups. Avait-il fait une bourde? Une très grosse bourde? Son esprit tenta de relier toute les infos. Alors elle et Sam... Non, ça paraissait tellement absurde. Ils n'avaient rien en commun. Et pourtant... Il fut interrompu par le bruit sourd d'une porte qui se ferme, et laissa son regard dérivé vers l'entrée, anxieux et priant pour que le pire n'arrive pas. Et bien sur, sa prière ne fut pas entendue. « Hé, gamin, j'espère que tu ne dors pas déjà. Tu les ranges où tes désinfectants ? » Entra alors Samuel, le visage en sang et la dégaine en berne. Il s'était encore battu. Cet abruti arrivait dans un état pas croyable. Ce n'était pas la première fois. Aidhàn avait passé, l'avait aidé à se soigner sans poser de questions, inquiet mais respectueux. Mais cette fois ci était la fois de trop, il pouvait en être sur. « Navré, je ne savais pas que tu avais un inv- » Cette phrase eu le don de déclencher chez l'habituel calme et discret Collins un sentiment de colère si bien qu'il ne remarqua même pas le silence soudain de son cousin d'habitude si loquace. « Oui Samuel j'ai du monde. Et oui j'ai encore ton putain de désinfectant. Et oui Tu nous dérange en débarquant comme un dingue à pas d'heures. Mais bordel dans quel état es tu? Dans quel merde t'es tu enc- » Aidhàn s’arrêta la, d'un coup, ahurit. Son cousin avait les yeux fixés sur Gabrielle et ne lui accordait pas la moindre attention. Ce qui agaça pour de bon le professeur qui se retourna vers Gabrielle, comme pour lui demander de l'aide. Mais il se retrouva face à un mur. En effet la jeune femme blonde semblait tout autant l'occulter de son univers que Samuel à cet instant. C'est médusé qu'il se rendit compte qu'il était invisible. Totalement transparent. Le spectateur de ce mauvais film qui n'en finissait pas. Film dont il ne parvenait pas à se sortir malgré les efforts qu'il faisait. Un simple figurant dans son propre appartement alors qu'il écoutait pantois la discussion étrange des deux autres. Il ne saisissait aucun des mots des deux jeunes, comme si ils avaient leur propre langage, comme si lui se trouvait à des années lumières, regardant la scène à travers un mur opaque. Des mots comme bonté divine, et petit. Mot qui à cet instant précis ne voulaient plus rien dire pour ce passionné des mots et de ce qu'ils pouvaient apporter. Il ne fut réintégré à cet univers qu'à la phrase de Samuel. Celui ci c'était enfin tourné vers son cousin et le regardait avec un regard dur et le défiant d'une quelconque embrouille. Aidhàn ne comprit pas de suite les mots prononcés, trop glacé par le ton droit et sans appel de son cousin. C'était de ce Sam la qu'Aidhàn avait toujours eu peur. Ce Sam à la colère sourde et aux questions pièges. « Je vous dérange peut-être ? J'interromps quelque chose ? » Aidhàn le regarda un long moment, tentant 'analyser la question, quand son invitée répondit. « Alors, Aidhàn ? Ton cher cousin interrompt-il quelque chose ? » . Oh oh, c'était pas bon, pas bon du tout. Samuel semblait couver une sorte de.. De jalousie apparemment, de ce qu'en voyait le professeur, plus perdu que jamais. Il se tourna d'un bond vers la jeune femme, la bouche ouverte et les joues rouges, se demandant bien à quoi elle jouait. Et plus il restait silencieux, plus il donnait l'air d’approuver. Mais il avait beau lutter, les mots ne venaient pas. Il se trouvait entre les deux, perdu, les regardant tours à tours, gêné au possible. C'était un cauchemar, un affreux cauchemar dont il ne tarderait pas à se réveiller. Que pouvait-il bien répondre désormais? Et pourquoi diable avait-elle osé dire ça? Parce que c'était faux, bien évidement. Il n'y avait absolument rien entre eux pour la simple raison qu'elle savait parfaitement qu'il n'avait d'yeux que pour Grace. Détail qu'il n'avait bien évidemment pas donné à son cousin, de peur de se faire rire au nez. Sauf que désormais, il s'en mordait les doigts. « Sérieusement, même si c'était le cas, en quoi ça te regarderait Samuel ? » Et voilà qu'elle envenimait les choses en plus. Sur un coup de chaud, Aidhàn sortit de son apathie, regardant son cousin avec des yeux quasi suppliant tout en faisant un pas en arrière, mouvement défensif bien inutile si l'autre Collins se décidait à lui sauter dessus pour lui faire la peau. [color=cadetblue]« Sam restes calme, c'est absolument pas ce que tu crois... Je... » Les mots prononcés quelques minutes avant lui revinrent en mémoire. Tu nous dérange... Oh merde, dans quel galère s'était-il foutu? Il déglutit douloureusement, cherchant ses mots. « Écoutes... Gabrielle est une amie, elle avait besoin de me parler, c'est tout, rien de plus. Ne vas pas de faire d'histoire d'accord? Il regarda Gabrielle, la suppliant du regard de le soutenir, alors qu'elle buvait cul sec. Lui aussi en aurait eu bien besoin, d'un verre. La prochaine fois il fermerait la porte à clé.

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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mar 22 Jan - 19:27


the morning rain clouds up my window and I can't see at all and even if I could it'd all be grey, but your picture on my wall it reminds me that it's not so bad, it's not so bad. I drank too much last night, got bills to pay my head just feels in pain. I missed the bus and there'll be hell today. I'm late for work again and even if I'm there, they'll all imply that I might not last the day



« Oui Samuel j'ai du monde. Et oui j'ai encore ton putain de désinfectant. Et oui Tu nous dérange en débarquant comme un dingue à pas d'heures. Mais bordel dans quel état es tu ? Dans quel merde t'es tu enc- »
Les mots se perdirent dans le vacarme que les émotions de Samuel créaient en lui, le monde aurait pu s'écrouler autour d'eux, ce n'était pas grave, il lui survivrait. Le bouquet florale, fruitée, que Gabrielle dégageait le frappas de plein fouet tandis qu'elle abaissait les paupières, un instant, rien qu'une seconde. L'odeur s'introduisit tendrement en lui, l'ankylosant, le mordant de chaque part. Tendre, elle le couvrit, flattant ses muscles raide. Prévenante, elle édulcora son sentiment exacerbé d'abandon. Mutine, elle chatouilla ses souvenirs tandis que Samuel se remémorait les agréables moments qu'ils avaient passés ensemble. Bienheureuse, elle câlina une ultime fois son visage d'albâtre alors qu'elle disparaissait dans les airs. C'était comme si des centaines d'aiguilles s'enfonçaient péniblement dans son coeur et pourtant, d'une étrange manière, cela lui plaisait. « Je pourrais te poser la même question, mais il faut croire que le monde est petit. Trop petit. » Samuel ne s'attendait pas à ce que le ton de son ancienne amante (était-ce un titre approprié ?) soit si cuisant. Presque détaché. Quoi que, après tout, comment lui en vouloir ? C'était lui qui venait pousser les portes de sa certainement paisible vie pour tout foutre en l'air. Après six ans... il devait réellement être cinglé. « C'est fou, tu n'as absolument pas changé. » Sa voix claqua un peu trop durement à son goût. « On te l'a certainement déjà dit Gabrielle mais, tu es assez surprenante dans ton genre. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi singulier. T'es actes parlent clairement pour toi. » Ses lèvres s'étaient étirées en un sourire malgré son ton sardonique. Ça leurs ressemblaient tellement cette manière de réagir. La rancune était quelque chose de tenace, elle s'infiltrait sous la peau et infectait les terminaisons nerveuses. C'était une maladie qui rendait l'organisme malade, nauséeux. Un cancer. « Alors, Aidhàn ? Ton cher cousin interrompt-il quelque chose ? » Avait-elle murmurée alors que les muscles du corps de Samuel s'étaient imperceptiblement tendus. Pendant qu'il décortiquait scrupuleusement les informations qu'elle venait de lui faire partager la silhouette d'une vieille connaissance se dessina dans un coin de la pièce. Le même vert poisseux, les habituelles lignes difformes, le traditionnel regard fou. Il le scrutait vicieusement, comme près à se jeter sur lui d'une seconde à l'autre. Ah, la jalousie, l'un des plus lourds fardeaux que les coeurs épris doivent porter. Samuel ne savait toujours pas comment réagir face à elle. L'idée même de leurs proximités. Sa famille, son sang, son cousin presque un frère, et elle l'avait pris à la gorge, lui ôtant le souffle. Ses pas étaient lent, calibrées par sa décision, silencieux. Toutefois, le chaos régnait en lui, le choc entre ses sentiments contradictoires créaient un vacarme assourdissant. Des monstres impalpables se combattaient en son âme avec la même intensité, neutralisant de ce fait toute possibilité de victoire. Domination, peur, haine, frustration, lâcheté, manque. Tous étaient sur le même palier aride. Cependant, cela n'affectait pas son aspect extérieur. Samuel se mouvait avec la légèreté d'un rêve, d'une élégance naturelle pourtant salie par son regard ébène, affligé. Il voyait sa propre vie sombrer dans le fatras d'émois qu'il ne contrôlait plus et dont il ne pouvait rien faire pour l'éviter. Tandis que ses émotions se débattaient pour flotter à la surface alors qu'il essayait de se libérer de ses chaînes. Samuel se serait volontiers laissé transporter par le vent, si seulement celui-ci aurait été plus puissant que lui. D'une main ferme malgré le taux d'alcoolémie déjà haut dans son organisme il prenait la bouteille transparente qui se trouvait sur la petite table du salon et la portait à sa bouche. L'américain bu une grande rasade du liquide sec savourant la brûlure qu'il lui procurait. À peine le temps de reprendre son souffle qu'il recommença la manœuvre, son crane commençant à devenir lourd. « Sérieusement, même si c'était le cas, en quoi ça te regarderait Samuel ? » Samuel avala de travers tout en manquant de s'étouffer. Il lâcha la bouteille. Cette dernière, encore à moitié pleine malgré ses efforts pour s'enivrer, commençait déjà à déverser le fluide sucré et sirupeux qu'elle contenait sur le parquet. « En quoi cela me regarde ? » Murmurât-il, faussement rêveur, des intonations âpres conséquence de l'ingestion trop abondante et rapide du Spiritueux. « Je ne sais pas... peut-être parce qu'Aidhàn s'avère être mon cousin germain et l'idée même que vous entreteniez ce genre de relation dans l'appartement où je réside actuellement ne m'enchante pas. » La nouvelle tombait comme une bombe. Non seulement il était ici, contre toute attente, dans la même ville que la déesse aux longes boucles blondes mais, il comptait également y rester. Même si la situation n'était pas propice à ses plans initiaux. Samuel savait parfaitement qu'il avait actuellement un comportement parfaitement immature et abject, c'était pourtant plus fort que lui. Les personnes faibles se cachent souvent derrière un masque. Une fine pellicule d'indécence, d'impudence et d'audace recouvrent parfois chaque partie de leurs corps. Elles deviennent de grands rochers tellement robuste et imposant, de telles masses, que rien ne semble capable de pourvoir, ô grand jamais, les faire s'écrouler. C'est probablement très stupide de ce bercer de l'illusion qu'ils sont des personnes expérimentés et beaucoup plus fortes ou puissantes. Puisque ce n'est pas le cas. Malheureusement, tout le monde n'a pas la capacité de se regarder dans un miroir et de se voir tel qu'il est réellement. Parfois, c'est plus facile de transfigurer la réalité. Même si, au final, cela nous pousse à jeter sur les autres notre propre frustration. « Sam restes calme, c'est absolument pas ce que tu crois (...) Écoutes... Gabrielle est une amie, elle avait besoin de me parler, c'est tout, rien de plus. Ne vas pas de faire d'histoire d'accord ? » Cette voix le ramena à la réalité. Il pivota à peine sur ses talons pour se tourner vers sa provenance. Un pas et le silence l'a englouti comme si, ni leurs présences ni ses pensées pouvaient le raviver. C'était un silence étrange, douloureux, presque menaçant. Pendant un moment il arrêta d'éprouver quoique ce soit, comme s'il devenait insensible à l'égard des évènements qui l'entouraient. C'était annonciateur d'une tempête. Un présage néfaste, l'accalmie avant le fracas. « Une amie ? » Fit-il particulièrement mauvais alors que sa bouche se tordait en une vilaine grimace. « Une de ces "amies" que l'on invite le soir, à des heures indécentes pour boire un peu d'alcool dans un appartement désert, c'est cela ? Ce type d'amie ? » Un méchant de bandes dessinées. Quoi que, dans les bandes dessinées très souvent le public est plus mature, plus conscient, plus habitués à l'introspection... plutôt alors un méchant d'un mauvais, mauvais, très mauvais dessin animé. Un de ceux où les bons sont tous souriants, assez bon pour être ennuyeux, sucré et faux, peut-être tous blonds, beaux avec deux perles bleu à la place des yeux. Et de l'autre côté, cela grouille de personnages qui ne sont pas des gens, mais des caricatures. Des masques, un mal qui n'est pas mauvais, mais le caprice, l'amour du mal, qui manque d'élégance. Ses pieds foulaient le béton avec une légèreté qui contrastait durement avec la férocité de ses émotions. Il était devenu en une fraction de seconde un titan. Ses yeux menaçant, fin comme des lames de rasoirs, près à trancher tout ce qui passait à proximité. La stature haute, droite, impérieuse. Fidèle à son impulsivité il ne fit pas même attention à la présence de Gabrielle près d'eux, lorsqu'il s'approcha de son nouvel adversaire. Cette soirée avait débuté par du sang, pourquoi ne pas finir ainsi ? « Gamin, ne me donne pas une raison de te cogner. » Dit-il alors que le ton de sa voix n'avait jamais pris des intonations aussi froides. Samuel se pencha dangereusement vers Aidhàn tandis qu'une de ses mains agrippait le col de son vêtement. Le bruissement du tissu au contact de la chair sembla raisonner dans la pièce. Son souffle chaud et sucré caressait l'élégant visage qui lui faisait face alors que ses doigts s'enfonçaient dans la chair tendre du cou masculin, presque pour lui faire mal. « Ce sera sans gaieté de coeur, mais s'il le faut, je le ferais. » Menteur, soufflât-il à lui-même. Frapper quelqu'un n'avait jamais été un problème pour lui en temps normal alors saoul il pourrait user de la force même contre son cousin avec une facilité déconcertante. Enfin, seulement s'il arrivait à viser droit, ce qui ne semblait pas gagner. Un sourire étira ses lèvres pulpeuses. Il se souvenait d'un jour lointain où tout gamin il avait réussi à convaincre le jeune Collins en face de lui à manger de la terre. Une quantité non négligeable qui plus est. Aidhàn avait naïvement cru son aîné lorsque celui-ci lui avait affirmé que cela lui permettrait de se transformer en "la chose", l'un des membres des quatre fantastiques et qu'ainsi il n'aurait plus de problèmes à se faire pour l'école. Plus personne ne se moquerait de lui. Le pauvre petit avait été malade pendant deux jours. Non, décidément, torturer son cousin n'était pas un problème pour l’Américain. Pas du tout.



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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mar 22 Jan - 21:21



On avait déjà parlé de l’avenir, une fois. On s’était pas trop trompé d’ailleurs. T’apprends à devenir un Tyran et moi un Flan !

Je ne pouvais juste pas le croire, comment tout pouvait aller aussi mal en seulement quelques minutes ? Si je n'avais pas passé une si mauvaise journée je ne serais surement pas venue jusque chez Aidhàn, je ne serais pas tombé sur cette fichue veste et découvert que Sam était son cousin du coup nous n'en serions pas là maintenant. Seulement avec des "si" on mettrait Paris en bouteille comme disent certains. Alors, à quoi bon se tourmenter, de toute façon ça devait arriver un jour ou l'autre. Voilà ce jour était arrivé, nous y étions. La question la plus stupide serait sans doute, comment j'ai pu croire que quitter le pays m'éloignerait de mon passé ? Ne dit-ont pas que le passé nous rattrape toujours ? Je ne m'y attendais pas voilà tout, j'aurais voulu avoir plus de temps pour me préparer à tout ça. « Oui Samuel j'ai du monde. Et oui j'ai encore ton putain de désinfectant. Et oui Tu nous dérange en débarquant comme un dingue à pas d'heures. Mais bordel dans quel état es tu? Dans quel merde t'es tu enc- » Encore ? Alors, c'était donc vrai, en six ans rien n'avait changé. Il était toujours le même, toujours fourré là où il ne devrait pas. Pourquoi ça m'étonnait autant ? Malgré les moments incroyables que nous avions passés ensemble, Samuel n'avait jamais été doué pour rester en place et aujourd'hui il ne me restait que ça de lui, les mauvais souvenirs. Les moments à attendre dans cette foutue salle d'attente des urgences pour savoir si il était toujours en vie. Ces soirs à aller le récupérer au poste de police après une énième bagarre. Mais bizarrement rien de tout ça ne m'avait éloigné de lui, il m'aurait fallu tellement plus à cette époque pour que je prenne la décision de le laisser tomber. Seulement aujourd'hui je n'avais plus vingt ans et assumer tout ça ? Je n'en étais plus capable. « C'est fou, tu n'as absolument pas changé. » Je regardais mon verre et sourit, comme il se trompait, physiquement je ressemblais toujours à cette jeune femme qu'il avait connu et aimé, mais je n'étais plus cette fille là, depuis le moment où mes pieds avaient foulé le sol du Canada j'étais devenue une autre. Pas quelqu'un de mieux, quelqu'un de simplement différent. Moins ouverte, plus dure, froide. Mais comment pouvait-il le voir en quelques secondes seulement ? Je ne voulais pas qu'il apprenne à me "connaitre", à découvrir qui j'étais devenue ? M'analyser. Il avait toujours été doué pour ça, il lisait en moi comme on lisait un livre, mais tout ça était fini, je ne voulais tout bêtement plus le permettre. « Qu'est-ce que tu racontes ? » Je jouais distraitement avec mon verre l'écoutant comme-ci au final j'étais déjà loin. Je remarquais alors une tâche sur la table et me focalisa dessus, c'est fou comme on peut s'attacher au petit détail lorsque la situation devient compliqué. « On te l'a certainement déjà dit Gabrielle mais, tu es assez surprenante dans ton genre. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi singulier. T'es actes parlent clairement pour toi. » Je ne relevais même pas le regard, à quoi bon ? Je savais pertinemment que si jamais je le regardais beaucoup de choses referaient surface. Des choses enfouis depuis bien longtemps et qui devrait le rester. « Mes actes ? De quels actes parles-tu exactement, parce que là en quoi mmh, deux minutes, je n'ai pas vraiment fait grand-chose. Ou alors, tu parles peut-être de mon départ ? Éclaire ma lanterne Samuel, parce que là tu vois, je ne te suis pas du tout. » J'avais tout de même pris la peine de tourner la tête et de le regarder. Il faisait vraiment peine à voir et malgré tout je retrouvais l'homme dont j'étais follement tomber amoureuse. Ses yeux, son sourire, tout en lui faisait que mon coeur s'emballait à chaque fois. Mais je devais rester digne et surtout ne pas flancher. Ce n'était vraiment pas le moment. « Alors, Aidhàn ? Ton cher cousin interrompt-il quelque chose ? » Bon j'avais surement un peu envenimé les choses, non ? Surtout que Samuel n'avait pas vraiment l'air très frais et un Sam bourré ne donnait jamais rien de bon, j'en savais quelque chose. Mais après tout, quitte à le pousser à bout, autant bien faire les choses. Ce n'était surement pas la meilleure idée que j'avais eu de la journée, ni même de la semaine, mais maintenant que c'était fait je ne pouvais plus tellement revenir en arrière. Je le regardais et fronçait les sourcils, je le voyais se battre avec ses propres sentiments.
Comment pouvait-il être encore jaloux à ce point au bout de temps de temps. Pour une fille qui l'avait laissé sans ménagement il y a six ans. C'était tellement incongru, que j'en restais perplexe et perturbé. Alors, qu'il prenait la bouteille qui se trouvait à ma droite, je pouvais sentir à quel point il était alcoolisé et je ne savais vraiment pas quoi faire. Mon instinct revenant au galop, je voulais l'aider et faire en sorte qu'il ne soit plus cet homme, mais je ne pouvais pas, je ne devais pas. Je sentais que ça me ferait trop de mal, si je me jetais une nouvelle fois à corps perdu dans tout ça. Je devais simplement me persuader qu'il n'avait pas besoin de moi. C'est comme ça que je l'avais quitté la première fois. Alors, pourquoi ça ne fonctionnerait pas aujourd'hui ?! « Sérieusement, même si c'était le cas, en quoi ça te regarderait Samuel ? » La bouteille qu'il tenait quelques secondes plus tôt entre ses mains se fracassa par terre dans un bruit sourd qui me fit sursauter. « En quoi cela me regarde ? » Je relevais les yeux des éclats de verre pour croiser son regard. « Je ne sais pas... peut-être parce qu'Aidhàn s'avère être mon cousin germain et l'idée même que vous entreteniez ce genre de relation dans l'appartement où je réside actuellement ne m'enchante pas. » Alors, là pour le coup on pouvait dire qu'il me laissait sur le cul. Je me mordis la lèvre tout en souriant, l'envie de rire se perdit dans ma gorge. C'est qu'il était sérieux en plus de ça ! « Wow, très mature tout ça. Alors, premièrement pour ton information, je connais Aidhàn depuis quoi quatre ou cinq ans quelque chose comme ça. Et jusqu'à ce soir je ne savais même pas que c'était ton cousin, tu vois le choc. Ensuite que ce soit ton appartement ou celui du pape je m'en tape le steack, mais tu ne sais pas à quel point. Et pour finir, n'oublie pas une chose Samuel, je ne suis pas toi... Je ne couche pas avec tout ce qui a un pénis. » D'un coup mon sang-froid c'était envolé comme une feuille, un jour d'automne. Il n'y avait rien à faire, il arrivait toujours à me mettre hors de moi en quelques secondes. Ce qu'il pouvait être doué l'enfoiré. J'aurais sans doute dû partir à ce moment et laisser Samuel désouler, seulement je n'étais pas sûre qu'Aidhàn passe la nuit, comme je pouvais avoir raison. ça en devenait absurde de connaitre une personne à ce point. Je le regardais passer ses nerfs sur le pauvre Aidhàn qui jusque là n'avait rien demandé. Après tout si je n'étais pas venu "pleurer" jusqu'à chez lui et que je n'avais pas ouvert ma bouche pour rien, nous n'en serions pas là. Seulement avec des "si"...Blablabla ! « Gamin, ne me donne pas une raison de te cogner. » La situation commençait légèrement à dégénérer, je me levais donc pour m'interposer entre eux. « Sérieusement Samuel, tu frapperais ton cousin, dans son propre appartement, parce que je suis venu chez lui sans qu'il ne demande rien à personne ? Tu en est à ce point-là ? » Cette partie de lui ne m'avait vraiment pas manqué, loin de là. Je ne pouvais malheureusement pas dire la même chose pour le reste, ce serait mentir. « Ce sera sans gaieté de coeur, mais s'il le faut, je le ferais. » J'aurais vraiment voulu me mettre entre eux, pour être sûre qu'aucun mauvais coup ne parte, malheureusement pour Aidhàn leur proximité était bien trop proche pour que je puisse faire quoi que ce soit. « Bordel Sam, tu vas me faire ça, aujourd'hui ? Mais merde arrête un peu d'être un putain d'égoïste et regarde-moi. » Sa rage se faisait sentir dans parcelle de son corps, mais je devais trouver n'importe quoi pour le calmer. « Pourquoi tu ne peux pas accepter le fait que j'avais besoin d'un ami, en particulier aujourd'hui ? » Il devait juste ouvrir les yeux et comprendre à quel point j'étais seule, depuis six ans.




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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Lun 28 Jan - 18:25



Il y avait eu une discussion entre deux êtres si différents l'un de l'autre. Des mots s’enchaînant à vitesse grand V. Simple spectateur de la discussion se déroulant dans son appartement d'ordinaire si paisible. Qu'avait-il bien pu faire de mal pour avoir à subir toute ses représailles? Et Samuel qui le regardait avec d'étranges yeux. Un regard qu'il ne lui avait jamais vu. « En quoi cela me regarde ? Je ne sais pas... peut-être parce qu'Aidhàn s'avère être mon cousin germain et l'idée même que vous entreteniez ce genre de relation dans l'appartement où je réside actuellement ne m'enchante pas. » L'appartement où il résidait. Aidhàn fut un instant content que son aîné n'ai pas dit mon appartement. Puis la situation lui arriva au cerveau. Il se retrouvait entre deux ex, dont l'un semblant très possessif, et celui ci s'imaginait une quelconque relation entre lui et la blonde. Foutaise bien sur, mais celle ci ne niant pas, et lui gardant le silence, il savait que Samuel prendrait les choses comme elle lui semblait être. Et Collins qui tentait de calmer son cousin, de le stopper dans sa douce folie alors que Gabrielle elle ne faisait qu'enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie, reprenant la parole. « Wow, très mature tout ça. Alors, premièrement pour ton information, je connais Aidhàn depuis quoi quatre ou cinq ans quelque chose comme ça. Et jusqu'à ce soir je ne savais même pas que c'était ton cousin, tu vois le choc. Ensuite que ce soit ton appartement ou celui du pape je m'en tape le steak, mais tu ne sais pas à quel point. Et pour finir, n'oublie pas une chose Samuel, je ne suis pas toi... Je ne couche pas avec tout ce qui a un pénis. » Avait elle dit... Aidhàn la regarda alors que ses joues prenaient feux. Jamais il ne s'était sentit aussi gêné qu'à ce moment la. Rêvait-il ou elle venait de le comparer à un simple corps, un simple morceau de viande que l'on prend et que l'on jette. Et puis d'abord, c'était SON appartement et non celui de Samuel. Il avait assez galéré pour enfin quitter la maison de sa mère et vivre seul chez lui, dans sa tranquillité. Et Samuel qui ne semblait pas vouloir écouter ses explications. « Une amie ? Une de ces "amies" que l'on invite le soir, à des heures indécentes pour boire un peu d'alcool dans un appartement désert, c'est cela ? Ce type d'amie ? » C'en était trop pour Aidhàn qui regarda son cousin, le regard sombre et provocateur. « Non mais sérieusement Samuel? Tu penses que je suis le genre d'homme qui invite des "amis" à boire en plein milieu de la nuit? Fous toi ça dans le crane vieux, je ne suis pas comme toi. » C'était dit. Aidhàn en avait fini avec cette discussion qui, en plus de le mettre dans une humeur exécrable lui faisait vraiment peur cette fois. Et Gabrielle qui tentait de calmer son ex petit ami, se mettant entre eux. Mais la jeune femme ne pouvait plus rien contre le plus vieux des Collins. Celui ci avait toujours eu la détermination féroce. Depuis tout petit il avait été celui qui prenait les décisions, qui dirigeait et qui s'en prenait à ceux qui n'allaient pas dans son chemin. Comme Aidhàn en cet instant, apparemment. « Gamin, ne me donne pas une raison de te cogner. Ce sera sans gaieté de coeur, mais s'il le faut, je le ferais. » Aidhàn regardait son cousin droit dans les yeux. Il avait toujours été aussi grand que le plus vieux des garçons, et avait prit l'habitude de baisser la tête pour ne pas être confronté à Samuel. Mais pas cette fois. La peur au ventre il garda son regard droit dans celui noir de Sam, la douleur s'installant peu à peu dans son cou ou les doigts froids s'enfonçaient. Gabrielle n'était plus qu'une ombre, une témoin silencieuse du drame qui se produisait. Aidhàn sentait la fureur, mais aussi la douleur et le dégoût pointer. Lui qui avait toujours prit l'autre homme pour son plus grand modèle ne voyait plus maintenant que le regard fou de celui ci. Homme qui n'hésiterait pas à se battre, à faire du mal à sa propre famille sans hésiter. Homme qui s'en prendrait à ce qui ressemblait le plus à un petit frère dans son univers, et qui était innocent. Sensible, Aidhàn sentit les larmes monter. Il lutta pou ne rien laisser paraître, prit d'une soudaine force et d'une haine sans fondement. « Eh bien vas y cousin, frappes moi. Laisses l'alcool parler pour toi allez! Je n'attends que ça de toute façon, et tu ne seras pas content sans l'avoir fait. Alors vas y frappes moi. Tu veux quoi, que je te mentes? Que je te dise ce que tu veux entendre? Très bien Sam tu l'auras voulu. Oui, je couche avec Gabrielle. Si tu veux savoir on l'a même fait partout dans l'appartement. Le lit dans lequel tu dors, le canapé sur lequel tu te vautres et même la table sur laquelle tu manges. Je la baise t'es content? Tu as ce que tu veux?! » Il avait fini en criant, les yeux brillant et le menton haut. Qu'il se fasse frapper, il n'en avait plus rien à faire. Samuel avait dépassé les bornes. Souriant d'un sourire ironique, il poussa violemment la main de son cousin, riant presque alors que sa main se tendait pour attraper la bouteille de vodka. Qui ne se trouvait plus sur le bar mais étendu au sol. Ce qui eu raison des nerfs du jeune homme épuisé aussi bien physiquement que moralement. « Oh putain mais c'est pas vrai! Mais qu'ai je fais au bon dieu merde! Tu te ramènes, tu m'envahis, tu me bousilles mon alcool! Et puis quoi encore, tu vas allez au lycée et me prendre la seule personne qui compte 'est ça? Tu veux Grace? Tu veux mes amis. Tiens prends tout, j'en veux plus. Tu as gagné Sam tu as encore réussi à ma pourrir la vie! » Ivre de rage l'homme regarda les deux autres, le visage tordu en une affreuse grimace. « Amusez vous bien surtout » et c'est dans cet état qu'il quitta la pièce, plus que remonté. Arrivant dans le salon il s'arrêta, hurlant un bon coup malgré l'heure avancée de la nuit et fini par envoyer son poing dans le mur. Se défouler, vite et bien.

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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mar 29 Jan - 23:55


bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance. nourri de rêves de revanche aurais-je été de ces improbables consciences larmes au milieu d'un torrent. on saura jamais ce qu'on a vraiment dans nos ventres, caché derrière nos apparences. l'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ? ou le pire ou plus beau ? serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau. s'il fallait plus que des mots ?



« Non mais sérieusement Samuel ? Tu penses que je suis le genre d'homme qui invite des "amis" à boire en plein milieu de la nuit ? Fous toi ça dans le crane vieux, je ne suis pas comme toi. » C'était la seconde fois qu'on lui disait la même chose en quelques minutes seulement: " Je ne suis pas comme toi. " Le spiritueux, maintenant totalement absorbé, lui brouillait l'esprit, le rendant nuageux et velouté. Comme il aimait qu'il soit mais, qui ne lui permettait pas d'effectuer des introspections, ou même des simples réflexions, comme il le désirait. Au contraire la tâche semblait extrêmement difficile voir impossible à accomplir, malgré toute sa bonne volonté. Pourtant, en dépit de son mauvais état apparent, il n'arrivait toujours pas ce qu'il y avait de si terrible à être comme lui. L'américain voulut lui répondre, ou soulagé la tension qui s'accumulait dans l'extrémité de ses poings et qui ne demandait qu'à être libéré par n'importe quel moyen lorsqu'on le coupa dans son élan. « Sérieusement Samuel, tu frapperais ton cousin, dans son propre appartement, parce que je suis venu chez lui sans qu'il ne demande rien à personne ? Tu en est à ce point-là ? (...) Bordel Sam, tu vas me faire ça, aujourd'hui ? Mais merde arrête un peu d'être un putain d'égoïste et regarde-moi. Pourquoi tu ne peux pas accepter le fait que j'avais besoin d'un ami, en particulier aujourd'hui ? » Son cœur palpitait dans sa poitrine. En une fraction de seconde Samuel se retrouvait propulsé en pleine mer, à nouveau. L'écume du bleu de ses yeux l'emprisonnait, son regard rivé au sien. Il voyait ses lèvres remuer mais, le son de sa voix ne lui parvenait pas. La tempête était trop forte, il se laissait doucement emportée par les flots... comme une bouteille à la mer. Il se tut tandis qu'elle s'approchait de lui et frôlait son corps. Aucun de ses gestes ne semblaient être originaires de sa propre volonté. Samuel apprécia la manière dont elle prononçait son prénom, la façon dont les syllabes roulaient sur sa langue. Les souvenirs d'une nuit où elle l'avait murmuré lascivement durant des heures le traversa. Ils s'évanouirent au tréfonds de son être, laissant derrière eux une chaleur encombrante. La prises de sa main autour du col du vêtement masculin se desserra et prudemment ses doigts relâchaient la pression qu'ils exerçaient. « Eh bien vas y cousin, frappes moi. Laisses l'alcool parler pour toi allez! Je n'attends que ça de toute façon, et tu ne seras pas content sans l'avoir fait. Alors vas y frappes moi. Tu veux quoi, que je te mentes? Que je te dise ce que tu veux entendre? Très bien Sam tu l'auras voulu. Oui, je couche avec Gabrielle. Si tu veux savoir on l'a même fait partout dans l'appartement. Le lit dans lequel tu dors, le canapé sur lequel tu te vautres et même la table sur laquelle tu manges. Je la baise t'es content ? Tu as ce que tu veux ?! » Samuel, opiniâtre, hocha lentement la tête, tout en essayant de garder un calme olympien, alors qu'à l'intérieur de lui son sang bouillonnait. Il ne lâcha pas les yeux de son interlocuteur maintenant clairement irrité. Ce dernier était devenu, sous la colère, d'une teinte particulièrement et soufflait lourdement par les narines. L'anxiété, c'est un sentiment qui vous prend à la gorge. Elle referme autour de la chair délicate et tendre du cou de longues griffes acérés. Avide, elle vous lacère la peau. Cruel elle vous regarde étouffer, vous débattre, perdre quand même. Mesquine, elle rit de vous, la nuit, lorsque vous êtes seul avec elle.
Samuel pensait ne jamais pouvoir se décourage. Pas maintenant. Il avait fait bien trop de sacrifice pour baisser les bras aux moindres embûches qui croisaient sa route. Il s'était toujours demandé pourquoi lutter, faire tout ce qu'il faisait, vous comprenez ? La réalité c'était qu'il n'avait pas de motif pour aller de l'avant. Une cause qui pouvait le pousser à vivre. Tous les grands hommes ou femmes qui se respectent sont mût par un idéal. La patrie, l'amour, la liberté, la noblesse, la paix, la luxure. Tout le monde, bien ou mal, à un fondement qui rend justifiable ses actions. Une excuse, un prétexte. Appelez le comme il vous plaira. Aujourd'hui c'était différent pourtant. Il y avait une conviction derrière ses actes. Un pouvoir plus grand et profond que lui. Qui le bougeait et qui mutait, avec lui. Et cette force l'avait poussé à tout quitter, à partir, à revivre. Cette même force qui la poussait maintenant ne pas céder, ne pas briser le dernier lien, peut-être même le seul, qui lui restait avec son idéal. Ne pas le frapper, ne pas se laisser submergé. C'était devenu son nouveau mantra et durant de longues et douloureuses minutes cette phrase tourna sens cesse dans esprit envahissant le moindre espace libre. Ne pas perdre le contrôle à nouveau. « Oh putain mais c'est pas vrai! Mais qu'ai je fais au bon dieu merde! Tu te ramènes, tu m'envahis, tu me bousilles mon alcool! Et puis quoi encore, tu vas allez au lycée et me prendre la seule personne qui compte 'est ça? Tu veux Grace? Tu veux mes amis. Tiens prends tout, j'en veux plus. Tu as gagné Sam tu as encore réussi à ma pourrir la vie! (…) Amusez vous bien surtout » Le plus sage aurait été, sans l'ombre d'un doute de prendre le peu de contenance qu'il lui restait et finir cette soirée dans un coin isolé, une salle de bain de préférence. Une baignoire idéalement et attendre que le monde se remette à tourner dans le bon sens. Mais sous le claquement des reproches, Samuel n'était alors qu'une boule de nerfs prête à implosé aux moindres frottements. « Grace ? Qui est cette putain de gonzesse ? » Murmurât-il plus pour lui-même qu'autre chose avant de remarquer son cousin qui se dérobait au conflit en sortant de la pièce. « Je n'en ai certainement pas fini avec toi Aidhàn ! Eh, morveux, ne me fait pas l'affront de me tourner le dos. Toujours occupé à jouer ton rôle de martyr, n'est-ce pas ? Sain et pieu Aidhàn ! Messieurs, dames, regardez comme ce jeune homme est éduqué, admirez sa culture, prosternez-vous devant sa bienveillance. Preux chevalier qui vient au secours de la veuve et de l'orphelin et qui pourtant est sans cesse ravagé par les autres. Jamais apprécié à sa juste valeur. Pauvre garçon. » Ajouta-t-il tout en mimant des gestes amples de ses bras comme pour attirer une foule imaginaire alors que ses mouvements devenaient quelques peu chevrotants. La vodka commençait à altérer son jugement de manière plus qu'efficace maintenant. « Ce n'est qu'une illusion Aidhàn, tu te caches derrière des chimères. C'est beaucoup plus facile de me faire passer, moi comme un autre d'ailleurs, pour un tyran plutôt qu'admettre la vérité. » Le plus jeune des Collins avait déjà quitté les lieux, au milieu de sa tirade mais, peut-importait à l'aîné. Les coups qui lui parvenaient à travers la cloison lui faisait parfaitement comprendre qu'il ne perdait pas une miette de son monologue. « Tu n'es qu'un lâche. » finit-il par dire d'un air sombre, dans une sorte de balbutiement fermées, les épaules droites, la gorge sèche. Ça l'ennuyait même de devoir ouvrir la bouche. Il allait se sentir coupable demain, c'était inévitable. Mais demain était un autre jour. Demain était une notions trop lointaine, inconstante pour son esprit las. Il aura bien le temps de s'en vouloir un jour. Mieux valait des remords que des regrets. Mieux valait être idiot, plutôt.

D'un geste brusque il se mit face à la raison principale du conflit familiale qui se déroulait à présent dans les murs de l'appartement, à huit clos. Il laissa flâner ses yeux sur les longues jambes de la jeune femme. Combien de temps encore pourrait-il admirer ses courbes si parfaite ? Samuel ne savait pas pourquoi il avait pris parti de faire les choses aussi théâtralement. Il avait apparemment un certain goût pour le drame. Sans pourtant, être certain qu'elle pourrait l'entendre, il susurrât d'un ton neutre. « Ton obstination peut parfois être un fardeau, Gabrielle. M'éloigner de ta vie c'était une manière de ne pas te confronter à tes peurs, uhm, pour ne pas avoir à faire un choix entre la raison et ce que te souffle ton coeur, ai-je tord ? » Elle était encore très certainement convaincu que la meilleure chose pour eux était de ne plus jamais se revoir. N'avait-elle, peut-être, pas si tort... Mais cette inconditionnelle peur d'être abandonné, laissé seul, comme il lui était arrivée auparavant avant elle, avec elle, l'empêchait d'avoir un regard objectif sur leur relation. Peu importait combien il était fort physiquement, combien il pouvait paraitre mature et indépendant. Puisque le poids qu'il portait sur les épaules et le coeur était si lourd qu'il effaçait, écrasait, instantanément tout le reste. Parfois l'on rencontre des gens qui valent la peine que l'on se battre pour eux. « Les choses auraient pût être tellement plus simple si nous avions ressentit que de l'indifférence l'un pour l'autre... » D'un geste souple, il s'approcha de l'une des fenêtres de la pièce et l'ouvrit en entier laissant le vent froid s'engouffrait à l'intérieur, lui coupant presque sa respiration dans le fond de sa gorge. Quelques gouttes d'eau tombèrent sur son visage où des hématomes faisaient leur apparition et il se penchant, appuyer contre le rebords, comme prêt à sauter et s'envoler dans les cieux si la situation continuait à paraitre si insupportable à ses yeux. Il ne l'aurait jamais fait évidemment. Il ne savait pas voler après-tout, quand bien même avait-il put essayer plus jeune. « Quelle ironie n'est-ce pas ? Quitter un Collins pour t'en trouver un autre... parceque c'est cela non ? Après ce que le poltron, traite par-dessus le marché, qui me sert de famille vient de me dire tu ne vas pas te mettre à nier, j'espère. » Il passa nerveusement sa main contre sa nuque alors qu'il s'était remis à la fixer. Espérant, qui sait, entrevoir son âme.


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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Mer 30 Jan - 13:42



La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée. La douleur... Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus !

Nous avions plus ou moins échappé au drame. Si vraiment j'avais su qu'on en arriverait là, jamais je n'aurais déplacé mon derrière jusqu'à cet appartement. Mais comment prévoir de telles choses ? Samuel lâchait doucement Aidhàn, tandis que celui-ci en profitait pour s'éloigner. Je m'en voulais de le mettre dans cette situation, mais après tout, ce n'est pas comme-ci j'avais prémédité mon coup. En y repensant, j'aurais dû m'en douter, cette journée se devait d'être horrible, du début à la fin. C'est le destin, voilà tout. C'est totalement perdue dans mes pensées que quelque chose me frappa de plein fouet. D'accord Aidhàn était en colère, je pouvais tout à fait le comprendre et l'admettre, mais là...« Eh bien vas y cousin, frappes moi. Laisses l'alcool parler pour toi allez! Je n'attends que ça de toute façon, et tu ne seras pas content sans l'avoir fait. Alors vas y frappes moi. Tu veux quoi, que je te mentes? Que je te dise ce que tu veux entendre? Très bien Sam tu l'auras voulu. Oui, je couche avec Gabrielle. Si tu veux savoir on l'a même fait partout dans l'appartement. Le lit dans lequel tu dors, le canapé sur lequel tu te vautres et même la table sur laquelle tu manges. Je la baise t'es content ? Tu as ce que tu veux ?! » Je le regardais et ouvrit de grands yeux. D'accord j'avais lancé les hostilités, mais quand même. Que faire ? L'ouvrir encore et empirer les choses ? Non, très mauvaise idée. Jamais je n'avais vu Aidhàn dans un état pareil. La colère avait entièrement pris possession de son corps et ses joues avaient pris une "jolie" teinte rouge. Le retenir ? Mon corps n'en avait plus la force, je ne pouvais plus me battre, comme perdu dans un autre monde je le regardais s'énerver et quitter la pièce sans bouger d'un millimètre. J'étais encore à me demander pourquoi j'étais là, comment les choses avaient-elles pu se détériorer aussi vite ? Et un bruit sourd me sorti de ma léthargie. Aidhàn venait de se défouler sur un pauvre mur qui de toute évidence, n'avait rien demandé à personne.
Pourquoi s'en prendre à lui, alors que l'objet de sa colère ne faisait que de le provoquer à travers des phrases plus puéril les unes que les autres. Je pris alors, la patience de me tourner vers Samuel, regardant Aidhàn quitter la pièce, me laissant seule avec mon passé. Mon passé et son interprétation plus que théâtrale d'une tragédie shakespearienne. Je n'arrivais pas à croire qu'en six ans, il n'est vraiment pas changé, pas même un tout petit peu. L'alcool avait toujours cette foutue emprise sur lui. Et à en voir le spectacle de ce soir, je me demandais même si ce n'était pas pire. « Tu n'es qu'un lâche. » J'osais un froncement de sourcil en l'écoutant déblatérer ses bêtises. Qui était le plus lâche des deux ? Aidhàn d'être parti et surtout d'éviter un conflit, qui de toute évidence n'en valait vraiment pas la peine ou bien lui. Lui qui préfère boire et échapper à on ne sait quelle réalité qui lui déplait ?! Mais, ça...Je me gardais bien de lui dire, je ne voulais pas qu'une fois de plus nous partions dans une discussion qui n'avait pas lieu d'être. Seulement pour ce soir, Samuel avait décidé d'ouvrir un autre débat. C'est donc d'un geste brusque qu'il se plaça face à moi -et sans le vouloir ou peut-être bien que si après tout- et lança les hostilités en parlant de choses dont je n'avais pas envie de parler ce soir. Je n'avais pas la force d'entre ses reproches. « Ton obstination peut parfois être un fardeau, Gabrielle. M'éloigner de ta vie c'était une manière de ne pas te confronter à tes peurs, uhm, pour ne pas avoir à faire un choix entre la raison et ce que te souffle ton coeur, ai-je tord ? » Je soufflais d'exaspération et leva les yeux au ciel. Que répondre à ça franchement, comment lui dire qu'il avait tort, qu'il ne savait rien, que ses suppositions n'étaient que bêtises et calomnies ? « Tu te trompes Samuel, j'ai fait un choix. J'ai choisi de partir et de te quitter. Ma raison a été plus forte que le reste. N'ouvre pas ce débat, tu ne voudrais pas entendre ce que j'ai à te dire. Surtout pas dans ton état. » Il est vrai qu'après tout, il devait avoir le droit à ses explications, c'est ce qu'il recherchait depuis tout ce temps ? Savoir pourquoi je l'avais quitté ? Mais je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. « Les choses auraient pût être tellement plus simple si nous avions ressentit que de l'indifférence l'un pour l'autre... » Je fermais les yeux et le laissait s'éloigner de moi. Il ne devait pas se douter à quel point en ce moment il me faisait souffrir. La douleur était telle, que j'en devenais cruelle. « Mon frère ne serait pas mort si nous avions ressentit que de l'indifférence l'un pour l'autre. » Comment pouvait-il arriver à me faire sentir aussi mal avec quelques mots. « Tu ne sais absolument rien sûr les raisons de mon départ Sam, alors arrête de croire que j'ai voulu tout ça. C'était mieux ainsi c'est tout. » J'aurais voulu m'approcher de lui et le prendre dans mes bras. Lui dire à quel point il m'a manqué ces dernières années et comme la vie sans lui est insupportable. J'aurais aimé qu'il comprenne que malgré ce que je dis ou laisse paraitre, il est toujours la personne la plus importante de ma vie. Mais ça, je ne pouvais pas, je n'avais pas le droit. Et puis d'un coup, sa jalousie maladive me ramena à la réalité. « Quelle ironie n'est-ce pas ? Quitter un Collins pour t'en trouver un autre... parceque c'est cela non ? Après ce que le poltron, traite par-dessus le marché, qui me sert de famille vient de me dire tu ne vas pas te mettre à nier, j'espère. » Il me fixait de cet air que je connaissais que trop bien. Il me scrutait, cherchant quelque chose et ça me déstabilisait au plus au point. « Arrête ça. » Je prenais le risque de m'avancer de quelque pas, sans pour autant le quitter des yeux. « Sam, bon sang. Tu me connais mieux que ça, alors, je t'en pris arrête. Je sais que pour le moment l'alcool parle pour toi et que demain tu t'en voudras. Mais pour l'instant fait abstraction et réalise l'ampleur de ta connerie. Tu sais que je ne suis pas comme ça. » Il n'y avait plus que quelques centimètres qui me séparaient de lui. Quelques ridicules centimètres et j'aurai pu me laisser aller à la douce folie d'un instant de nostalgie.


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MessageSujet: Re: (Aidhàn & Samuel) - Cette journée ne finira donc jamais ?!   Dim 10 Fév - 10:45


« Je n'en ai certainement pas fini avec toi Aidhàn ! Eh, morveux, ne me fait pas l'affront de me tourner le dos. Toujours occupé à jouer ton rôle de martyr, n'est-ce pas ? Sain et pieu Aidhàn ! Messieurs, dames, regardez comme ce jeune homme est éduqué, admirez sa culture, prosternez-vous devant sa bienveillance. Preux chevalier qui vient au secours de la veuve et de l'orphelin et qui pourtant est sans cesse ravagé par les autres. Jamais apprécié à sa juste valeur. Pauvre garçon. » Aidhàn se stoppa net sur le pas de la porte, écoutant. Son esprit faisant des allers retours entre haine et déception. Alors c'était ça la vérité. C'était ce que pensait Samuel de lui? C'était ce que celui qui était comme son frère croyait vraiment? Un pauvre garçon qu'il avait dit, hein? Le jeune ne savait plus quoi dire, quoi faire. Plus quoi penser. Les mots de Sam le poignardaient avec une force irréelle, presque magique. Aidhàn ne savait pas que des mots pouvaient faire si mal, et être si vrais. Toujours à fuir, toujours à se cacher. Ne pas oser dire ce que l'on pense, ne pas oser faire un pas en avant, ne pas oser être sois même de peur d'être jugé, raillé, et haïs. Pourtant il savait au fond de lui qu'il en avait la force. Qu'il pouvait la, se retourner et frapper l'autre homme. Lui montrer sa force, lui montrer qu'il n'a peur de rien. Mais à quoi bon? Mettre la pagaye, le fâcher avec s seule famille, et se faire mal pour rien. Mieux valait être sage et laissé passer. Les mots n'étaient plus dirigés que par l'alcool, tout comme les gestes. Les mouvements de Sam se faisaient saccadés. Aidhàn préféra sortir de la pièce exiguë, alors que l'autre continuait son sermon, ne se rendant pas compte de l'effet destructeur de ses mots. Frapper pour ne pas entendre. Frapper pour ne pas ressentie. Frapper pour oublier. Aidhàn regarda le mur, et la marque d'enfoncement faite à taille des épaules. Une belle trace. Il n'avait même pas sentit l'édifice sous ses doigts. Un mince filet fuyant entre ses doigts, il resta la, à penser. Penser à ce que Sam disait, à ce qu'il entendait. « Ce n'est qu'une illusion Aidhàn, tu te caches derrière des chimères. C'est beaucoup plus facile de me faire passer, moi comme un autre d'ailleurs, pour un tyran plutôt qu'admettre la vérité. Tu n'es qu'un lâche. » Lâche. Laisser les autres choisir à sa place. Autoriser les débordements, les défaites et les rires. Cacher ses sentiments, ses désires, ses joies et ses peines. Haïr le reste du monde en silence, souriant sur son passage. Et fuir au moindre problème, accuser l’adversaire pour éviter l'affrontement. Lâche. Collins prit un moment pour se calmer, les nefs à vifs et des questions pleins la tête. Il était tard, le sommeil lui porterait conseil, peu être. Pour l'instant il n'était que haine. Haine envers ce cousin trop franc qui se ramenait chez lui et bouleversait tout sur son passage. Haine envers tout ces gens, obligés de lui faire part de leurs problèmes. Haine envers lui même, incapable de voir le bon coté des choses, de croire en lui et en sa chance. Haine contre l'appartement mal isolé laissant s'échapper les bribes de la conversation des deux ex. Haine envers la fraîcheur de ce soir d'hiver lui glaçant les os malgré le chauffage. Haine contre la nuit épaisse et silencieuse derrière les fenêtres. Haine contre l'univers, haine contre l'être humain, haine contre l'existence. Haine passagère des soirs de combats.

Il lui fallut un petit moment pour souffler. Il revint en silence dans la salle ou les deux autres parlaient, le sang séchant déjà sur ses phalanges abîmés par le plâtre. « Quelle ironie n'est-ce pas ? Quitter un Collins pour t'en trouver un autre... parce que c'est cela non ? Après ce que le poltron, traître par-dessus le marché, qui me sert de famille vient de me dire tu ne vas pas te mettre à nier, j'espère. » « Arrête ça. Sam, bon sang. Tu me connais mieux que ça, alors, je t'en pris arrête. Je sais que pour le moment l'alcool parle pour toi et que demain tu t'en voudras. Mais pour l'instant fait abstraction et réalise l'ampleur de ta connerie. Tu sais que je ne suis pas comme ça. » Encore un de ces sobriquets rabaissant. Poltron, il n'avait vraiment rien de mieux? La discussion semblait bien parti pour durer des jours et des nuits. Et Collins n'en avait pas la force. Il les coupa, à voix basse et d'un ton froid, les yeux vides et résignés. « Gabrielle bonne soirée. Tu connais le chemin. Si il t'emmerde appelles les flics, je ne me lèverais pas pour lui. Je suis vraiment désolé que tu ais eu à subir cet idiot. Quant à toi Sam tu fermeras l'appartement, et tu nettoieras tes conneries. Contrairement à ce que tu sembles penser je ne suis ni ta femme de ménage ni ton chien. Et sois rassuré, je ne laisserais plus entrer aucune amie chez moi histoire de ne pas passer pour un Don Juan devant ta personne. Sur ce bonne nuit. » Un simple signe de tête vers la jeune blonde, aucun regard pour l'autre homme, et Aidhàn se dirigea vers sa chambre, désormais vidé de toute énergie. Et la peur au ventre à l'idée d'un petit déjeuner en huit clos avec l'autre homme le lendemain.

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