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 Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn

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MessageSujet: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Mer 2 Jan - 17:02

Tu n'as jamais été tendre au lycée, mais tu as été le pire des cons envers Aidhàn, c'était un étudian plus âgé que toi, mais c'était pas ça qui t'effrayait, il avait autant de force et de répondant qu'un bébé né. Pourtant c'est avec ce même jeune homme que tu es devenu ami, tu ne l'a pas reconnu la première fois que tu l'as revu, mais les souvenirs te sont très vite réaparrut en pleine face, de tout ce que tu lui avais fait subir, tu n'en était pas fière, mais tu n'essayais pas de te rattraper, ni même de t'excuser, c'était pas vraiment ton genre. Mais tu faisais comme si de rien n'était.
Pour la soirée, tu n'avais rien de prévu alors tu t'es emparé de ton téléphone portable en tappant vite fait un sms pour Aidhàn « rendez-vous au cabaret, pose pas de question pointe toi à 20h00 ». Tu lui avais jamais laissé le choix, pourquoi commencer maintenant. Il te restait quelques heures pour te préparer pour le cabaret, t'avais envie d'une soirée tranquille et de penser à autre chose que toutes les choses que tu as en tête et qui commence à te rendre fou. Tu as posé ton téléphone sur la table du salon avant de monter dans ta chambre pour prendre une douche, pour ensuite te coiffer, parfumer et t'habiller. En mettant une touche de gel devant le miroir, tu as croisé le regard avec une photo sur ta table de nuit, celle de Jamie, tu as soupiré avant de te laver les mains et de t'emparrer du cadre photo sur ta table de nuit, tu as regardé la jeune femme sur la photo avant de fermer les yeux « notre amour c'est comme le vent, on ne peut pas le voir mais on le ressent », tu as souris bêtement en entendant sa voix, avant d'ouvrir le tiroir et de ranger le cadre dedans. Et tu as fait ça avec toute les photos de ton ex femme. Il fallait tourner la page, et ça commençait avec les photos, tu les ressortiras avec le temps. Tu descendais les escaliers en courant, tout en continuant d'enlever les photos de Jamie, après une heure de recherche dans toute la maison, tu avais enlever la présence de Jamie partout. Tu passais tes mains dans tes cheveux puis ta nuque, avant de te servir un rapide verre de vodka, tu commençais déjà la soirée et c'était pas plus mal. Après trois verre cul sec tu enfilais tes chaussures, mis une touche de parfum. Enfila ta veste en prenant ton porte-feuille.
Tu attrapas tes cléfs avant de sortir de chez toi en enroulant ton écharpe autour de ton coup, tu fermas la porte d'entrée et rentra dans ta voiture, en t'allumant une cigarette. Tu as conduit jusqu'au parking du cabaret qui n'était qu'à quelques kilomètres de ta maison. Tu es sortis en claquant la porte de la voiture et en terminant ta cigarette, tu sentais le froid rentrer dans tes baskets, il était 20h05, tu avais cinq minutes de retard, c'était normal t'as jamais foutu dêtre ponctuel, mais tu savais que Aidhhàn était déjà là. Tu as jeté ta cigarette dans la neige avant de, payer ton entrée et de descendre les escaliers jusqu'à la salle, ou était les tables et le bar. Tu as repéré Aidhàn a une table à droite, tu as enlever ta veste et faufilé entre les tables pour aller jusque vers ton ami. Tu as serré la main de Aidhàn, avant de faire signe au serveur « une vodka s'il vous plait », tu t'es tourné vers le jeune homme à côté de toi, « merci d'être venu », tu as remercié d'un signe de tête le serveur qui t'as ammené ta consomation, tu as bu cul sec ton verre, ça t'était étrange de te retrouver dans cette endroit, mais c'était plutôt sympa, tu venais ici quand t'étais au lycée, ils ont jamais contrôlé ta pièce d'identité, et t'as jamais eu envie d'en faire une fausse. En regardant Aidhàn tu ajoutas « je comprendrais jamais pourquoi tu veux êtres amis, avec le gars qui t'as rendu la vie impossible au lycée. »

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Ven 4 Jan - 14:55


Guillaume Beauchamp
" Y a que la vérité qui blesse "

Aidhàn avait passé sa journée à la bibliothèque. C'était ça le truc chouette avec les vacances scolaires; il avait du temps pour lui. Alors il écumait les rayons à la recherches de nouveautés, de découvertes, de coups de coeurs. Depuis le temps, il avait fini par avoir lu plus de la moitié des bouquins du bâtiment, mais il s'en fichait. La librairie du bous de la rue proposait souvent de nouvelles choses, et il aimait relire encore et encore ses oeuvres favorites. Il avait fini de corriger les derniers devoirs, il avait donc tout son temps pour se détendre. Il avait commencé par se chercher des classiques, histoire de nourrir sa soif de culture, et était tombé sur un de ces romans assez niais aux personnages psychologique et à l'histoire d'amour envoûtante. Depuis quelques temps il s'était découvert une certaine passion pour ceux ci, et ça n'avait absolument rien à voir avec l'adorable blonde aux magnifiques yeux bleus avec qui il travaillait. Non, sa collègue au magnifique sourire -qui au passage ne lui faisait pas du tout tourner la tête bien sur- n'avait absolument aucune influence sur tout ça. Et depuis quelque temps il ne s'imaginait pas non plus être le héros romantique qui finissait avec la belle héroïne, pourquoi diable aurait-il se genre d'idée. Il avait toujours adoré les romans. Petit, il était le chevalier qui vainquait les dragons du bous de son épée pendant que sa mère sortait le soir avec ses innombrables amants. Adolescent, il devenait entre deux enfermement dans les casiers le mystérieux jeune garçon qui régnait silencieusement sur le lycée. C'était son moyen de souffler. S'aventurer dans l'irréel, partir dans le fictif pour oublier la dure réalité. Il avait eu tant de mal à s'intégrer, alors il s'était habitué aux étagère poussiéreuses, aux rayonnages sombres, à la tristesse du lieu sans vie qui aurait déprimé n'importe quel personne. Lui pourtant s'y plaisait vraiment, enfermé dans son cocon de silence et de savoir. La où personne ne venait le déranger. Sauf bien évidemment sa sonnerie de téléphone. En râlant il posa le livre sans y mettre un de ses marques pages de fortunes dedans -aujourd'hui un ticket de caisse du café du quartier- et se laissa basculer du fauteuil où il était posé, le dos contre l'assise du fauteuil, la tête dans le vide et les jambes contre le dossier, totalement à l'envers aussi bien physiquement que mentalement. Enfin arrivé sur ses pieds, il alla chercher son sac et en sorti son téléphone où l'image initialement prévu pour annoncer les sms s'affichait. Il le déverrouilla, l'ouvrit et lu le message de Guillaume. C'était un rendez vous. Très direct et très directif. Comme d'habitude en faite. Aidhàn n'en était même pas choqué. Il avait passé son enfance à être victime de ce genre de personnes. Alors de longues années, il avait obéit, par peur. Peur de finir dans le casier à nouveau, peur de finir le visage boursouflé sous les coups à nouveau, peur de finir humilié à nouveau, peur du regard de sa mère, dégoûtée et honteuse de l'avoir pour fils. Désormais si il obéissait c'était simplement parce qu'il était l'ami de Guillaume. Et qui Guillaume avait toujours été comme ça. Et que Guillaume allait mal. Et que Guillaume avait besoin de lui, tout simplement.

Il avait eu le temps de finir son livre. Bien évidemment, après de longues souffrance le héros avait fini avec la femme de sa vie. Evénement purement fictif puisque de toute façon, ce genre de scénario ne finissait jamais aussi bien. Il en savait quelque chose, la preuve c'est que pour lui, le "grand amour" du "héros" avait, après de nombreuses péripétie, fini en prison sans aucun espoir de la revoir un jour. Il n'était même pas allé la voir derrière les barreaux. Il aurait eu trop mal d'être avec elle sans pouvoir la toucher, l'embrasser. Ils auraient eu tout les deux bien trop mal. Mais bon, à quoi bon penser à tout ça. C'était le passé, tout simplement. Il avait vécu depuis, comme tout le monde. Il avait beau avoir gardé un souvenir fort de la femme, il ne l'aimait plus. Plus comme avant. Il avait la tête ailleurs, et n'en avait parlé à personne. Il avait besoin de se vider. Il allait surement boire comme un trou avant de parler, mais tant pis, ça lui ferait du bien. Guillaume n'avait jamais été son ami. Ils s'étaient haïs des années durant, et puis le temps avait passé. Ils avaient grandit, mûrit. Ils avaient vécu. Aidhàn était passé de vilain petit canard à cygne à peu près potable, et Beauchamp lui était passé de petit salopard à veuf amoureux. Grand changement. Dès lors, Collins n'avait plus jamais pu le haïr. Il avait cette qualité, ou bien défaut. Il ne pouvait pas détester les gens qui souffraient. Une sorte de compassion malsaine pour lui des lors qu'il se prenait d’affection pour ses tortionnaires. Tortionnaire qui était en retard. Aidhàn regarda son verre et hésita à commencer sans l'autre homme à boire. Il ne se posa pas la question très longtemps puisque celui ci arriva, en retard de quelques minutes à peine. Il le salua, s'installa et commanda le même liquide russe. « Tu sais bien que je ne peux rien te refuser. Et puis il n'y avait rien à la télé » Il sourit à l'autre homme -son ami? son ennemi? il n'aurait su dire- puis écouta sa question, et se mit à réfléchir. Il n'y avait pas de réponse, tout simplement. « Arrêtes de réfléchir un peu, tu veux? J'ai toujours été le taré de toute façon... C'est normal que je veuilles être l'ami de tout le monde » Il avait insisté sur le mot taré, bien plus qu'il ne l'aurait voulu. C'est qu'il l'avait entendu ce mot, des tas de fois, des tas de rires et de cris dans les cours d'écoles. Il se mordit la lèvre pour ne pas y penser et regarda son ami « Bon alors, tu voulais me parler? »

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Ven 4 Jan - 20:36

Tu savais que ce tu avais lui dire n’était pas à l’origine de toutes catastrophes dans le monde, mais c’était simplement un bon dans le passé, un truc qui lui avait vraiment tenu à cœur et tu avais fait en sorte que ce moment n’existe jamais, tu lui avais rabâché les oreilles avec des mensonges honteux. Mais aujourd’hui c’était con, bien trop loin pour s’en souvenir mais s’il voulait vraiment être ton ami, et un des seuls sur qui tu peux compter à ce jour, il fallait qu’il sache la vérité. Mais pour l’instant tu sirotais ton verre d’une traite. « Tu sais bien que je ne peux rien te refuser. Et puis il n'y avait rien à la télé ». Tu souriais à ton tour pour faire bonne façon car tu savais au fond que tu ne lui avais pas laissé vraiment le choix, mais ça avait toujours été ton problème tu n’as jamais laissé le choix à personne, tout le monde devait faire comme tu le décidais. C’était encore une partie de toi qui ne te dérangeait pas trop, pire tu adorais ça aucune personne qui ne te contredis c’est le pied. « Arrêtes de réfléchir un peu, tu veux? J'ai toujours été le taré de toute façon... C'est normal que je veuilles être l'ami de tout le monde ». Tu as passé une main dans tes cheveux le plus naturellement du monde, avant de faire un signe à une serveuse pour qu’elle te serve à nouveau la même chose. . « Tu sais que j’ai jamais été doué pour réfléchir » tu marquas une pose de quelques minutes, reprenant ton souffle « toi le taré ? Et moi alors ? J’étais l’ange Gabrielle ? » Tu affichais un petit sourire, les lumières ont commencés à ce tamisé, le spectacle allait bientôt commencer mais tu savais que les premiers spectacles n’étaient pas les plus intéressant alors tu te redressas sur ton siège en regardant Aidhàn en face de toi. « Bon alors, tu voulais me parler? » tu te raclas la gorge légèrement « bon déjà promet moi dans pas prendre mal ce que je vais te dire » tu regardais le jeune homme tout en évitant son regard, tu avais l’impression de rendre cette situation encore plus tragique que ça ne l’était à la base si encore c’était tragique mais sa ça restait à voir. « Tu te souviens au lycée ? » en même temps c’est pas comme si vous aviez cent ans et vous aviez été au lycée il y a quatre-vingt trois ans. Tu passas une nouvelle fois ta main dans les cheveux, avant de te pincer l’arête du nez, bon aller accouche maintenant Guillaume sinon ça sortiras jamais « enfin plus précisément tu te souviens de cette prof ? ». Et bien quel précision il devait y avoir au moins cent cinquante prof dans ce lycée, ha qu'elle était belle celle là. La prof ? non bien sur que non, cette précision. « La prof avec qui t'as couché », et bien la voilà ta précision, celle là elle est parfaite. « Oui celle que j'ai dit que j'avais aussi couché. Aidhàn t'as pas couché avec cinquante prof non plus ! » comme si il se souvenait pas de cette prof. on maintenant faut aller jusqu'au bout, pas se disperser dans ses bavardages « ben je t'ai menti au lycée, j'ai pas couché avec. Mais je voulais pas que tu sois cool. Tout les mecs, même mon frère trouvait ça cool que t'aies couché avec une prof.. »

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Sam 5 Jan - 16:27


Guillaume Beauchamp
" Y a que la vérité qui blesse "

La soirée promettait d'être sympa. Passer du temps avec ses amis était un truc sympa de toute façon, non? Aidhàn n'avait pas énormément d'exemple en matière de soirée entre potes. Il finissait plus souvent seul dans un petit bar qu'avec des potes à rire. C'était comme ça, les habitudes avaient la vie dure. Mais avec Guillaume il savait que ça se passerait autrement. Ils allaient parler, regarder peu être les danseuses, et boire. La deuxième option n'était pas des plus tentantes, mais après tout il était jeune, et seul. Il pouvait regarder un peu de temps en temps non? Même si il risquait de vite les comparer à des tableaux, ou bien des héroïnes de romans. Il n'avait jamais été très porté sur ce genre de spectacles. Cela lui rappelait assez étrangement sa mère. Elle aurait pu être une de ces filles. Elle l'avait surement été. Mais s'imaginer sa mère dans ce genre de moment était tout sauf une bonne idée. Il préféra se concentrer sur le goût du liquide amer qu'il faisait prestement couler entre ses lèvres. Doucement, savourant toute la palette de sensation qui s'offrait à lui. La brûlure de l'alcool, la frénésie du moment, la vapeur qui monte à la tête, et Guillaume qui en recommandait un en plaisantant. « Toi le taré ? Et moi alors ? J’étais l’ange Gabriel ? » Aidhàn ne pu s'empêcher de rire devant la répartie de son ami. Bon, en effet, il n'avait rien d'un ange. Il n'avait jamais rien eu d'un ange. Il rigola doucement tout en posant son verre à moitié plein sur la table, regardant son Beauchamp. « Toi un ange? Tu parles.. Non mais j'en sais rien tu sais, c'était tes potes qui m’appelaient comme ça. » Un mince sourire, il attrapa son verre et le vida d'un coup. L'alcool lui monta à la tête quelques secondes puis ses idées redevinrent clairs. Ne jamais boire vite si on voulait garder toute ses fonctions cérébrales en état. Aidhàn se demandait si ils parleraient ange et amitié toute la soirée. Guillaume semblait préoccupé à dire vrai. Ce qui inquiétait assez Aidhàn. Il savait que son ami n'avait pas eu la vie facile ces temps si, et son état présageait une nouvelle galère. Cette fois si Aidhàn serait la pour lui. Il allait lui dire de parler quand Guillaume se redressa, parlant avec une once d'anxiété dans la voix. « bon déjà promet moi dans pas prendre mal ce que je vais te dire » Aidhàn perdit de suite son sourire. Cette phrase ne lui disait rien de bon, rien du tout. Il regarda son ami, cherchant ce que l'autre avait bien pu faire ou dire. Un instant l'image de Grace dans les bras de Beauchamp prit place dans l'esprit du professeur qui chassa cette affreuse image rapidement. Guillaume ne la connaissait pas, ce devait être autre chose. Mais il ne voyait absolument pas quoi. C'est alors que Guillaume se mit à parler du passé. Du douloureux. « Me souvenir de quoi? » Sur le coup il ne voyait pas trop de quoi voulait parler Guillaume. Fronçant les sourcils, il attendit la suite avec impatience, et nu fut pas déçu. « enfin plus précisément tu te souviens de cette prof ? » Outch. Guillaume parlait de prof. Et pour Aidhàn, prof voulait dire amour et douleur. Il savait très bien de quoi Guillaume voulait parler, pourtant son cerveau refusa de fonctionner comme il aurait du. « Je ne vois pas de quoi tu.... » « La prof avec qui t'as couché » Le coeur d'Aidhàn avait eu un raté. Il parlait peu de cette histoire. Il ne parlait pas de cette histoire. Elle avait été trop douloureuse. Parce que cette femme avait fini loin de lui. En prison. Et parce que quelques jours après il était la risé de tous, à cause entre autre de son cher ami Guillaume. Il déglutit difficilement devant se souvenir, et tenta de reprendre une forme moins confite « Je suis désolé, je ne vois vraiment pas de qui tu... » « Oui celle que j'ai dit que j'avais aussi couché. Aidhàn t'as pas couché avec cinquante prof non plus ! » Celui ci se renfrogna. Voilà où était le problème, ou il avait toujours, toujours été. Ce mot, ce mot vulgaire et sans véritable intérêt, ce mot qui ne voulait rien dire, mais qui disait tout. « ben je t'ai menti au lycée, j'ai pas couché avec. Mais je voulais pas que tu sois cool. Tout les mecs, même mon frère trouvait ça cool que t'aies couché avec une prof.. » Un faible sourire s'afficha sur le visage de l'homme alors qu'il commandait un nouveau verre. Il resta un moment la, le regard dans le vide, puis attrapa le verre et en but doucement tout le contenu, gorgé par gorgé, se concentrant sur la brûlure du liquide plutôt que sur les mots de l'autre homme. Coucher, et puis quoi encore. « J'ai pas couché avec elle... » Sa voix n'avait été qu'un murmure et il doutait que son ami l'ai entendu. Il recommença, plus fort. « J'ai pas couché avec elle. Enfin si bien sur mais.. J'ai pas juste couché avec elle, une fois.... On était ensemble, genre vraiment ensemble » Il tourna la tête vers Beauchamp, troublé, et se lança, ce qu'il n'avait pas fait depuis onze ans. « Vous trouviez ça cool? C'était pas cool, enfin... On était amoureux, et c'était bien, on était heureux tu vois. Et ma mère l'a découvert, et cette pute a appelée les flics. Et elle croupit en taule. J'étais paumé, je venais de perdre la seule personne qui ne m'avait jamais aimé, et pour votre propre fierté tes potes et toi vous avez mentis. Chapeau. » Il déglutit et passa une main sur son visage, pensif. Il n'avait pas été la voir en taule, parce qu'il avait cru tout ça vrai. C'était du passé, c'était fini. Il commanda à nouveau un verre. Il aurait besoin de se saouler ce soir, c'était trop tard pour ne rien faire. « C'est.. pas grave, c'est du passé. C'est juste que les gens pensent que c'était... que du sexe. Mais c'était pas ça, pas du tout. J'étais amoureux.. C'est con non? » Un petit sourire, il attrapa le verre fraîchement posé et l'entama avant de relever la tête, souriant « Tu vas rire, mais avant elle je n'avais même pas eu de copine, jamais embrassé personne,que dal. »

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Sam 5 Jan - 18:50

Tu venais de lui avouer que t'avais pas couché avec cette femme, pourtant les années avant tu avais menti pour que personne ne le trouve cool, c'était ton souffre douleur. Et tu adorais ça, l'enfermer dans des casiers et lui faire la misère. C'était Jamie qui t'avais calmé, mais le seul faite de penser à elle t'a démuni de toute autres émotion, tu as bu une gorgée de ce liquide russe, tu le sentais descendre dans ta gorge, ces vapeurs alcoolisée qui remontait à ton cerveau, tu adorais cette sensation. « J'ai pas couché avec elle... ». Pardon ? Il a pas couché avec elle, et toi tu viens de lui avouer ton mensonge pour lui faire plaisirs, c'était quoi ce bordel. T'étais près à l'engueuler comme tu l'as toujours fait. « J'ai pas couché avec elle. Enfin si bien sur mais.. J'ai pas juste couché avec elle, une fois.... On était ensemble, genre vraiment ensemble ». Tu t'es remis au fond de ton siège, tu bondiras comme un guépard plus tard, tu te l'es fermé et tu l'as laissé continué tu voyais qu'il avait jamais parlé de cette histoire à personne. « Vous trouviez ça cool? C'était pas cool, enfin... On était amoureux, et c'était bien, on était heureux tu vois. Et ma mère l'a découvert, et cette pute a appelée les flics. Et elle croupit en taule. J'étais paumé, je venais de perdre la seule personne qui ne m'avait jamais aimé, et pour votre propre fierté tes potes et toi vous avez mentis. Chapeau. ». Tu as fini ton verre en le laissant parler, avant d'esquisse ce sourire, un sourire que connaissait Aidhàn par coeur, tu n'avais pas de casier certes mais tu n'aimais pas qu'on te parle comme ça « c'est pas notre faute si t'as pas le cran de le dire haut et fort. Ta mère ? Mais ta mère c'est une conne elle aurait fait n'importe quoi pour te rendre malheureux. Merde à la fin soit un homme, ne remet pas la faute sur les autres. On a mentis et alors ? C'est nous qui l'avons envoyé en prison ? non je crois pas ! » Tu levas les yeux au ciel avant de te laisser tomber sur le dossier de ta chaise, la soirée commençait bien, si vous vous enguiliez comme ça. Mais après tout oui tu as menti, mais t'es pas responsable de sa mère, qui a envoyer cette prof en prison, tu n'avais rien à te repprocher ormis ce mensonge et encore, si on considère la chose tu lui a presque rendu service, puisque c'est pas lui qui à été convoqué chez le proviseur, puisque la rhumeur était arrivée jusque dans ses oreilles, mais il n'avait rien ajouté, pas quand ton père signai de gros chèque pour l'école, pas quand l'argent été en jeux. « Tu vas rire, mais avant elle je n'avais même pas eu de copine, jamais embrassé personne,quel dal. ». Il était devenu mélo dramatique maintenant c'était la meilleur, tu passais une main dans tes cheveux avant de re-commander une nouvelle boisson. « Et alors ? Aidhàn bon dieu, mais t'es encore le même à l'heure ou l'on parle. Qu'est-ce-que tu attends ? J'ai l'impression que t'as connu que cette femme dans ta vie. Mais t'étais pas marié avec ! t'as jamais eu le cranc d'aller voir d'autre fille. Elle croupit en prison ? Mais t'as jamais rien fait pour elle, et tu me parles d'amour ? Toi t'étais amoureux. Mais mon gars quand t'es amoureux tu fais tout pour la personne que t'aime. Moi à ta place j'aurait été défoncé la prison j'aurais tout fait pour la sortir de là. Mais t'es un trouillard qui saura jamais ou cette relation aurait pu aller. » Tu repris ton souffle, en te calmant sur ton siège, et en buvant une gorgée de vodka qu'on venait de te ramener.

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Dim 6 Jan - 0:52


Guillaume Beauchamp
" Y a que la vérité qui blesse "

Il avait dit sympa? En deux temps trois mouvements l'ambiance était devenue lourde, un calvaire, une puits sans fin dans lequel il tombait. Mais est ce une chute si l'on ne touche jamais le sol? Il tombait, tombait, tombait. Un enfer sans fin, au pays du souvenir, de la douleur, des faux semblants et du passé. Quel idée avait-il eu de venir. Si c'était pour s'en prendre plein la gueule, merci. Tout avait pourtant bien commencé. Et voilà que Guillaume avait apporté le sujet. Ce sujet la, le sujet tabou, celui dont Aidhàn n'avait plus parlé depuis une éternité. après tout, que d'autre que sa mère savait la vérité quant à la relation du jeune et de sa professeur? Guillaume désormais, et après? Pas grand monde. Il était le mineur qui avait couché avec une adulte, un professeur qui ne pourrait plus jamais enseigner par sa faute. Une femme qui avait perdu sa famille, son boulot, tout. Et il n'était pas allé la voir. Une connerie d'adolescent, une peur sourde de souffrir, un simple égoïsme. Un égoïsme brûlant que personne n'avait jamais osé lui jeter au visage. « c'est pas notre faute si t'as pas le cran de le dire haut et fort. Ta mère ? Mais ta mère c'est une conne elle aurait fait n'importe quoi pour te rendre malheureux. Merde à la fin soit un homme, ne remet pas la faute sur les autres. On a mentis et alors ? C'est nous qui l'avons envoyé en prison ? non je crois pas ! » Aidhàn serra les dents. Taper un scandale alors que le spectacle commençait était une mauvaise idée. Surtout que chaque mot de son ami le lasserait avec une étonnante force. Il avait raison, après tout. Il n'avait aucun cran, aucun courage; il était lâche. Une honte. Un homme sans force, à peine un homme. Guillaume lui renvoyait ses erreurs à la figure, le cinglant avec une force sans précédent. Voilà pourquoi il n'aimait pas parler de tout ça. Parce que la douleur était encore présente, vive. Non pas d'avoir perdu l'être cher, mais ne pas avoir été capable de se battre pour. « Tu ne sais rien, tu ne sais pas ce que c'était, tu ne comprends pas, tu ne peux pas comprendre Guillaume... Tout est allé trop vite, je n'étais pas prêt à tout ça. Vos blagues ne sont même pas importante, j'ai passé l'éponge la dessus » Cétait vrai après tout. Il avait passé l'éponge, parce que c'était comme ça. Il y avait les loups, qui mangeaient, et les moutons qui se faisaient manger. Et il était un mouton. La dure loi de la jungle, comme il s'en était vite rendu compte. Il avait toujours été le faible, et s'était habitué à cette vie, sans jamais se poser de question, sans jamais tenter de changer. Il avait cru si longtemps qu'un homme ne pouvait changer son étoile qu'il n'avait pas cherché à changer la sienne. « Et alors ? Aidhàn bon dieu, mais t'es encore le même à l'heure ou l'on parle. Qu'est-ce-que tu attends ? J'ai l'impression que t'as connu que cette femme dans ta vie. Mais t'étais pas marié avec ! t'as jamais eu le cran d'aller voir d'autre fille. Elle croupit en prison ? Mais t'as jamais rien fait pour elle, et tu me parles d'amour ? Toi t'étais amoureux. Mais mon gars quand t'es amoureux tu fais tout pour la personne que t'aime. Moi à ta place j'aurait été défoncé la prison j'aurais tout fait pour la sortir de là. Mais t'es un trouillard qui saura jamais ou cette relation aurait pu aller. » Cette fois s'en était trop. Aidhàn attrapa la table et s'y cramponna si fort que ses phalanges virèrent au blanc. C'était soit sa, soit abattre son poing dans le visage de l'autre homme. Chose qu'il aurait tant aimé faire plus jeune, mais l'autre avait toujours été le plus fort, jusqu'à maintenant. Il n'avait pas changé, c'est ce que disait Guillaume?. Il n'avait pas changé. C'était trop drôle. « Pas changé? Mais merde, qu'est ce que tu sais de moi? Rien, rien du tout. Alors je ne te permet pas de me juger. Et puis je t'emmerde, c'est ma vie! Ça te regarde si j'ai eu d'autres femmes dans ma vie? Parce que j'en ai eu figures toi! Même plusieurs. J'ai reprit ma vie en main je.. Je ne suis pas un trouillard. Si j'ai rien fait, c'est que j'avais mes raisons. » Il se calma alors que son esprit s'embrouillait. Guillaume avait tord, n'est ce pas? Il avait tord, sur toute la ligne. Il n'était pas un trouillard, il n'avait pas peur de parler à Grace il... Il soupira et baissa la tête « Tu as raison, c'est ça le pire... J'ai merdé, j'ai trop merdé. J'suis un incapable, même pas foutu de dire bonjour correctement à la fille qui me plait... » Un grimace, une gorgée d'alcool, un soupir. Il était fragile. Il avait besoin d'aide. « J'aurais aimé être comme toi. »

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MessageSujet: Re: Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn   Dim 6 Jan - 12:47

« Tu ne sais rien, tu ne sais pas ce que c'était, tu ne comprends pas, tu ne peux pas comprendre Guillaume... Tout est allé trop vite, je n'étais pas prêt à tout ça. Vos blagues ne sont même pas importante, j'ai passé l'éponge la dessus », tu ne pouvais pas comprendre ? Il était sérieux ? Toi tu ne pouvais pas comprendre ce qu'il a ressentit ? Ce qu'est l'amour, toi tu pouvais pas le comprendre... alors qui pourrait comprendre Aidhàn. « Je peux pas te comprendre ? Je peux pas comprendre ce que c'est l'amour ? ça t'es tombé dessus. Tu te fous de moi. T'étais pas près à aimer, mais laisse moi rire. Je suis la seule personne qui pourrait te comprendre. » Tu marquas une pause, une courte pause, le temps de reprendre ta respiration « moi par amour je me suis marié, moi par amour j'ai respecter le dernier souhait de celle qui est devenu ma femme. Moi par amour je l'ai regardé se vider de ses forces jours après jour. Moi par amour j'ai regardé ma femme partir. Alors me parle pas d'amour Aidhàn. », tu as vidé ton nouveau verre d'un trait, les effets de l'alcool commençait à ce faire sentir dans ta tête et dans tes veines. « Pas changé? Mais merde, qu'est ce que tu sais de moi? Rien, rien du tout. Alors je ne te permet pas de me juger. Et puis je t'emmerde, c'est ma vie! Ça te regarde si j'ai eu d'autres femmes dans ma vie? Parce que j'en ai eu figures toi! Même plusieurs. J'ai reprit ma vie en main je.. Je ne suis pas un trouillard. Si j'ai rien fait, c'est que j'avais mes raisons. », t'es sourciles ce sont arqué tout seul, tu le regardais s'enfoncer encore plus profond dans ses mensonges, mais si il avait envie de se metir à lui même après tout c'était sa faute, sa faute si il se cachait la stricte vérité, sa faute si il ne faisait rien, sa faute si il était peureux. « Tu as raison, c'est ça le pire... J'ai merdé, j'ai trop merdé. J'suis un incapable, même pas foutu de dire bonjour correctement à la fille qui me plait... ». Si vous continué sur ce sujet, y'en a un des deux qui va verser sa larme et au stade ou en est moi je parie sur Aidhàn « J'aurais aimé être comme toi. » Cette phrase te fit réagir, comme si on avait bondit sur toi, il aurait aimé être comme toi. Toi alors que toi tu faisais tout pour pas te ressembler, t'étais une brute méchante, tu te moquais de tout le monde, personne ausait t'approcher, tu avais des amis, mais au fond t'étais seul. Il voulait ressemler à ça. A toi. « Tu aurais voulu être moi, le méchant, le sans ami et solitaire ? Moi le seul mec de dix huit capabe de tomber amoureux d'une femme condamnée ? T'aurais voulu me ressembler ? Mais je suis pas capable de saluer la femme qui me plait non plus. ». Si tout ça t'aurais évité de connaître Jamie, tu l'aimais, tu l'aime toujours et encore jusqu'à ta mort. Mais c'est trop dur pour un gamin de dix huit de vivre tout ça. Regarder ce que ça donne, un grand gamin de vingt cinq ans pas capable de dire bonjour à une fille.

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MessageSujet: i   Dim 6 Jan - 21:19


Guillaume Beauchamp
" Y a que la vérité qui blesse "

Les souvenirs. Patchwork complexe de sentiments, d'émotions, d'images, d'odeurs, de sons, de sensations. Parfois heureux, parfois malheureux. Le souffle chaud d'un vent de mai sur son visage. L'odeur douce de la pluie sur les routes chaudes de juillet. Le cri des enfants, sur la plage. Le bonheur d'un premier amour. La souffrance d'une disparition. Tant de moments oubliés et pourtant toujours présents. L'humain garde bien plus de souvenir qu'il ne le pense. Il ne se rend pas compte de ça. Tout ce savoir, emmagasiné, ces moments gardés en mémoire. Ils reviennent dans certains moment. Le retour d'un parfum de glace d'enfance, le souvenir jusqu'alors oublié d'un lieu. L'image marquée à jamais d'un moment prit comme ça. Un moment simple comme une simple tasse de café au coin du feu. Des sensations de déjà vus aussi, lorsque les deux cortex cérébraux du cerveaux fonctionnent avec quelques secondes de différence. Le souvenir heureux du sourire de la mère. Puis la réalité. Les rêves sont des souvenirs. Et les souvenirs nos rêves. Au fil du temps l'esprit en crée de nouveaux. Il change des détails, il les rends plus doux. Un souvenir n'est jamais parfaitement exact. Il est embellit, ou au contraire, vu pire qu'il ne l'était à l'origine. Un moment n'est jamais revécu exactement de la même façon. Ce plat délicieux est toujours moins bon la deuxième fois. Le paysage est toujours plus fade que dans ses souvenirs. Le bonheur est toujours plus lointain et chétif que l'on ne pensait. Les mots toujours plus acerbes. « Je peux pas te comprendre ? Je peux pas comprendre ce que c'est l'amour ? ça t'es tombé dessus. Tu te fous de moi. T'étais pas près à aimer, mais laisse moi rire. Je suis la seule personne qui pourrait te comprendre. » Il ne comprenait rien, rien à rien. Aidhàn par ses mots n'avait pas parlé d'amour. Il avait parlé de perte. De trahison. De peur. De force. De courage. De vie. Il regarda son verre quasiment vide. Le boire, c'était accepter de se taire. Accepter de ne plus lutter. Noyer son foutu chagrin, c'était se voiler la face. C'était être faible. Il avait toujours été faible. Il avait envie de changer, un peu. Rien qu'un peu, quelques défauts à estomper, et du courage à prendre. « Moi par amour je me suis marié, moi par amour j'ai respecté le dernier souhait de celle qui est devenu ma femme. Moi par amour je l'ai regardé se vider de ses forces jours après jour. Moi par amour j'ai regardé ma femme partir. Alors me parle pas d'amour Aidhàn. » C'était facile. Parler de la mort était facile. L'affronter l'était moins. Guillaume l'avait affronté. Et il n'en était pas revenu indemne. Aidhàn lui avait affronté l'absence. Deux maux similaires, aussi dur l'un que l'autre. Et pourtant ils étaient si différents. L'épouse de Guillaume était morte, elle ne souffrait plus. Il avait tout fait pour elle. Il avait choisit cette vie, avec elle. Il avait choisit d'être la malgré la maladie. Il avait fait le choix, le bon choix, et l'avait assumé. Aidhàn lui avait été un simple spectateur de sa décente aux enfers. Il était tombé amoureux comme on tombe d'un balcon. La chute avait été longue, et l'arrivé douloureuse. Il avait vu sa vie partir en fumée sans réussir à la rattrapée. Il s'était morfondu toute ces années au lieu de vivre. Guillaume venait de lui démontrer ce qu'il savait depuis toujours. Il était faible, et Guillaume était fort. Et il avoua la vérité à son ami. Il avait durant la soirée douté de ce fait, mais il en était sur désormais. Guillaume était son ami. Celui qui conseil, remet dans le droit chemin. CétaitCette soirée catastrophe était une bénédiction. Un coup de pouce. Une leçon à tirer. Il devait se laisser vivre, et oser. Il n'y arriverait pas, pas si rapidement; mais il essayerait. Encore et encore. « Tu aurais voulu être moi, le méchant, le sans ami et solitaire ? Moi le seul mec de dix huit capable de tomber amoureux d'une femme condamnée ? T'aurais voulu me ressembler ? Mais je suis pas capable de saluer la femme qui me plait non plus. » « Tu vois, tu viens de me prouver que j'ai raison pourtant. Tu le dis toi même. Tu es tombé amoureux d'une femme condamnée. Et au lieu de fuir, d'oublier tes sentiments pour ne pas souffrir, tu l'as épousé. Et tu t'es battu à ses cotés. Mec c'est la plus belle preuve d'amour qu'il m'ai été donné de voir. Tu étais sans ami? Solitaire? Mais enfin ouvres les yeux, tu pouvais avoir qui tu voulais. Tu t’entourais peu être mal, mais n'importe qui aurait pu être on ami, aurait voulu être ton ami. Moi j'aurais pu. Tu t'es enfermé dans les stéréotypes de l'ado de bande, sans véritablement réfléchir. Et tu as changé pour la femme que tu aimes. J'aurais aimé être toi. J'aurais pu faire tant de choses. J'aurais pu changer des vies. Tu aurais pu changer des vies. Tu en as changé, et tu en changeras. Arrêtes de vivre dans le passé. Ta femme aurait voulu que tu te trouve quelqu'un. Elle voulait ton bonheur, alors redevient celui qu'elle aimait et fait lui plaisir veux-tu. » Sur ce il se leva. Pas très serein, pas très bien, mais vidé et calme. Une sorte de visite au confessionnal pour purger son âme et son esprit. Son coeur aussi. Il sorti de quoi payer les consommations, posa l'argent sur la table et donna un tape sur l'épaule de l'autre homme. « Merci Guillaume. Pour tout. » Un simple sourire, le coeur plus léger, puis il sortit. Peu être qu'il rentrerait, dormirait et oublierait. Ou peu être qu'il réfléchirait, et changerait. Si la deuxième option se profilait, alors ce serait grâce à son ami, et à lui seul.

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Y a que la vérité qui blesse ~ Aidhàn

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