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 comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ~ sarah

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MessageSujet: comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ~ sarah   comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ~ sarah EmptyMar 1 Jan - 22:58

Comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas...
Aussi longtemps que mes souvenirs remontaient, j’avais toujours été en désaccord avec mon père, une incompréhension qui n’avait fait que s’accentuer au fils des années. Le début de mon adolescence avait été un tournant dans notre relation père/fille, en effet, c’est à cette période que j’avais vraiment commencé à affirmer haut et fort mes convictions. J’avais toujours eu mes propres convictions certes, mais lorsque vous entendez une enfant vous dire qu’elle voulait devenir danseuse classique ou championne d’équitation, c’était bien plus gérable qu’entendre une adolescente clamer haut et fort son désir de faire le total contraire de ce que son père lui dictait. Ce qui avait toujours été clair dans ma tête et que je n’avais cessé de rabâcher dans des excès de colère pendant toutes ces années c’était simplement que quoiqu’il arrive, je n’accepterais jamais de suivre une voie qui n’était pas faite pour moi, entreprise familial ou non, j’étais différente de mon père, il fallait qu’il le comprenne.
Heureusement pour moi, j’avais toujours eu une alliée de taille, sans aucun doute la personne qui me comprenait le plus et qui avait le don de me faire garder espoir, même dans les pires moments. Cette personne n’était autre que ma mère, elle avait vu venir ma rébellion depuis bien longtemps, dès mon plus jeune âge, lorsque je lui avais expliqué que je ne laisserais personne me choisir mon futur fiancé. De là, à s’imaginer qu’un véritable fossé allait par la suite me séparer de mon père, à cette époque elle n’avait certainement pas pensé les mesures que la situation prendrait. Malgré le fait que je me plaisais à faire enrager mon paternel davantage de jour en jour, il ne fallait pas croire que cette situation m’amusait réellement, bien au contraire, au fond de moi j’en souffrais. J’aimais mon père et pourtant je ne cessais de lui balancer le contraire à la figure, c’était devenu une habitude, et la seule façon que j’avais trouvé pour exprimer cette souffrance était justement de repousser mes limites, de faire n’importe quoi pour le faire sortir de ses gonds et pouvoir me venger de ce que je vivais au quotidien, par la même occasion.

« J’en ai rien à faire, j’ai pas envie de t’entendre, de toute façon tu ne me comprendras jamais ! » Nouveau claquement de porte, je me réfugiais dans ma chambre et me jetais dans mon lit, allongée sur le dos le regard rivé sur le plafond, essayant au mieux de me calmer. Une nouvelle dispute avec mon père, rien d’inhabituel en soit, c’était presque tous les jours le cas et ce n’était sûrement pas près de s’arrêter… Je poussais un profond soupir. J’avais eu droit à une réprimande après la mauvaise appréciation de l’un de mes professeurs. Malgré le fait que je détestais la filière que j’avais été forcée de suivre, j’avais toujours fait un maximum d’efforts pour avoir de bons résultats, il faut dire que j’avais toujours été bonne élève et avait de grande facilités que je n’exploitais sans doute pas suffisamment, certes, mais tout de même... Sauf que ces derniers temps en particuliers, les nombreuses disputes n’avaient fait que me décourager davantage et mes résultats s’en ressentaient… Ce qui n’avait pas échappé à mon père qui les suivait de très près bien évidemment. Puis comme d’habitude, cela avait dérivé sur le sujet qui fâche, l’école d’art, le fait que je ne voulais pas reprendre l’entreprise familiale etc etc…
Au bout de quelques minutes, j’entendais frapper timidement à ma porte. Je me redressais dans mon lit en tendant l’oreille. Cela ne pouvait pas être mon père, le sujet était clos pour ce soir-là et comme d’habitude nous allions finir la soirée sans nous adresser un mot… « Maman c’est toi ? » Après confirmation, je lui proposais d’entrer, troublée par cette nouvelle dispute mais rassurée de pouvoir trouver une oreille attentive plutôt que de passer la soirée à pester intérieurement contre mon père.
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MessageSujet: Re: comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ~ sarah   comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ~ sarah EmptyMer 2 Jan - 17:08

❝ comme un cercle sans fin, un cauchemar qui n'en finit pas... ❞
Tu avais pris une journée de congé, tes employés pouvaient très bien se débrouiller sans toi pendant une journée et tu avais besoin de te vider l’esprit et de penser à ce qui allait se passer ensuite. Maintenant que Charlie savait que tu connaissais son secret, tu ne savais plus comment agir autour de lui et il te fuyait comme la peste tu le sentais. Tu pouvais le comprendre, à sa place tu ferais pareil, tu lui rappelais sa culpabilité et cela devait le rendre fou. Tu avais donc passé la matinée au lit avec un bouquin dans les mains. Charlie t’avait emmené leurs derniers livres publiés et tu n’avais pas eu le temps de les lire ces derniers jours. Tu comptais bien te rattraper aujourd’hui et laisser le travail et ton mari derrière toi. Tu avais donc passé la journée au lit, dans la baignoire et sur le canapé, à lire tranquillement un livre après l’autre et à enfin apprécier d’avoir un peu de temps pour toi. Tu n’avais pas vraiment fait d’efforts pour t’habiller, juste un vieux jogging et un t-shirt. Tu n’avais pas pris une journée pour toi depuis longtemps. Kate était à l’université, elle rentrerait peut-être dans la journée et Charlie était au travail. Tu n’avais pu t’empêcher de penser à ce que votre famille était en train de devenir. Tu te demandais où vous alliez avec vos disputes et vos trahisons. Cela avait-il été aussi difficile pour tes parents ? Non, cela n’en avait pas l’air. Malgré leur mariage arrangé, tes parents avaient toujours été très heureux ensemble et ils l’étaient toujours. Ou du moins, c’était ce que tu avais toujours pensé. Tu te demandais ce qui allait arriver à Kate désormais. Tu voulais absolument qu’elle suive son rêve mais tu savais aussi que cela ne serait pas possible tant que Charlie resterait un Duras pur et dur. En même temps, ce n’était pas totalement sa faute. C’était surtout celle de son père qui l’avait fait devenir ainsi et tu le détestais pour ça. Pour cela et pour plein d’autres choses. Il ne voyait en Kate que la future directrice de la maison d’édition et ne lui avais jamais parlé d’autre chose. Tu étais heureuse d’avoir eu les parents que tu avais eus et tu étais heureuse qu’ils aient toujours aimé Kate pour ce qu’elle était. Ils avaient été les premiers à lui acheter des beaux crayons de couleur alors qu’elle n’était pas plus haute que trois pommes. Tes parents avaient peut-être arrangé ton mariage et diminué tes libertés mais ce n’était rien par rapport à ce que vivait Charlie toujours aujourd’hui. Ses parents étaient toujours là, tout le temps au dessus de vos têtes même s’ils n’étaient pas réellement là. Tu détestais cette situation, tu avais envi de tous les tuer et de vivre tranquillement ta vie de famille mais le vraie vie n’est pas un conte de fée, tu as appris ça de la pire manière qu’il soit. En fin d’après-midi, tu avais décidé de faire des cookies. Cela avait toujours été quelque chose que tu adorais faire et surtout que tu aimais beaucoup manger. Tu avais donc mis de la musique et tu t’étais mis derrière les fourneaux. C’était agréable de profiter de la maison sans cris et sans portes qui claquent. Une fois les cookies au four, tu étais allé prendre le tuyau d’arrosage pour arroser les fleurs que tu faisais pousser dans ton jardin. Tu en cueillais quelques une pour faire un bouquet et tu rentrais de nouveau dans la cuisine. Seulement, cette fois il semblerait qu’il n’y ait pas que toi dans la maison. Les cris étaient revenus, la voix de Charlie, celle de Kate et puis une porte qui claque. Tu ne cherchais même pas à aller voir ton mari, il était sans doute déjà enfermé au salon ou dans son bureau. Non, toi ce que tu voulais c’était aller voir Kate et essayer de la calmer. Elle avait le caractère de son père, elle s’emportait facilement. Tu pris donc quelques cookies que tu mis dans une assiette, un verre de lait et le bouquet que tu venais de confectionner et tu montais frapper à la porte de la fille. « Maman c’est toi ? » Tu souris derrière la porte avant de dire : « Oui c’est moi ma puce. » Tu n’avais jamais arrêté de l’appeler comme ça, pour toi elle serait toujours ta petite fille. Elle vint t’ouvrir et tu allais poser le bouquet sur son bureau avant de lui tendre le verre de lait et l’assiette de cookies. « J’ai cuisiné un peu cet après-midi. Et je me suis dis qu’un bouquet dans une chambre c’est toujours joli. » Tu voyais bien que ta fille était perturbée, en général elle l’était toujours après une dispute avec son père. Ils s’aimaient tellement tous les deux et pourtant, ils passaient leur temps à crier l’un sur l’autre. « Tu t’emportes aussi vite que ton père, pas étonnant que vous vous disputiez tout le temps. Je sais que c’est dur à comprendre mais au fond, il ne veut que ton bien. Il t’aime tellement. » Et il avait raison de l’aimer. Sur tous les sentiments que Charlie t’avait montrés au cours des années, l’amour qu’il portait à Kate était le seul que tu pouvais lire, les autres, tu les ignorais. Même après vingt ans de mariage, tu ignorais si Charlie t’avait aimé un jour …
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