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 you need to understand ● charlie d.

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fait le caméléon



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MessageSujet: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyDim 30 Déc - 21:08

❝ you need to understand ❞
Ta journée au boulot avait été longue et occupée. Tu avais des choses à faire ce soir avant d’aller te coucher. Aujourd’hui tu avais passé toute ta journée à travailler à la boutique avec tes employés en faisant bien attention à ce que les bouquets soient confectionnés comme tu le voulais à l’arrière. Les clients avaient afflués sans discontinuer. Tu en connaissais certains qui tenaient absolument à te parler, à te féliciter aussi. Tu savais que tu pouvais remercier ton nom de famille pour la notoriété de ton magasin. Quand la ville avait su que Sarah Duras avait ouvert une boutique de fleur, tout le monde s’y était précipité et après avoir décoré quelques fêtes pour la boîte de ton mari, tu avais su ramener des clients sans trop de problèmes et de gros clients. Il n’était pas rare que l’on te demande de faire des mariages et des réceptions. D’ailleurs, tu en avais deux de prévu pour la semaine prochaine sur lesquels tu avais commencé à travailler, il ne te manquait que quelques modèles et tu confierais le reste à tes employés. Tu t’occuperais simplement ensuite d’aller les installer et de vérifier que tout est parfait. C’était ton boulot, celui que tu avis toujours rêvé de faire et tu ne le regrettais pas aujourd’hui. Contrairement à Charlie, tu ne t’attendais pas à ce que ta fille reprenne ton magasin, tu savais que tu devrais le vendre un jour mais tu ne le regrettais pas, c’était le cours des choses et d’ici là, tu aurais formé quelqu’un en qui tu avais confiance pour prendre la suite. Tu avais donc pris des dossiers avec toi et tu étais rentrée à la maison après avoir fermé le magasin. Tu savais que tu allais devoir cuisiner en rentrant et tu savais déjà ce que tu allais faire. Avec un peu de chance, Charlie ne serait pas encore rentré trop occupé à sauter la petite jeunette qui était devenue sa maîtresse. Tu lui en voulais, tu avais peine à croire à quel point et le moment venu il s’en mordrait les doigts mais pour l’instant tu étais l’actrice parfaite. En rentrant chez toi, tu vis que la maison était vide. Tu allais poser les dossiers dans ton bureau, troquais tes talons pour quelque chose de plus confortable et allait te mettre dans la cuisine avec un peu de musique. Ce soir, ce serait des lasagnes et normalement, tu aurais à table toute ta famille, ton mari et ta fille. Charlie n’ayant pas appelé, c’était qu’il devrait rentrer pour le dîner, il prévenait sinon. Tu te mettais donc à cuisiner tranquillement en chantant quand tu entendis la porte d’entrée claquer. Tu allais te rendre dans l’entrée pour voir qui s’était quand tu entendis des cris provenant de l’entrée. Tu savais déjà qui c’était, il ne fallait pas être devin pour le deviner. Charlie et Kaytlinn étaient de nouveau en train de se disputer et toujours sur le même sujet, ses études. Elle était à l’université mais dans une filière qu’elle détestait et tu savais que tu devais faire quelque chose. L’année prochaine elle serait dans son école d’art, c’était ton objectif. Tu ne voulais pas que ta fille revive ta vie et celle de Charlie, les mariages arrangés, les travaux non choisis. Non, tu refusais que ta fille ait cette vie et tu étais bien décidée à le faire comprendre à ton mari. Bientôt, tu entendis la porte de l’étage claquer, ta fille était montée s’enfermer dans sa chambre, fin de la discussion. Tu éteins la musique et mis le plat de lasagnes dans le four en soupirant. Charlie rentra dans la cuisine le regard remplit de colère comme à chaque fois qu’il se disputait avec Kaytlinn. Tu le regardais en disant : « Vous ne pourrez pas vous entendre tant que tu ne comprendras pas qu’elle ne veut qu’une seule chose aller dans son école d’art ! » Tu en avais marre de ces disputes incessantes qui duraient depuis plusieurs années déjà. Enlevant ton tablier, tu commençais à sortir des assiettes avant de dire : « Notre fille a enfin le courage de faire ce que tu n’as pas fait à son âge. Se battre pour la vie dont elle rêve, tu devrais être fier au lieu de lui rabattre sur les oreilles que c’est une Duras et que son avenir dépend seulement de ton bon vouloir. » Tu savais qu’il allait s’énerver mais tu n’en avais plus rien à faire, il devait entendre la vérité désormais et arrêter avec ses désirs débiles.
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyLun 31 Déc - 13:10

❝ you need to understand ❞
J'avais passé une très mauvaise journée. Les chiffres d'un livre où on avait mis beaucoup de potentiel étaient arrivés et ils étaient loin d'être corrects. J'avais passé toute la journée à appeler les librairies qui l'avaient pour comprendre pourquoi il ne se vendait pas : si la mise en rayon était bien faite, si la pub qu'on faisait était affichée bref... Je ne comprenais pas. Personne ne comprenait mais c'était la troisième fois de suite que l'éditeur qui avait mis du potentiel dans un manuscrit se rendait compte que son opinion ne marchait pas pour tout le monde et je commençais à en avoir marre de mettre de l'argent pour voir qu'on ne récoltait rien. Si cela continuait c'était l'échec assuré. Je le convoqua en lui disant que je lui laissais une chance, une unique chance se rattraper sinon ce serait la porte. J'avais sorti le visage du mauvais patron, j'avais tapé du poing sur la table, je crois que je l'avais même traumatisé pour le restant de la journée voir de la semaine. Bref, ce soir je rentrais tôt, enfin, à une heure correcte et j'étais bien content car je ne supportais plus de tourner dans mon bureau dans tous les sens. Le bilan de la maison allait tombée et j'espérais qu'il soit bon, car sinon je savais que le patriarche, qui bien qu'il soit en retraite fouinait toujours dans les comptes de la maison, allait me tomber dessus et c'était la dernière chose que je souhaitais. J'avais pris donc l'ascenseur pour descendre les nombreux étages afin d'aller récupérer ma voiture. J'avais hâte d'être chez moi, au calme, à me reposer avec un livre et un verre tranquillement. Ce pendant, je connaissais bien le fait que quand une journée commençait très mal, elle continuait jusqu'à ce que l'on aille se coucher, d'où l'importance du proverbe : « demain est un autre jour. » J'étais fatigué, épuisé, je roulais tranquillement, passant devant la faculté pour ne pas que Kate prenne froid en rentrant. Il n'arrêtait pas de neiger et il faisait assez froid. Le trajet se fit dans le silence le plus profond, je n'osais même pas lui demander comment s'était déroulé ses cours car j'allais sans doute me prendre pas mal de reproches une nouvelle fois. J'en avais marre de jouer le mauvais rôle. Elle l'avait carrément dit : elle me détestait et ça, ça fait très mal.

La dispute avait finie par éclatée puisque Kate avait remis à l'ordre du jour son envie d'aller dans une école d'art. « Quand je dis non c'est non Kate ! Tu me remercieras plus tard ! » Évidemment elle pestait contre moi mais je faisais ça pour son bien. Car elle n'était pas Picasso ou encore Dali, je veux dire, j'aimais ses dessins oui mais un seul avis ne fait pas la majorité. On était arrivé à la maison et elle continuait jusqu'à ce qu'elle monte dans sa chambre et claque la porte violemment. Je commençais à avoir une migraine carabinée à force de l'entendre et aussi par cette journée vraiment pourrie si j'osais le dire. Je laissais tomber mes affaires dans l'entrée avant d'enlever mon manteau et de l'accrocher pour prendre la direction de la cuisine où une fabuleuse odeur était en train de me donner l'eau à la bouche. Je pris directement la direction du frigo pour me sortir la brique de jus d'orange pour m'en verser dans un verre quand Sarah pris le relais. Décide ment, j'aurai mieux fait de passer la soirée au bureau, même si cela ne m'enchantait pas à force que tout le monde serait rentré chez soi, j'aurai pu avoir un peu de silence. « Oh ne commence pas à prendre sa défense. » Fis-je en soupirant avant de commencer à boire quelques gorgées du jus d'orange. C'était toujours pareil : j'étais le méchant de l'histoire, et Kate se faisait protéger par sa mère qui aimait bien me montrer que j'étais en tort et que je devais le reconnaître. Trop facile. J'étais en train de finir de boire mon verre quand elle me déclara que Kate faisait ce que moi je n'avais jamais osé faire. Je fis de grands yeux, je sentais la colère montée. C'était trop. Non là c'était vraiment trop. « Je ne te permets pas Sarah ! C'est facile pour toi de dire ça quand tes parents t'ont toujours soutenu pour ce que tu souhaitais faire ! On m'a choisi ma vie, et d'un côté je les remercie car je suis à l'abri du besoin ! Tu crois quoi ? Qu'elle a le talent de Pablo Picasso ? De Salvador Dali ? D'accord elle a un talent mais pas assez pour être reconnu au niveau international ! Qu'est ce qui se passera ? Elle comptera ses pièces pour savoir si elle peut s'acheter ne serait-ce que du pain pour se nourrir ? Au moins elle sera à l'abri du besoin sauf que cette tête de mule elle ne comprend rien et rêve encore à l'impossible ! » J'avais laissé tomber mon verre assez violemment sur la surface du comptoir. J'essayais de me calmer en respirant lentement. Il ne fallait surtout pas que j'élève la voix sinon je savais que j'allais vraiment me mettre dans une rage folle. « De toute façon j'oubliais que quoi que je dise dans cette maison je suis toujours en tort. »
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyLun 31 Déc - 14:08

❝ you need to understand ❞
Cela faisait plusieurs années déjà que tu ne prenais des décisions par toi même qu’au magasin. Charlie décidait de tout ce qu’il se passait dans votre maison et dans votre famille. Tu ne savais pas comment vous en étiez arrivés là mais c’était un fait. Il dictait sa conduite à Kate comme son père avait dû le faire avec lui, comme ton père l’avait fait avec toi. Sauf que toi tu savais déjà à quoi tu te destinais et tu avais toujours accepté ce futur que l’on dessinait pour toi, ce n’était pas le cas de ta fille. Elle voulait tout le contraire de ce que ton mari voulait pour elle. Tu n’avais jamais regretté ta vie, au contraire même, tu aimais la vie que tu avais vécue. Malgré le fait que votre mariage soit arrangé, tu avais toujours considéré Charlie comme ton prince charmant malgré le fait qu’il ne te montrait aucune affection particulière. Tu avais eu le travail dont tu avais toujours rêvé et tu avais une fille parfaite. Que demander de plus ? Rien, tu étais contente de la vie que tu menais et tu n’avais aucun remords. Tu savais que ce n’était pas le cas de Charlie qui aurait voulu mener une autre vie sauf que lui ne s’était pas rebellé contre ses parents comme le faisait Kate depuis plusieurs années maintenant. Tu étais toujours là, en arrière plan à essayer de jouer l’arbitre entre les deux, à essayer de calmer leurs disputes, de les faire se comprendre même si tu savais pertinemment que c’était impossible. Depuis que tu avais découvert que Charlie te trompait quelques mois plus tôt, tu avais décidé de reprendre les choses en main à la maison. Après tout, n’était-ce pas les femmes qui s’occupaient de ce qui se passait à la maison ? L’avenir de Kate, vous n’en aviez jamais discutés puisque de toute manière, pour Charlie il n’en existait qu’un. Mais dès petite, ta fille avait eu une réaction différente de la tienne. Quand tu lui avais dis comment tu avais rencontré son père, elle t’avait dis qu’elle serait celle à choisir son prince charmant et tu savais depuis qu’elle avait six ans qu’elle ne suivrait aucune règle que son père mettrait sur son chemin. Tu ignorais toujours comment elle continuait à suivre ses cours à l’université. C’était à peu près la seule chose qu’elle faisait et qui faisait plaisir à son père mais bien sûr, elle ne le faisait pas assez bien. Contrairement à Charlie, tu voyais les choses de manière différente. Tu comprenais bien que l’entreprise Duras se passait de père en fils depuis plusieurs générations mais tu ne voulais pas que Kate se retrouve dans la même vie que Charlie, à avoir des remords et à ne vivre qu’à moitié. Non, tu ne laisserais jamais ça arriver que cela plaise à Charlie ou pas. Chacun avait le droit de vivre son rêve et votre fille aussi. Tu avais déjà regardé l’école dont elle t’avait parlé, les frais d’inscriptions étaient parfaitement dans vos moyens et c’était une très bonne école. Tu étais allée te renseigner, tu avais contacté des anciens élèves pour savoir ce qu’ils faisaient et ils s’en sortaient ! Alors d’accord, peut-être n’avaient-ils pas amassés la fortune des Duras mais ils étaient heureux et faisaient ce qu’ils aimaient. « Oh ne commence pas à prendre sa défense. » Tu te contentais de lever les yeux au ciel. Tu comprenais les arguments de ton mari, tu comprenais ceux de ta fille et tu espérais qu’un jour ton mari élargisse son esprit pour les comprendre lui aussi. Peut-être pas les accepter mais au moins les comprendre. Oui, tu prenais souvent le côté de ta fille mais qu’est-ce que cela changeait au final ? Rien puisque ton mari n’en faisait qu’à sa tête. Peut-être que tu avais été un peu loin en lui disant que Kate faisait ce qu’il n’avait jamais fait mais après tout, n’allait-il pas un peu loin en te trompant avec une jeunette ? « Je ne te permets pas Sarah ! C'est facile pour toi de dire ça quand tes parents t'ont toujours soutenu pour ce que tu souhaitais faire ! On m'a choisi ma vie, et d'un côté je les remercie car je suis à l'abri du besoin ! Tu crois quoi ? Qu'elle a le talent de Pablo Picasso ? De Salvador Dali ? D'accord elle a un talent mais pas assez pour être reconnu au niveau international ! Qu'est ce qui se passera ? Elle comptera ses pièces pour savoir si elle peut s'acheter ne serait-ce que du pain pour se nourrir ? Au moins elle sera à l'abri du besoin sauf que cette tête de mule elle ne comprend rien et rêve encore à l'impossible ! » Oui, il avait raison, tes parents t’avaient toujours soutenu dans tes exigences professionnelles. C’était plutôt du côté marital qu’ils ne t’avaient pas laissé le choix mais tu ne t’en étais jamais plainte une seule fois. « Si je me le permets. Je comprends que tu n’as pas choisis ta vie, crois moi je le comprends tous les jours mais cela veut-il dire qu’il faut faire pareil avec celui de notre fille ? » Tu laissais ta question en suspens quelques instants avant de continuer. « Il faut que tu arrêtes avec tes questions d’argent, celui-ci ne fait pas le bonheur. Il est utile mais il ne fait pas le bonheur et personnellement, je préfère voir ma fille heureuse que de la voir riche et malheureuse. Elle a du talent Charlie, plus que tu ne le penses et tout le monde n’a pas besoin d’être reconnu internationalement pour être satisfait ! » Ca c’était du Duras tout craché, pour être satisfait de son travail, il fallait que la planète entière le reconnaisse ! Non, cela ne marchait pas comme ça dans la vraie vie. « De toute façon j'oubliais que quoi que je dise dans cette maison je suis toujours en tort. » Tu levais de nouveau les yeux au ciel. Il ne manquait plus que ça, que ton mari se positionne en victime. Tu avais presque envi de rire. « Arrête ton cinéma s’il te plaît, on a passé l’âge. Ce n’est pas une question de tord ou de raison, la seule question que tu dois te poser c’est est-ce que tu veux rendre notre fille heureuse ou tu veux la rendre comme toi, malheureuse et qui regrette de n’avoir rien fait pour prendre son avenir en main ? Si elle fugue un jour, ce sera de ta faute. » Tu te retournais vers le four pour vérifier la cuisson des lasagnes et tu lui dis, incapable de le regarder dans les yeux. « Je me suis renseignée tu sais, pour cette école d’art. La formation est excellente et les débouchés sont nombreux. Kate ne croulerait pas sous les pièces d’or mais elle aurait largement ce qu’il faut pour vivre et elle pourrait avoir de belles opportunités. Vous pourriez trouver quelqu’un d’autre de confiance pour reprendre la maison d’édition. » Il allait te détester rien que pour l’avoir proposé mais tant pis, tu devais au moins lui proposer la possibilité.
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyLun 31 Déc - 21:20

❝ you need to understand ❞
Je le sentais bien que la dispute se déplacerait dans la cuisine. Souvent quand je me disputais avec Kaytlinn, cela pouvait donner une ambiance très pesante dans la maison, et alors que je voulais boire une verre de jus d'orange tranquillement et me calmer, sa mère avait pris le relais. Je n'y étais pas habitué et je me demandais si aujourd'hui tout le monde avait l'idée en tête de me faire sortir de mes gongs car c'était ce qui allait se produire pour finir. J'avais posé mon verre pour répliquer à ma femme. Je ne voulais pas que par la rage, il m'explose entre les mains – quoique l'on ne voyait que ça dans les films. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprendrait jamais. J'avais l'impression d'être le seul à avoir la tête sur les épaules et avoir la réalité en face des yeux : le monde allait mal, c'était une évidence pour chaque individu sur Terre, et moi qui avait le pouvoir de mettre ma fille à l'abri du besoin en lui évitant un quelconque chômage l'an qui pourrait la conduire à faire des choses qu'elle regretterait, voilà que je passais pour un sale égoïste qui lui proposait un métier très bien payé avec des employés à charge. Je ne comprenais pas du tout l'attitude des deux femmes de la maison. Je me sentais incompris. Il y a des jours où je remerciais mon père d'avoir choisi cette vie pour moi, car qu'est ce qu'il se serait passé si j'avais refusé, fugué, commencé à être un écrivain qui voyageait à travers le monde et qui n'arrivait pas à faire sortir ne serait-ce qu'un livre ? Je ne le savais pas. En haut dans mon bureau, mes rêves étaient sous clés, j'avais tout gardé. Dans la vie il fallait savoir faire des sacrifices et je me demandais si Kate n'était pas assez mature pour le comprendre. Elle se voyait encore dans un monde de rêve, qu'elle pourrait être peintre, qu'elle pourrait vivre de son art. Seulement, si on regardait bien autour de nous, peu de gens y arrivait réellement. Elle me posait la question si on était obligé de faire pareil avec notre fille. J'avais entendu mon père une semaine auparavant dire qu'il avait hâte de voir ce que Kate avait dans les tripes pour l'entreprise. « Elle le fera. » Déclarais-je simplement comme pour mettre fin à la discussion, seulement c'était loin d'être la fin.

L'argent ne faisait pas le bonheur... On ne pouvait pas trop savoir ce qui faisait réellement le bonheur chez quelqu'un. En tout cas une chose était sûre : elle n'irait pas dans cette école. Peindre à longueur de journée pour moi ce n'était pas travailler, je voulais bien qu'elle le fasse en passe-temps mais c'était tout. Elle me faisait un très beau discours sur la notion du bonheur mais franchement, j'y croyais à peine. « Ah oui c'est sur qu'elle sera très heureuse quand elle verra qu'elle n'y arrivera pas et qu'elle sera obligée de trouver un job dégradant pour payer son loyer plus tard. Car figure toi qu'il est hors de question qu'on l'aide au niveau financier. Elle n'a que dix-huit ans Sarah ! Elle vit encore dans un monde de rêve et il va falloir que ça cesse ! Les rêves ça n'apporte rien dans la vie à part de la tristesse et des remords ! » Je parlais à mon compte. Tous les jours en me levant, tous les jours quand j'avais des manuscrits dans les mains je pensais à moi : et si ça avait été moi à la place de tous ces auteurs ? Comment vivrais-je ? Ça n'arrêtait pas de me hanter, et quand dans mon bureau à l'étage je relisais mes manuscrits que j'avais écrit à l'âge de dix-huit ans je ne pouvais m'empêcher de penser à tout ça. Ce pendant, très vite la réalité me rattrapait et je celais mes écrits une énième fois dans un tiroir où ils prenaient la poussière et où jamais ils ne verraient le jour. Si ma fille était malheureuse ce serait de ma faute, si elle fuguerait ce serait aussi de ma faute. En gros, tout serait de ma faute. Il était loin le temps où je portais Kate dans mes bras en souriant plein de fierté. Quand je l'avais prise pour la première fois dans mes bras. Non, tout cela était révolu. J'avais une fille qui me haïssait corps et âme et mon épouse, sa mère, qui me le soulignait bien. J'allais répondre mais voilà que j'apprenais que derrière mon dos, madame était allée se renseigner sur l'école d'arts dont Kaytlinn rêvait. J'étais sidéré, j'avais le sentiment d'être trompé qu'on venait de me mettre un poignard dans le dos. A la fin je riais légèrement quand elle me déclara qu'on pourrait trouver quelqu'un d'autre pour la maison d'édition. « Qu'est ce que tu ne comprends pas dans le mot entreprise familiale ? » J'avais arqué un sourcil avant de reprendre un regard sévère. « Je n'arrive pas à croire que tu as fais ses recherches, cette école elle peut la rêver mais jamais elle n'ira. Je ne sais pas quand toi ou elle vous vous mettrez ça en tête : il n'y aura jamais d'école d'arts. Cela peut rester sa passion mais en aucun cas elle n'en fera son métier. Puis ne t'inquiètes pas pour la fugue, elle ne la fera pas, elle aime trop son confort pour aller se croupir dans une rue humide au beau milieu de la nuit. »
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyMar 1 Jan - 10:35

❝ you need to understand ❞
Tu connaissais les idées de ta belle famille sur leur entreprise familiale, tu avais dû les entendre depuis vingt ans que tu étais mariée à Charlie. Tu savais bien qu’à leurs yeux leur maison d’édition devait passer avant toute chose pour un Duras et tu avais vraiment envi de vomir à cette idée. Cela avait peut-être été intéressant pour la personne qui avait créé cette maison d’édition mais ne s’était-il jamais demandé si cela plairait à ses descendants ? Quand la maison avait été créée, il ne devait pas y avoir de problèmes avec la succession vu que le fils prenait la suite du père, c’était dans les mœurs. Mais aujourd’hui, le monde changeait. Les enfants n’ont pas envi de faire la même chose que leurs parents. Tu voyais dans les yeux de ton mari qu’il se sentait incompris, qu’il se sentait isolé dans cette position mais pourtant tu la comprenais plus qu’il ne le pensait. Mais alors, comment pouvais tu lui faire comprendre que Kate n’était pas destinée à cet avenir ? Qu’elle s’en fichait de l’argent qu’elle pourrait gagner en reprenant l’entreprise Duras et que tout ce qu’elle voulait c’était vivre de sa passion. Tu ignorais comment le lui faire comprendre, comment lui faire voir un autre côté de cette discussion. Cela faisait plus de deux ans que tu étais là pour chaque dispute, chaque désaccord et tu en avais marre. Tu aurais tellement aimé que votre famille soit unie au lieu qu’elle soit complètement déchirée et que tu aies à jouer entre les deux côtés. Tu aimais ta fille, tu aimais ton mari mais ils étaient tous les deux aussi têtu l’un que l’autre. Tu savais que Kate rejetait depuis longtemps dans son esprit l’idée que vous puissiez choisir sa vie que ce soit au niveau de son travail ou au niveau de son mariage. Non, tu ne lui imposerais jamais un mari, tu te l’étais promis. Tu ne pouvais pas lui faire ça, elle méritait quelqu’un qui l’aime pleinement et qu’elle aime en retour. Pour toi cela s’était bien terminé au final, tu étais tombée amoureuse de cet homme que l’on te faisait épouser et tu étais heureuse aujourd’hui malgré la trahison qu’il te faisait dans ton dos un peu plus tous les jours. Tu le détestais pour cela, tu avais envi de le détester mais tu en étais bien incapable car l’amour est toujours plus fort que la haine. Tu savais que malgré leurs désaccords et malgré le fait que Kate ait dit détester son père, elle l’aimait et ne l’échangerait pour rien au monde. C’était la pure réalité et cela marchait aussi pour ton mari. Au fil des années, tu avais appris à le lire et tu voyais dans ses yeux que tes paroles étaient vaines. Qu’elles entraient par une oreille et ressortaient par l’autre car il ne voulait pas les entendre, pas les écouter. C’était dommage, tu aurais tant aimé que vous puissiez en discuter calmement de cette histoire au lieu d’avoir de suite tout refusé en bloc à Kate. « Ah oui c'est sur qu'elle sera très heureuse quand elle verra qu'elle n'y arrivera pas et qu'elle sera obligée de trouver un job dégradant pour payer son loyer plus tard. Car figure toi qu'il est hors de question qu'on l'aide au niveau financier. Elle n'a que dix-huit ans Sarah ! Elle vit encore dans un monde de rêve et il va falloir que ça cesse ! Les rêves ça n'apporte rien dans la vie à part de la tristesse et des remords ! » Tu secouais la tête … Ton mari était un Duras jusqu’au bout des ongles. Tout ce qui n’était pas concret comme métier, tout ce qui était artistique devait être rejeté. Et pourtant, ils lisaient tous les jours des manuscrits qui étaient tous des œuvres d’art. C’était assez étrange comme vision des choses … Tu ne comprenais pas pourquoi Charlie continuait à insister sur le fait que Kate n’y arriverait pas. Rien que pour cela tu avais envi de le tuer sur place. Kate était très douée et ce n’était pas toi qui l’avais dis. Tu avais certains de ces dessins pour décorer ton magasin de fleurs et des professionnels les avaient trouvé magnifiques. Kate pouvait aussi bien s’en sortir que les autres, surtout que s’il y avait un trait qu’elle avait hérité des Duras c’était bien sa ténacité et sa persévérance pour avoir ce qu’elle veut. « Mais pourquoi n’y arriverait-elle pas Charlie ? Kate est une battante, elle a hérité ça de toi et je doute qu’elle ne se fasse pas entendre dans cette profession. Je comprends tes arguments, Dieu sait que je les entends bien assez souvent mais je ne pense pas que ce soit simplement un rêve. Elle a peut-être dix-huit ans mais tu sais très bien qu’elle est plus mature que la plupart des gens de son âge. Je veux simplement qu’elle soit heureuse moi, n’est-ce pas ce que l’on veut tous pour ses enfants ? » Tu devais lui faire comprendre que ce n’était pas vraiment choisir son côté ou celui de Kate, c’était lui montrer que sa vision de la vie future de notre fille ne lui ferait jamais plaisir. « Et tu ne penses pas que si c’était un rêve de gamine cela ferait longtemps qu’elle aurait abandonné l’affaire et que vos disputes auraient cessé de remplir cette maison ? » Il était clair que tu en avais plus que marre de leurs disputes, elles te mettaient hors de toi à force. Mais désormais tu voulais que cela change, que tout change. Tu avais ensuite dis à Charlie que tu t’étais renseigné auprès de cette école et quand tu te retournas, tu sentis ses yeux remplis de colère se tourner vers toi. Peu importait, il devait savoir. « Qu'est ce que tu ne comprends pas dans le mot entreprise familiale ? » Tu poussais de nouveau un soupir. Quand comprendrait-il que les entreprises familiales ne pouvaient pas durer pour toujours ? Tu te dis que si vous aviez eu un autre enfant, il aurait peut-être eu plus de chance mais Kate ne reprendrait jamais sa place. Elle avait peut-être accepté de commencer les études mais tu savais au fond de toi qu’au moment venu, elle ne prendrait pas cette place. « Je comprends bien les mots entreprise et familiale merci beaucoup. Mais les temps changent Charlie. Les enfants n’ont pas les mêmes envies que leurs parents et il faut arrêter de les forcer à faire ce que nous on a envi pour eux. » Tu savais déjà que Charlie ne serait pas d’accord et qu’il te proposerait des dizaines d’arguments mais cela t’importait peu à vrai dire. « Je n'arrive pas à croire que tu as fais ses recherches, cette école elle peut la rêver mais jamais elle n'ira. Je ne sais pas quand toi ou elle vous vous mettrez ça en tête : il n'y aura jamais d'école d'arts. Cela peut rester sa passion mais en aucun cas elle n'en fera son métier. Puis ne t'inquiètes pas pour la fugue, elle ne la fera pas, elle aime trop son confort pour aller se croupir dans une rue humide au beau milieu de la nuit. » Tu soupirais de nouveau. Cette fois tu savais que tu devais abaisser ta seule carte, tu n’avais pas le choix. Même si tu n’obtenais que cette école d’art de sa tromperie, ce serait déjà super bien. Tu pris une grande inspiration et tu dis : « Je n’en serais pas si sûr Charlie, l’école d’art n’est pas à mettre de côté. J’en ai marre de te laisser toujours prendre les décisions dans cette maison. Si Kate veut aller dans cette école, elle ira. Tu as perdu le droit de tout décider par toi-même depuis que tu as une maîtresse. Tu ne peux pas le nier Charlie, je vous ai vu et tu ne peux pas me dire que c’était qu’une fois, cela fait des mois que ça dure, des mois qu’on ne te voit que rarement à la maison. Alors maintenant revoie sérieusement tes options parce que je doute que tu aies très envi que le monde entier apprenne cette information. Et surtout Kate, je suis certaine que ça passerait très bien. » Tu n’aimais pas sortir ce côté manipulateur que tu avais hérité de ton père mais maintenant c’était finis, tu ne le laissais plus décider. Tu en avais marre de jouer la femme dans les grandes occasions sans rien recevoir du tout à la maison. Tu savais que c’était le seul moyen pour que Kate aille dans cette école alors tu comptais bien l’utiliser.
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyMar 1 Jan - 14:22

❝ you need to understand ❞
Personne ne pouvait savoir ce que c'était de vivre dans une famille stricte où on vous traçait toute votre vie sans prendre conscience de vos opinions, que je vous n'aviez même pas le droit de parler à table si ce n'est que pour dire : puis-je avoir du sel ? Puis-je avoir du pain ? Et encore la plupart du temps vous deviez vous levez vous même pour prendre ne serait-ce qu'un morceau de pain car votre père ou votre mère ne voulait pas vous servir. J'avais souffert de tout cela mais je me taisais car à présent j'avais une vie nettement confortable. J'avais une famille qui tentait tant bien que mal à t'apprécier pour ce que j'étais vraiment et non comme un Duras, car ça aussi j'en ais souffert, les gens qui me faisaient de grand sourire par devant car j'étais un Duras et qui par derrière se moquait de moi car tu n'avais pas le talent de mon père. Combien de fois j'avais entendu les : « Charlie s'en sort bien, mais son père était mieux. » Je détestais cette comparaison éternelle avec mon paternel. Si j'avais pu retourner en arrière oui j'aurai claqué la porte, j'aurai pris mon sac et je serai retourné vivre à Paris ou alors à Londres ou même Tokyo. Ce pendant si j'avais fait cela jamais je n'aurais eu Sarah à mes côtés et encore moins nous aurions eu une fille qui certes est chiante quand elle s'y met mais qui est ma fille, la chaire de ma chaire. Je n'en pouvais plus qu'on m'accablait de reproches sans cesse j'avais une impression de retourner dans le passé et à entendre mon père que je n'étais pas assez bien ou d'autres choses blessantes. Je voulais que Kaytlinn soit heureuse oui, mais je ne voulais pas qu'elle s'enfonce dans une vie de misères où ses désirs d'être reconnu en tant qu'artiste ne restent que du rêves. Quand Sarah me certifia que Kate était très mature pour son âge je ne pus m'empêcher de rire légèrement. « Mature ? Ah oui c'est très mature de passer ses fins d'après-midi dans les buissons à baver sur le voisin et à se comporter comme une enfant pourrie-gâtée qui tape du pied car elle n'a pas ce qu'elle veut. Revoyons la définition du mot maturité tu veux ? » Je la regardais franchement. En effet je ne voyais pas une once de maturité dans le comportement de notre fille elle avait beau avoir dix-huit ans elle se comportait comme une enfant, loin d'être indépendante et réfléchie de ses choix. Ça, on avait l'impression qu'il n'y avait que moi qui le voyait. Elle me précisa que c'était loin d'être un rêve de gamine et qu'il fallait que nos disputes arrêtent quand je serai décidé à entendre raison. « Déjà la plupart du temps ce n'est pas moi le premier à crier, ce qu'elle ne comprend pas c'est que cette école c'est juste un rêve. Je ne l'ai jamais empêché de peindre ou de dessiner à ce que je sache. » Je commençais vraiment à avoir très mal à la tête, cette histoire commençait à me ronger je le sentais.

Je me demandais si à force je n'irai pas prendre un anti-inflammatoire, ce mal de tête ne s'arrangeait pas, il faut dire enchaîner les disputes me donnaient une sensation de bruit insupportable dans mes tempes. Je voulais mettre fin à la discussion plusieurs fois mais je n'y parvenais pas. Je lui précisais que c'était une entreprise familial : je n'avais ni frère et sœur, donc pas de neveux et de nièces et je ne voyais pas comment on pourrait faire si ce n'était que Kate devait la reprendre. Je savais que c'était un lourd poids sur mes épaules et que mon père continuait à épier les moindres faits et gestes de la famille. Est-ce qu'elle sous-entendait que je ne vivais pas avec mon temps ? Je pouvais le croire que j'avais des idées vieux jeu mais quand même, personne ne comprenait cette décision j'avais l'impression. « Ecoute Sarah, quoi que tu diras je ne changerai pas d'avis. De toute façon pour cette école il faut l'accord des deux parents, et moi elle n'aura jamais mon accord. Il faut qu'elle se le mette en tête. Plus tard elle me remerciera. » Le remerciement je pouvais en rêver je suis sûre qu'elle préférait ne plus me parler que de me dire merci. Cette idée de fugue m'avait bien fait rire, je ne voyais pas du tout Kate fugué et encore moins en pleine hiver par moins vingt degrés, elle aimait trop son petit confort pour ça, elle avait beau être têtue je savais qu'elle n'irait pas jusqu'à là. J'allais partir de la cuisine, me poser dans le canapé et faire le vide autour de moi sauf que la réalité me rattrapa bien vite. Elle déclara que je n'étais plus le seul à décider, ça c'était assez drôle... Puis c'est comme si j'avais senti un gouffre s'ouvrir sous mes pieds. Je ne m'y attendais pas. Non absolument pas car je croyais que personne ne le savait et cela aurait été mieux ainsi. Je n'avais pas souvent couché avec elle en plus. Je me sentais comment dire... pris sur le fait ? Non. Hum... un peu stupide ? Oui. Un imbécile ? Carrément. En tout cas j'étais resté silencieux un bon moment avec les yeux grands ouverts. J'aurai pu nier mais elle était bien au courant donc cela n'aurait servi à rien à par la prendre pour une imbécile et dans ce cas là j'aurai eu le droit à une gifle en plus voir pire... on était dans une cuisine, il y avait des ustensiles dangereux. « Euh... » Je n'arrivais même pas à trouver ce que j'avais à dire car d'un coup c'était comme si je sentais mon autorité partir petit à petit. « Ça ne signifiait rien. » C'était la vérité mais elle n'allait pas me croire aussi facilement. Je passais une main dans mes cheveux comme je le faisais quand je sentais que l'on m'avait pris dans une situation particulièrement gênante. « Je ne rentrais pas tard à cause de ça, j'avais vraiment du travail. Tu sais que la rentrée littéraire est toujours importante et que ça prend beaucoup de temps. » Oui non arrêtes tu t'enfonces. J'aurai bien aimé être sur la planète Mars à l'heure actuelle. Je soupirais longuement, je n'arrivais même pas à la regarder en face. « Je sais que tu es blessé et j'en suis désolé, mais je dis la vérité : cela ne signifiait rien. » J'essayais de me défendre, enfin, je n'y arrivais même pas. « Ne dis rien à Kate. » Après tout ce n'était même pas ses affaires, mais en fait j'avais surtout peur que mon image de père en reprenne un coup. « Je suis désolé. » Redis-je de nouveau. Je me sentais vraiment comme un imbécile à cet instant précis.
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyMar 1 Jan - 16:56

❝ you need to understand ❞
Tu te demandais si un jour les choses allaient changer. Dans ce bras de fer il allait bien falloir que quelqu’un gagne non ? Pour l’instant, Charlie était bien partis mais tu n’avais pas dis ton dernier mot. Non, tu avais encore quelques cartes à jouer mais ça il l’ignorait. Tu lui en voulais, tu étais blessée par son geste et tu espérais qu’il allait s’en vouloir. Tu lui étais toujours restée fidèle malgré les nombreuses soirées que tu avais passé seule dans cette maison soit à l’attendre, soit parce qu’il était en voyage d’affaire. Et c’était lui qui s’occupait de te tromper. Tu avais toujours eu du mal à lire les sentiments que Charlie avait à ton égard, tu avais toujours espéré que c’était de l’amour, au pire de l’affection mais aujourd’hui tu en doutais. Et pourtant, toi de ton côté tu lui avais tout donné. Apparemment, cela ne lui avait pas suffit, sinon il ne serait pas en train de coucher avec sa secrétaire dans ton dos. Tu n’avais plus de larmes à verser sur ce sujet et tu n’allais pas lui montrer que tu avais tant pleuré. Il le sentirait de toute manière, il arrivait toujours à te lire plus facilement que tu n’arriverais jamais à le comprendre. Tu aurais tant aimé que les choses se passent autrement, que vous puissiez tous les trois vous mettre à table sans qu’une dispute ne finisse à éclater pour telle ou telle raison. Mais tu savais que c’était strictement impossible … Ta fille et ton mari ne pourraient jamais s’entendre, du moins c’était ce qu’il te semblait. Cependant, Charlie allait devoir revoir sa position catégorique face à cette école. Tu ne pourrais jamais obtenir de lui qu’il laisse tomber ses positions et qu’il signe les papiers d’inscriptions, il allait falloir faire des compromis et tu le savais pertinemment. Tu savais aussi que ce n’était pas seulement la pression de Charlie que Kate avait sur les épaules par rapport à cette maison d’édition, c’était aussi celle de ses grands parents et contre celle-là tu ne pouvais rien faire. Tu te doutais que leur visite ne tarderait pas à arriver s’ils avaient vent de Kate et d’une école d’art. Tu détestais ces traditions parce qu’elles étaient la cause de toutes ces disputes dans ta famille. Après tout, Charlie n’était que le produit de ses parents et ça tu ne pouvais pas le lui reprocher. Tu savais qu’il ne voulait que le bien de Kate, tu le sentais dans sa voix et tu le voyais dans ses yeux parce qu’il l’aimait plus que tout, ça tu avais toujours été capable de le voir. « Mature ? Ah oui c'est très mature de passer ses fins d'après-midi dans les buissons à baver sur le voisin et à se comporter comme une enfant pourrie-gâtée qui tape du pied car elle n'a pas ce qu'elle veut. Revoyons la définition du mot maturité tu veux ? » Il en attendait trop, il était là le problème … Il ne voulait pas d’une Kate de dix-huit ans, il voulait qu’elle ait déjà la maturité d’un adulte de trente ans et ce n’était pas possible. Charlie devait le comprendre. Elle n’avait que dix-huit ans et contre ça, il ne pourrait rien y faire. Cette histoire de buisson et de voisin commençait à t’énerver à toi aussi. Kate n’était pas en train de coucher avec lui, elle l’observait à travers la haie ! Tu préférais ça plutôt que des films pornos personnellement … « Le problème Charlie, c’est que tu veux qu’à dix-huit ans elle ait la maturité d’une femme de trente ans. C’est une adolescente ! Ne me dis pas qu’à son âge tu ne laissais pas ton regard traîner sur les jolies filles ? C’est pareil Charlie ! Et Kate est responsable, je doute qu’elle irait coucher avec le voisin sur un coup de tête surtout que celui-ci est quelqu’un de très responsable et de très bien. » Tu avais eu l’occasion de lui parler plusieurs fois, vous étiez voisins depuis plusieurs années maintenant et tu faisais confiance à ta fille. Tu ne voyais pas pourquoi Charlie continuait à faire une fixette sur ce pauvre voisin qui n’avait rien fait à part tondre sa pelouse ! « Déjà la plupart du temps ce n'est pas moi le premier à crier, ce qu'elle ne comprend pas c'est que cette école c'est juste un rêve. Je ne l'ai jamais empêché de peindre ou de dessiner à ce que je sache. » Non, il ne lui avait jamais empêcher de peindre et de dessiner, tu n’avais jamais dis le contraire. Petite, Kate était amenée à faire ce qu’elle voulait. Si elle voulait danser, elle avait des cours de danse, si elle voulait chanter, elle prenait des cours de chant cependant le dessin sembla vite devenir sa passion alors elle avait pris des cours de dessin. « Ce n’est pas une question de qui crie le premier, ça m’est complètement égal. J’aimerais juste que les disputes soient moins fréquentes et qu’on puisse se retrouver autour d’une table sans crier. Ca semble irréel non ? »

Tu décidais de laisser tomber le sujet des disputes, de toute manière tu doutais pouvoir les stopper un jour malheureusement pour toi. Enfin, tu n’oubliais pas ton but suprême. Celui d’envoyer Kate dans son école d’art ou de trouver un compromis. Tu savais que tu avais les cartes en main, tu devais désormais les jouer correctement et tu savais que tu n’avais pas droit à l’erreur. « Ecoute Sarah, quoi que tu diras je ne changerai pas d'avis. De toute façon pour cette école il faut l'accord des deux parents, et moi elle n'aura jamais mon accord. Il faut qu'elle se le mette en tête. Plus tard elle me remerciera. » Tu te contentais de secouer la tête avec un sourire triste sur les lèvres. Ses remerciements, il allait les attendre un long moment certainement mais ça c’était son problème, pas le tient. Tu savais que Charlie n’avait aucune idée de ce qui allait lui tomber sur la tête et tu espérais qu’il se sente au moins honteux et qu’il culpabilise un peu. Alors tu avais lancé les répliques, tu avais fait tomber un seau d’eau sur sa tête, tu le voyais. Il se décomposait devant toi et cela te faisait plaisir. Une fois tes paroles sorties de ta bouche, tu avais tout simplement arrêté de parler pour le regarder te fixer avec de grands yeux, comme s’il arrivait à peine à y croire. Et oui, toi aussi tu pouvais être une très bonne actrice. « Euh... Ça ne signifiait rien. » Tu avais envi de le croire, franchement mais tu n’y arrivais pas. Toi tu jouais cette femme parfaite devant toute la bonne société et tu arrivais à peine à arracher un geste d’affection venant de Charlie. Tu en avais marre d’être passive, de tout lui pardonner parce que toi tu l’aimais et tu n’avais pas peur de le lui montrer. « Je ne rentrais pas tard à cause de ça, j'avais vraiment du travail. Tu sais que la rentrée littéraire est toujours importante et que ça prend beaucoup de temps. » Tu souris. Oui, il y avait de ça tu le savais très bien parce que c’était tous les ans la même chose mais il n’y avait pas que ça. Les fois où il t’avait touchée ces derniers temps se comptaient sur les doigts d’une main. Tu étais peut-être devenue trop vieille, dénuée d’intérêt. Tu étais peut-être la femme qui lui cassait les pieds, celle qui essayait de défendre sa fille. Alors que c’était tellement plus simple de coucher avec une petite jeunette. « Je sais que ton travail t’as occupé, c’est toujours le cas, mais ce n’est pas seulement ça. J’en ai assez d’essayer d’obtenir un signe d’affection, de jouer ta femme en public et d’être oubliée à la maison. Je t’ai toujours aimé moi, seulement aimer tout seul ce n’est pas toujours facile, il y a certaines choses dont on ne peut plus se persuader. » Peu t’importait de le blesser désormais, il l’avait bien fait lui sans aucun scrupule. Et pourtant, il aurait dû savoir que tous les secrets finissaient par être découverts. « Je sais que tu es blessé et j'en suis désolé, mais je dis la vérité : cela ne signifiait rien. Ne dis rien à Kate. Je suis désolé. » Tu n’avais jamais cherché des excuses parce que tu savais qu’elles sonneraient fausses dans tes oreilles. Tu voyais qu’il n’en menait pas large et qu’il s’en voulait et tu en étais contente. Rien que pour ça tu devrais te détester … « Si j’avais envi de mettre Kate au courant, cela ferait longtemps que je l’aurais fait. Elle restera en dehors de tout ça parce que vos disputes sont déjà assez nombreuses et que je n’ai aucune envie qu’elle te déteste vraiment. » Tu insistais sur le dernier mot parce que quand votre fille disait le détester, ce n’était pas vrai. « Je suppose qu’une jeunette de vingt ans c’est plus excitant qu’une vieille de trente huit ans. Je me fiche de tes excuses Charlie, j’en ai assez de t’en trouver depuis des années. Ce qui fait le plus mal au final c’est que malgré tous les efforts que j’ai fait au cours des années, tu ne m’aimerais certainement jamais comme moi je t’aime. » Les regrets se faisaient certainement sentir dans ta voix et tu les laissais couler. Tu n’avais plus rien à cacher désormais. « Maintenant, en ce qui concerne Kate, je pense qu’un compromis pourrait être envisageable. » Tu revenais de nouveau sur l’école, après tout, c’était ça que tu négociais non ?
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyMar 1 Jan - 19:49

❝ you need to understand ❞
Peut-être que j'en demandais trop. Cela avait toujours été un de mes défauts : demander trop à une personne qui ne pouvait pas atteindre ce que je souhaitais. Je devrais me remettre en question par moment. Je savais que Sarah avait raison : Kate n'avait que dix-huit ans et je ne pouvais pas lui demander de raisonner comme une adulte, mais il ne fallait pas me contredire sur le fait que par moment elle réagissait réellement comme une enfant. Elle était une enfant, je la voyais encore comme ma petite fille qui avait un cartable rose et qui allait à l'école en souriant de son air d'innocence. Cet air avait bien été perdu... A présent je n'avais que le droit à des regards noirs et des mots de haine. Etait-elle toujours en crise d'adolescence ? Non, à ce que je comprenais le problème venait de moi évidemment. La question du voisin était venue sur la table sans que l'on ne s'en rende compte facilement... Ce qui m'énervait dans cette histoire c'était que Kate croyait que draguer était un jeu tout à fait innocent alors que ça pouvait facilement déraper. J'avais peur de ça, j'avais peur que Kaytlinn fasse une bêtise face à la tentation masculine, était-ce un crime ? Quel père n'était pas sur ses gardes quand un garçon approchait de trop près sa fille ? Etait-ce donc si mal mon comportement ? Je n'en pouvais plus d'être vu comme celui qui ne comprenait rien et qui était limite vieux jeu. La prochaine fois je me tairais, mais qu'elles ne viennent pas se plaindre toutes les deux si Kate tombait enceinte. On ne pourrait pas dire que je ne les aurais pas mise en garde ! « Comment tu peux savoir que c'est un homme très bien ? Non et puis de toute façon je ne suis pas d'accord qu'elle le fréquente ! On ne sait rien de lui et qui sait qu'elle ne ferait pas une bêtise ? Comment tu peux être autant sûre de toi ? Elle serait bien capable de coucher avec lui en un claquement de doigt si il lui fait de beaux yeux doux car elle est tellement aveuglé par lui qu'il pourrait lui obtenir n'importe quoi ! » Je n'étais pas du genre paranoïaque mais combien d'adultes je n'avais pas entendu dire que leur enfant avait couché car ils s'étaient fait embobinés et que des fois des filles se retrouvaient avec un enfant dans les bras du jour au lendemain ? Cette peur me rongeait. Bon, j'avouais que je me comportais aussi comme un enfant. Je pouvais facilement dire : ce n'est pas moi c'est lui pour n'importe quelle bêtise que j'aurais commise. La preuve, j'accusais ma fille d'être la première à engendrer les disputes mais dans ma conscience je savais qu'elle n'était pas la seule fautive. « En effet ça semble irréel. » Elle n'avait pas tort : tous les soirs, où au moins quand je faisais acte de présence pour dîner, les disputes s’enchaînaient et on n'arrivait jamais au dessert sans la guerre.

Je n'aurais jamais cru qu'un jour j'allais devoir dé-pâtir de ma situation devant elle. A l'instant précis je me sentais comme devant un juge, dans un tribunal en train de plaider ma cause contre un crime. J'avais mal, terriblement mal car je me sentais coupable, non pas que de la tromperie, mais coupable de sa douleur. Elle avait encore une nouvelle fois raison : jamais je n'avais réussi à lui montrer mon affection ne serait-ce que par un baiser par-ci par-là. J'avais été ce que l'on pouvait appeler : un allergique des sentiments et des marques d'affection. Depuis mon enfance on m'avait toujours appris à cacher mes émotions et il fallait croire que ça marchait très bien, voir trop. La preuve, ma femme croyait que je ne l'aimais pas alors qu'au fond de moi je l'aimais éperdument mais ça je m'en étais toujours caché. J'avais honte, terriblement honte. J'étais en colère contre moi-même car j'avais commis la pire bêtise au monde : tromper. Je ne pouvais pas revenir en arrière, et si je pouvais j'irai dans le passé pour me donner une gifle à moi-même en m'insultant de tous les mots. Quand je la regardais à cet instant précis je ressentais sa souffrance. J'avais mal et je n'arrivais pas à trouver ce que je pouvais dire. J'avais envie de la prendre dans mes bras. Qu'est ce qui m'en empêchait ? Le fait que j'allais sans doute me prendre une gifle et aussi le fait que je n'arrivais jamais à exprimer mon affection. Je restais silencieux fasse à ses propos comme un accusé face aux condamnations. Je me sentais petit, terriblement petit. Je l'avais prié de ne pas mettre Kate au courant, déjà rien que pour son équilibre – si équilibre y avait – et aussi car je ne voulais pas qu'elle me déteste. Justement, Sarah précis qu'elle ne dirait rien pour ne pas qu'elle me déteste vraiment. Outch. C'était un coup de poignard que je n'avais pas vu venir mais je le méritais amplement. « Je le mérite d'être détesté. » On ne pourrait pas dire que je ne prenais pas compte de mon attitude, et aussi des peines que j'affligeais à tout le monde. J'étais réaliste, je n'étais pas une autruche. Dans cette cuisine, je me sentais comme étranger. J'encaissais les dires de ma femme, sans rien répondre par moment car je le savais que je le méritais. J'avais l'impression de me retrouver des années en arrière quand j'étais un petit garçon et que quand je cassais un vase je me faisais réprimander par ma mère. « Ne dis pas ça. » Fis-je quand elle me disait qu'elle était sans doute plus attirante. Si elle l'était, combien de fois n'avais-je pas eu le cœur qui battait plus vite quand je la regardais ? Elle était séduisante et la première fois que je l'avais rencontré j'en avais même eu le souffle coupé. « Je regrette tellement. Tu es séduisante et moi je suis un pauvre imbécile qui n'arrive même pas à dire ce qu'il ressent vraiment. » Je murmurais ces mots à la fin. Je ne savais pas quoi dire, je ne trouvais pas de mots assez forts pour expliquer ce que je ressentais. Je ne voulais pas qu'elle me quitte simplement, je savais que j'aurais du mal à qu'elle ait confiance de nouveau en moi. Elle reparlait de l'école comme si de rien n'était, je ne comprenais pas j'étais perdu. « Je crois que cette discussion pour ce soir est fini. » Fis-je en allant dans le salon en soufflant légèrement. J'étais secoué, très secoué.
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MessageSujet: Re: you need to understand ● charlie d.   you need to understand ● charlie d. EmptyMer 2 Jan - 9:07

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Des fois, tu te disais que quitter cette maison serait une bonne chose. Ou alors, enfermer Kate et Charlie à l’intérieur pendant plusieurs jours pour qu’ils puissent parler peut-être sans se crier dessus. C’était idiot comme tactique, cela ressemblait à quelque chose que l’on voyait dans les films mais bon, tu aimerais tant que moins de cris s’élèvent dans cette maison. Cependant, tu savais aussi que si tu n’étais pas là pour calmer le jeu et jouer à l’arbitre, les choses seraient peut-être encore pires entre ton mari et ta fille. Tu les aimais tous les deux profondément, tu avais toujours espéré qu’ils arrêteraient de se disputer au bout d’un moment mais tu devais bien comprendre que cela semblait désormais impossible. Tu savais que le seul moyen pour que Kate arrête ses crises c’était qu’elle fasse une école d’art. Elle ne demandait rien d’autre et ça Charlie le savait très bien. Tu savais qu’il la trouvait capricieuse, égoïste et immature mais ce n’était pas ton avis à toi. Oui, Kate avait fait des caprices au court de son enfance et de son adolescence mais qui n’en faisait pas ? Cependant, quand on lui disait non, elle capitulait et passait à autre chose parce que les caprices ne sont qu’éphémères et ils finissent par être oubliés. Cette histoire avec l’école d’art, c’était autre chose. Ces disputes duraient depuis plus de deux ans déjà et tu en avais marre. Tu voulais que Kate soit heureuse et tu voulais aussi qu’un jour vous puissiez tous les trois vous mettre autour d’une table et manger tranquillement ton plat de lasagnes sans avoir à se mettre à crier. Tu avais l’impression d’être le pion neutre dans une guerre qui ne se finirait jamais. Le voisin était venu s’immiscer dans votre conversation. Comment ? Tu ne le savais plus très bien mais ce qui importait c’était que Charlie comprenne que Kate avait l’âge de regarder des hommes torse nu. Ce n’était pas non plus un crime ! Tu aimais bien le voisin, son histoire était tragique et tu espérais qu’il serait heureux de nouveau un jour. Serais-tu heureuse de le voir avec Kate ? Franchement, tu ne t’étais pas posé la question. Tu comprenais l’inquiétude de Charlie, tous les pères ont ces inquiétudes là mais il fallait qu’il comprenne qu’il ne pourrait pas toujours contrôler la vie de Kate. Peut-être qu’il pouvait garder un œil sur le voisin mais Kate sortait souvent et devait connaître beaucoup d’autres garçons. Si ce n’était pas lui qui la touchait au final, ce serait un autre. Elle ne resterait pas vierge pour toujours et tu doutais qu’elle le reste jusqu’au mariage comme tu l’avais fait si religieusement. En même temps, à son âge tu te mariais à Charlie. « Comment tu peux savoir que c'est un homme très bien ? Non et puis de toute façon je ne suis pas d'accord qu'elle le fréquente ! On ne sait rien de lui et qui sait qu'elle ne ferait pas une bêtise ? Comment tu peux être autant sûre de toi ? Elle serait bien capable de coucher avec lui en un claquement de doigt si il lui fait de beaux yeux doux car elle est tellement aveuglé par lui qu'il pourrait lui obtenir n'importe quoi ! » Peut-être que lui ne le connaissait pas, mais il ne pouvait pas dire la même chose pour toi. Tu connaissais le voisin assez pour lui faire un petit peu confiance. Il avait perdu sa femme quelques années plus tôt et cela le travaillait encore. Tu avais bien vu que Kate était loin de le laisser indifférent mais tu faisais confiance à son âge et à son intelligence pour ne pas jouer de tours pour la mettre dans son lit. Ca tu avais du mal à l’imaginer surtout que Charlie avait dû déjà lui payer une petite visite et Guillaume n’était pas un fou. « Parle pour toi Charlie parce que figure toi que moi je le connais plutôt bien le voisin et c’est une personne charmante qui a beaucoup souffert dans le passé. Je comprends tes craintes, on les a tous en tant que parents mais tu ne pourras jamais tous les éloigner de Kate. Si ce n’est pas Guillaume, ce sera un ami de l’université ou quelqu’un d’autre, Kate ne pourra pas rester vierge toute sa vie. Il nous reste juste à espérer que nous l’avons assez bien élevée pour qu’elle fasse les bons choix. » Toi tu lui faisais confiance. Et puis si Kate faisait une erreur un jour, ce n’était pas la fin du monde non plus, elle apprendrait de cette erreur et en sortirait grandis. Même si Charlie avait peur qu’elle se laisse embobiner, il fallait qu’il voit qu’il ne pourra pas l’en empêcher, il devra se contenter de la récupérer le lendemain matin et de calmer ses excès de violence. Tu avais ensuite confié à Charlie que tu aimerais énormément passer des repas au calme, tranquillement sans dispute et il fut d’accord avec toi sur ce point là : « En effet ça semble irréel. »

Tu avais ensuite mis Charlie devant le fait accomplit. Tu connaissais son horrible secret, celui qu’il voulait sans doute garder pour lui jusqu’à la fin des temps. Et pourtant, toi tu le connaissais, tu avais vu qu’il t’avait trompé et c’était peut-être ça le pire, de l’avoir vu. La vérité ne fait pas toujours du bien, le mensonge peut des fois être la bonne solution. Tu voulais que Charlie se sente coupable, c’était réussi pour le coup. Tu pouvais le voir devant tes yeux. Et lui pouvait voir à quel point tu étais blessée parce que même si tu ne pleurais pas, cela s’entendait dans ta voix, cela se voyait certainement dans tes gestes. Tu lui en voulais, c’était certain mais tu lui en voulais surtout parce qu’il t’avait montré par ce geste que malgré tous tes efforts pour te faire aimer, cela ne marchait pas. Et tu le détestais parce que même après ce geste, il restait toujours cher à ton cœur, bien trop cher à ton cœur et c’était pour ça et pour pleins d’autres choses qu’il était hors de question que tu demandes le divorce. Ce n’était pas que tu ne pouvais pas t’assurer seule, c’était plutôt que malgré tout, tu voulais que vous restiez une famille et tu savais que Kate avait besoin de toi pour échapper à ces études d’édition et tu ne pouvais pas la laisser tomber, pas à elle. Tu ne dirais rien à Kate bien entendu, tu avais juste dis ça pour lui faire peur mais tu ne comptais rien lui dire. Ils avaient déjà assez de différents avec Charlie pour que tu en rajoute. « Je le mérite d'être détesté. » Oui, il avait raison, il le méritait et pourtant, tu étais bien incapable de le détester. Alors pourquoi ? Non, toi tu continuais à l’aimer parce que de toute manière, il avait ton cœur pour toujours et ça ne changerait jamais. « Peut-être mais l’amour est plus fort que la haine et il semblerait que pour moi ce soit impossible de te détester. » Par contre, tu lui en voulais mais ce sentiment n’avait rien à voir avec la haine donc c’était complètement autre chose pour le coup. Tu n’avais pu t’empêcher de lui faire sentir tes regrets, de lui faire comprendre ce qui te blessait le plus. A trente huit ans, tu n’avais pas l’impression d’être une vieille chaussette encore mais bon, peut-être que tu ne faisais plus le poids devant les jeunettes de vingt ans. « Ne dis pas ça. Je regrette tellement. Tu es séduisante et moi je suis un pauvre imbécile qui n'arrive même pas à dire ce qu'il ressent vraiment. » Ce qu’il ressentait vraiment ? De quoi parlait-il ? Tu n’en avais aucune idée et tu n’étais pas certaine de vouloir savoir là de suite. Charlie ne t’avait que très peu de fois montré une quelconque affection et tout le reste, tu avais dû le deviner ou l’imaginer parce que les mots d’amour s’étaient faits plus que rares dans votre mariage. « Garde une seule chose en tête Charlie. Je t’aime et je t’aimerais certainement pour toujours. Je n’ai pas peur de le dire, c’est la pure vérité. Je pouvais survivre sans marque d’affection toutes les cinq minutes mais te voir avec cette jeunette m’a fait tout remettre en question. » Tu avais voulu ensuite revenir sur le sujet de l’école mais tu voyais bien que ton mari était loin lui, très loin même de ce sujet et de cette cuisine. Il était bouleversé et tu espérais que Kate allait rester dans sa chambre ce soir parce qu’une nouvelle dispute ne viendrait pas au bon moment. « Je crois que cette discussion pour ce soir est fini. » Tu le laissais partir dans le salon et tu entendis le bip du four retentir. Attrapant des torchons, tu sortis le plat de lasagnes. Attrapant une assiette, tu en découpais une part et prenait des couverts ainsi qu’un verre d’eau. Tu traversais le salon et montait dans la chambre de Kate, de toute manière, c’était ça où elle ne mangerait pas …


THE END
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